Kent Hughes est en panique... mais sa porte de sortie s'appelle-t-elle Jason Robertson?
Depuis que les rumeurs entourant le sniper ont pris de l’ampleur, une question revient constamment.
Pourquoi Kent Hughes continue-t-il de chercher le joueur parfait via transaction alors qu’une autre avenue pourrait s’offrir à lui?
Selon ce qui circule présentement autour de la LNH, plusieurs équipes surveillent attentivement le dossier Robertson. Si aucune entente n’est conclue avec Dallas d'ici le 1er juillet, au moins une offre hostile sera déposée selon informations de TSN et Sportsnet.
Ottawa aurait déjà tenté de mesurer le terrain.
On parle d’un contrat pouvant atteindre 14 millions de dollars par saison.
Le problème?
Jason Robertson ne voudrait rien savoir des Sénateurs.
L’argent ne règle pas tout.
Le marché compte.
Surtout, l’environnement est primordial. Ottawa est une ville ennuyeuse avec le pire amphithéâtre de la LNH qui se retrouve à 45 minutes du centre-ville et les fans des Sens n'int aucun swag.
Sans oublier que les chances de gagner font foi de tout.
Montréal deient donc intéressant.
Le Canadien n’est plus l’équipe en reconstruction d’il y a trois ou quatre ans.
Ivan Demidov représente l’un des espoirs les plus électrisants du hockey et c'est un rêve de jouer à ses côtés.
Si Kent Hughes croit réellement que son équipe est prête à franchir une autre étape, la réflexion mérite d’être faite.
Alors que cela a été rendu public que Robertson ne voulait rien savoir d'Ottawa, rien n'a été publié au sujet d'un sentiment négatif envers Montréal.
Quatre choix de première ronde via offre hostile représentent un prix énorme.
Personne ne va prétendre le contraire.
Mais combien vaut un marqueur de 45 buts dans la LNH moderne?
Combien vaut un attaquant capable de produire près de 100 points?
Combien vaut un joueur qui n’a que 26 ans?
La réponse risque d’être beaucoup plus élevée que quatre choix de fin de 1tre ronde dont aucun ne garantit l’arrivée d’un joueur de ce calibre.
Le débat devient encore plus intéressant lorsqu’on regarde les autres options.
Steve Yzerman demanderait Michael Hage, Kaiden Guhle et un choix de première ronde pour Dylan Larkin.
Anaheim exige Kaiden guhle et le 28e choix au total au minimum pour Mason McTavish, un centre rempli de drapeaux rouges.
Seattle ne donnera jamais Matthew Beniers gratuitement.
À un certain moment, tous les chemins mènent vers le même constat.
Pour obtenir un joueur d’impact, il faut payer.
La différence est dans la façon de payer.
Dans un scénario impliquant Robertson, Kent Hughes conserverait Michael Hage, Kaiden Guhle, David Reinbacher et toute sa banque d’espoirs.
Il pourrait même les utiliser pour un centre top-6 s'il ne veut pas qu'Ivan Demidov joue au centre.
Le coût serait quatre choix de première ronde qui risquent d’être loin dans le futur si le Canadien devient une puissance.
Imaginez Ivan Demidov au centre et Jason Robertson à son aile.
Ou imaginez que le CH obtienne Robertson, puis sacrifie ensuite les Guhle, Zharovsky ou Hage de ce monde pour McTavish ou Larkin.
Imaginez Nick Suzuki affrontant les meilleurs trios adverses pendant que Robertson et Demidov profitent des confrontations plus favorables.
Soudainement, le Canadien ne parle plus simplement de participer aux séries ou de se faire exploser en finale de l'est.
Le Canadien parle de gagner la Coupe Stanley.
Le contrat ferait mal.
Quatorze millions par saison, c’est énorme.
La structure salariale serait chamboulée.
Les prochaines négociations deviendraient plus compliquées.
Mais les joueurs capables de marquer 45 buts ne deviennent presque jamais disponibles.
Et lorsqu’ils le deviennent, les occasions sont... la chance d'une vie...
La question n’est donc peut-être pas de savoir si Robertson vaut 14 millions de dollars.
La vraie question est de savoir si Kent Hughes est prêt à utiliser un outil que les directeurs généraux évitent depuis des années.
L’offre hostile.
Une arme rarement utilisée.
Une arme controversée.
Une arme qui pourrait toutefois transformer instantanément le Canadien de Montréal en prétendant sérieux.
Dallas tarde à régler le dossier?
À Kent Hughes d'habiter ses bijoux de famille...
