Transaction Montréal-Détroit-Boston: un rejet public sans précédent

Transaction Montréal-Détroit-Boston: un rejet public sans précédent

David Garel
Le 2026-08-15

Le dossier Dylan Larkin vient de prendre une tournure cinglante.

Bon, tout le monde le sait depuis des lunes. Le capitaine des Red Wings de Detroit veut quitter l’organisation, son agent a déjà avisé Steve Yzerman de ses intentions et le joueur a fourni une liste d’équipes auxquelles il accepterait d’être échangé.

Le problème est que seul le Minnesota est toujours intéressé à lui. Vegas et la Floride ( les deux autres équipes sur sa liste ont fermé la porte).

Selon ce qui circule actuellement, Boston ne ferait pas partie de cette liste. Pire encore, Larkin ne veut rien savoir des Bruins et pensent qu'ils ne seront jamais un prétendant à la Coupe Stanley dans un avenir rapproché.

Les Bruins peuvent donc avoir tous les arguments du monde pour convaincre Detroit, ils peuvent avoir les choix, les espoirs et les joueurs nécessaires pour monter une transaction spectaculaire : si Larkin dit non à Boston, Don Sweeney ne peut tout simplement pas le forcer à enfiler le chandail noir et or.

Voilà une histoire aussi savoureuse pour Montréal et ses fans qui détestent les Bruins depuis la nuit des temps.

Boston représente pourtant presque exactement le genre d’équipe qu’on imaginerait capable d’attirer un joueur comme Larkin.

Une franchise originale de la LNH, une énorme tradition, David Pastrnak, Charlie McAvoy, Jeremy Swayman, une pression permanente pour gagner et surtout un besoin criant au centre.

Les Bruins ont Pavel Zacha, Elias Lindholm, Fraser Minten et Sean Kuraly dans leur groupe actuel, mais ajouter un véritable centre numéro un de 30 ans qui vient de connaître une saison de 34 buts et 67 points changerait complètement la dynamique de cette formation.

Imaginez Larkin avec Pastrnak à ses côtés : la combinaison serait immédiatement l’une des plus dangereuses de la division Atlantique.

Pavel Zacha sera évidemment offert à Détroit avec des choix de 1re ronde et des espoirs, mais Larkin ne veut rien savoir.

C’est un rejet public qui fait énormément parler.

Montréal ne fait toujours pas partie de la liste de Larkin. Mais jamais l'attaquant a rejeté publiquement le CH comme il l'a fait avec les Bruins.

Le Canadien le surveille toujours, mais refuse toujours d'inclure Michael Hage dans la transaction.

Le CH est prêt à inclure Alexander Zharovsky, deux choix de 1re ronde et un espoir comme Bryce Pickford, mais les Wings veulent absolument un centre établi ou un futur centre vedette dans la transaction.

Même si Zharovsky joue parfois au centre dans la KHL, cela ne semble pas suffisant pour les Wings.

Les Red Wings sont mal pris par contre, car aucune équipe ne veut envoyer un centre établi vedette pour Larkin, même si on parle d'un joueur capable de transporter la rondelle, de gagner de la vitesse en zone neutre, de créer lui-même de l’offensive et de jouer dans toutes les situations.

Il vient de récolter 67 points en 74 matchs, possède maintenant 643 points en 808 rencontres dans la LNH et son contrat de 8,7 millions $ par saison jusqu’en 2030-2031 lui donne une sécurité à long terme.

Mais plus l'été avance, plus les Wings pourraient se laisser tenter par Zharovsky.

Et le détail qui pourrait toutefois changer complètement la lecture montréalaise du dossier est beaucoup plus personnel : Larkin connaît Cole Caufield.

Les deux joueurs ont passé du temps ensemble au cours de l’été. Ils se connaissent. Ils ont partagé des moments à l’extérieur de la glace (voir la suite de l'article après la photo).

Et contrairement à Boston, où rien ne semble indiquer que Larkin ait développé le même genre de proximité avec les joueurs de l’organisation, Montréal n’est donc pas nécessairement un environnement complètement étranger pour lui.

Le rejet de Boston prend une autre dimension.

Si Dylan Larkin est prêt à dire non aux Bruins, qu’est-ce qui lui ferait dire oui au Canadien, le pire ennemi des Bruins?

La question mérite d’être posée.

Cole Caufield a peut-être la réponse.