Le nom de Zachary Bolduc commence sérieusement à faire le tour de la Ligue nationale. Et plus les jours passent, plus il devient évident que plusieurs organisations voient encore en lui un joueur dont le véritable potentiel n’a jamais été pleinement exploité.
C’est rarement bon signe lorsque le nom d'un jeune attaquant acquis à grands frais (Logan Mailloux va devenir un stud) circule aussi rapidement et devienne un sujet de discussion dans les bureaux des directeurs généraux. Surtout lorsqu’il n’a même pas encore eu le temps de véritablement s’installer dans sa nouvelle organisation.
Honte à Martin St-Louis d'en avoir fait un plombier de soutien sans jamais lui avoir donné la chance de jouer avec Ivan Demidov sur le top-6.
Cette fois, c’est Vancouver qui revient avec insistance dans le portrait. Selon le journaliste Rick Dhaliwal, toujours extrêmement bien branché chez les Canucks, le nom de Bolduc fait partie des profils qui plaisent énormément à l’organisation britanno-colombienne.
Ce n’est pas un hasard. Vancouver cherche à rajeunir certains secteurs de son attaque tout en remplaçant l’énergie et l’intensité laissées par le départ de Kiefer Sherwood.
Les Canucks veulent un joueur capable de contribuer immédiatement, mais dont les meilleures années sont encore devant lui. Bolduc répond parfaitement à cette description. Son parcours dans l’Association de l’Ouest, son coup de patin, son tir et son potentiel offensif sont déjà bien connus de l’état-major de Vancouver.
Tout le monde se rappelle du Bolduc en feu chez les Blues de St-Louis, alors qu'il jouait avec Robert Thomas sur la première unité d'avantage numérique.
Martin St-Louis ne l'a jamais respecté en tant qu'homme, encore moins en tant que joueur de la LNH qui avait besoin de la confiance de son coach après une transaction Montréal-St Louis qui avait affecté Bolduc mentalement.
Toujours est-il que le Québecois est dans le viseur de Vancouver,
Le dossier Jake DeBrusk ajoute une autre couche à cette saga. Depuis plusieurs semaines, son nom revient constamment dans les rumeurs entourant le Canadien de Montréal.
À 29 ans, l’ailier de 6 pieds 1 pouce et près de 200 livres est reconnu pour son intensité, son échec avant agressif et sa capacité à élever son jeu lors des matchs importants.
Ce n’est peut-être pas un marqueur de 40 buts, mais il produit avec une remarquable constance, flirtant année après année avec le plateau des 25 buts tout en étant capable d’évoluer sur les deux premiers trios. Sa polyvalence constitue l’un de ses plus grands atouts. Il peut jouer à gauche comme à droite, contribuer à l’avantage numérique, tuer des pénalités au besoin et affronter les meilleurs trios adverses sans ralentir le rythme offensif de son équipe.
Son style nord-sud, son implication physique et sa volonté de foncer au filet cadrent parfaitement avec ce que recherche le Canadien pour entourer Ivan Demidov.
Dans une LNH où les gros attaquants capables de marquer tout en jouant avec intensité coûtent désormais une fortune, son contrat de 5,5 millions de dollars jusqu’en 2031 risque de devenir une véritable aubaine avec l’augmentation du plafond salarial.
Si Kent Hughes cherche un ailier capable d’aider immédiatement son top-6 sans compromettre l’avenir financier de son équipe, DeBrusk coche pratiquement toutes les cases.
Vancouver cherche différentes façons de remodeler sa formation et les discussions ne se limitent plus à un simple échange impliquant un vétéran contre des choix au repêchage.
Les Canucks veulent des joueurs capables d’intégrer leur alignement rapidement. Ils demandent un jeune attaquant ou un jeune défenseur possédant déjà une valeur importante à travers la Ligue nationale.
C’est précisément pour cette raison que le nom de Bolduc circule autant. Lorsqu’une équipe cherche à obtenir de la jeunesse de qualité, il est impossible d’ignorer un attaquant de 23 ans qui possède encore une marge de progression aussi importante.
Reste qu'on voit mal le CH échanger Boludc (23 ans) pour Debrusk (30 ans en octobre), même si le CH est intéressé au vétéran depuis longtemps.
Kent Hughes a aussi Brock Boeser dans le viseur. L’ailier droit de 6 pieds 1 pouce et 208 livres possède exactement le profil que recherche le Canadien : un marqueur naturel capable de faire sauter la barre des 35 buts, doté d’un excellent lancer, d’un sens du jeu offensif très développé et d’une présence physique qui lui permet de gagner ses batailles le long des rampes.
Il est aussi âgé de 29 ans comme DeBrusk, mais il est encore en plein cœur de sa carrière (il va mieux vieillir que DeBrusk selon les recruteurs) et son contrat de 7,25 millions de dollars par saison jusqu'en 2032 apparaît de plus en plus avantageux dans une LNH où les salaires explosent.
Boeser a déjà démontré qu’il pouvait produire au rythme d’un attaquant de premier trio, flirtant avec les 80 points tout en étant une menace constante sur l’avantage numérique.
Ce n’est pas un joueur spectaculaire qui mise uniquement sur la vitesse; c’est un marqueur intelligent, patient avec la rondelle, capable de trouver les espaces libres et de punir la moindre erreur défensive. Avec un passeur de la trempe d’Ivan Demidov ou de Nick Suzuki, plusieurs recruteurs sont convaincus qu’il pourrait encore hausser sa production offensive.
Montréal cherche un véritable finisseur depuis des années, et Boeser représente probablement l’un des profils les plus complets actuellement disponibles sur le marché.
Mais Vancouver n’est pas seul. Selon nos informations, Columbus continue également de suivre le dossier avec beaucoup d’intérêt. Les Blue Jackets évaluent différents scénarios afin d’améliorer leur top-6 et le nom de Bolduc revient régulièrement dans les discussions impliquant Kirill Marchenko.
Bolduc est l'élément parfait à ajouter dans un "package deal".
Ce n’est pas un hasard si plusieurs organisations frappent à la même porte. Dans la LNH, lorsqu’un joueur attire simultanément l’attention de plusieurs directeurs généraux, c’est que sa valeur demeure extrêmement élevée, même si sa production n’a pas encore explosé.
Surtout, les DG de la LNH savent qu'il y a de la tension entre le clan Bolduc et le Canadien de Montréal pour sa prolongation de contrat.
Tout cela place Kent Hughes dans une position particulièrement délicate. D’un côté, le Canadien a payé un prix important pour mettre la main sur Bolduc. De l’autre, son nom est déjà suffisamment respecté ailleurs dans la Ligue pour devenir une pièce réclamée dans des négociations majeures.
Plus les discussions contractuelles s’étirent, plus cette valeur devient tentante pour les équipes qui cherchent un jeune joueur prêt à franchir un autre niveau. Chaque appel reçu par le Canadien risque désormais de commencer exactement de la même façon : « Et Zachary Bolduc, est-il disponible? »
Le Québécois veut 5 M$ par année. Le CH lui en offre 4 M$. On coupe la poire en deux à 4,5 M$... ou on échange le Québécois?
Le Canadien doit prendre une décision qui pourrait avoir des conséquences importantes sur la suite de sa reconstruction. Miser définitivement sur le potentiel de Bolduc même si Martin St-Louis le traite comme un moins que rien… ou profiter de la valeur considérable qu’il possède déjà sur le marché pour compléter une transaction d’envergure... même s'il est un talentueux Québécois qui rend fier notre province?
L'incertitude qui rend son dossier explosif à l’approche de la prochaine grande transaction de Kent Hughes.
Saga à suivre.
