Dan Milstein joue une partie d’échecs… et Montréal est devenu son meilleur allié.
Il y a des agents qui disparaissent complètement lorsqu’un dossier devient brûlant.
Et il y a Dan Milstein.
Depuis quelques jours, l’agent de Kirill Marchenko est partout.
Il répond à des comptes anonymes.
Il corrige des rumeurs qui n’auraient probablement jamais atteint un large public.

Il commente des montages générés par intelligence artificielle.

Il publie des messages énigmatiques.

Il confirme subtilement que Kirill Marchenko va coûter Alexander Zharovsky en faisant une blague sur les tarifs de Donald Trump.

Il savait très bien qu'en parlant de talent élite et d'un lourd prix à payer, tout le monde à Montréal allait parler de son client Zharovsky qui prendrait le chemin de Columvus,
Il répond qu’il n’a « rien à dire »… tout en continuant à parler.

À force de multiplier les interventions, une question finit par s’imposer.
Il sait parfaitement comment fonctionne l’écosystème médiatique moderne.
Il sait qu’à Montréal, chaque fois que le nom de Kirill Marchenko apparaît, l’histoire explose.
Chaque publication génère des centaines de commentaires.
Chaque échange est repris sur les sites de hockey.
Chaque réponse fait repartir la machine.
Et Milstein le sait.
Lorsqu’il répond à un compte sans crédibilité, il lui offre soudainement une visibilité immense.
Lorsqu’il écrit qu’il n’a « aucun commentaire », il crée malgré tout… un commentaire.
Lorsqu’il répond à une image truquée de Marchenko en uniforme du Canadien, il sait très bien que son intervention sera relayée partout.
Il connait la relation proche entre Marchenko et son autre client, Ivan Demidov, et il en profite à fond.
Il nourrit lui-même le cycle médiatique d'une transaction imminente.
Il sait que son client veut aboutir à Montréal et qu'à chaque fois qu'il publie quelque chose, les mots clés "Marchenko" et "Montréal" explosent sur les réseaux sociaux.
Chaque fois que l’attention semble retomber, Milstein trouve une façon de la relancer.
Un agent travaille toujours dans l’intérêt de son client.
Or, dans le cas de Marchenko, garder son nom au centre de toutes les conversations n’est peut-être pas une mauvaise stratégie.
Plus un joueur occupe l’espace médiatique, plus sa valeur perçue demeure élevée.
Plus les partisans parlent de lui, plus cela met de la pression sur le DG Don Waddell.
Et la folie de Montréal constitue une caisse de résonance extraordinaire.
Le Canadien est probablement l’équipe qui génère le plus de discussions dans toute la LNH.
Associer le nom de Marchenko à Montréal garantit pratiquement que chaque publication sera reprise, décortiquée et amplifiée.
Pendant ce temps, Columbus ne dit presque rien.
Kent Hughes garde le silence
Don Waddell clame que son client n'est pas à échanger.
Mais Dan Milstein, lui, continue d’alimenter la conversation.
Au point où il est devenu un personnage du feuilleton autant que son propre client.
Il n’a pas besoin d’annoncer quoi que ce soit.
Il lui suffit d’entretenir le mystère.
Parce que dans le hockey moderne, l’attention est devenue une forme de pouvoir
Et pour l’instant, Dan Milstein maîtrise cet art à la perfection.
