Signature à Montréal: Patrick Kane relance le rêve de Lane Hutson

Signature à Montréal: Patrick Kane relance le rêve de Lane Hutson

André Soueidan
Le 2026-07-04

Une vieille histoire refait surface au moment où plus personne ne l’attendait.

Patrick Kane est toujours sans contrat, le téléphone n’a pas encore sonné pour une nouvelle signature, et soudainement, plusieurs partisans du Canadien recommencent à faire le même calcul.

Pas uniquement en raison du CV du futur membre du Temple de la renommée.

Surtout à cause d’un jeune défenseur nommé Lane Hutson.

Quelques mois avant la fin de la dernière saison, Hutson avait ouvertement raconté qu’il avait grandi en regardant les Blackhawks remporter la Coupe Stanley.

Jonathan Toews, Duncan Keith… mais surtout Patrick Kane.

Il allait même jusqu’à dire qu’il était « probablement le plus grand partisan de Patrick Kane de tous les temps ».

Une déclaration qui avait fait sourire bien des amateurs.

Le plus beau dans cette histoire, c’est que l’admiration n’allait plus seulement dans un sens.

Lorsque Patrick Kane a appris tout le respect que lui portait Hutson, il n’a pas hésité à lui rendre la pareille.

Il a qualifié le jeune défenseur du Canadien de « joueur incroyable », affirmant qu’il allait suivre sa carrière pendant très longtemps.

Plus encore, Kane a expliqué que Hutson lui rappelait Quinn Hughes par sa mobilité, son contrôle de la rondelle et sa capacité à diriger le jeu.

Des paroles qui ont évidemment marqué les partisans montréalais.

Aujourd’hui, le décor est différent.

Patrick Kane est libre comme l’air.

Après une autre saison productive à Detroit, où il a récolté 57 points en seulement 67 matchs, il attend toujours son prochain contrat.

À 37 ans, il ne produit plus comme le joueur de 110 points qu’il était à Chicago, mais il demeure un fabricant de jeu redoutable.

Son utilisation le démontre aussi.

Plus de 17 minutes de temps de glace par rencontre et plus de trois minutes sur le jeu de puissance… les Red Wings continuaient de lui confier un rôle offensif important.

Les rumeurs les plus crédibles continuent d’envoyer Kane vers un retour à Detroit.

Buffalo revient aussi régulièrement dans les discussions, lui qui est originaire de cette ville.

D’autres équipes aspirantes pourraient également entrer dans la course plus tard cet été afin d’ajouter un vétéran capable de changer l’allure d’un avantage numérique.

Montréal ne fait pas partie de ces rumeurs.

Mais le lien existe malgré tout.

Kent Hughes cherche depuis des mois une façon d’ajouter du talent autour de son jeune noyau.

Lane Hutson transforme déjà la relance du Canadien. Pourtant, l’équipe manque encore d’un ailier capable de voir la glace comme peu de joueurs savent le faire.

Patrick Kane appartient encore à cette catégorie.

Même à 37 ans, il possède des mains élites, une vision unique et une capacité presque instinctive à ralentir le jeu lorsque tout le monde accélère.

C’est exactement le genre de profil qui pourrait rendre un joueur comme Demidov encore plus dangereux.

Deux cerveaux offensifs sur la même séquence… deux joueurs capables d’inventer une passe que personne n’avait vue venir… les entraîneurs adverses auraient certainement quelques nuits blanches à préparer leurs plans de match.

Le dossier demeure évidemment plus complexe qu’un simple rêve de partisan.

Martin St-Louis demande énormément d’engagement sans la rondelle.

Kane n’est plus le joueur explosif qu’il était à 25 ans et son rôle devrait être soigneusement géré.

Kent Hughes a aussi construit son projet autour d’un groupe jeune, rapide et appelé à grandir ensemble plutôt qu’en multipliant les signatures de vétérans.

Reste qu’une équipe ne vit pas uniquement de logique comptable.

Parfois, un joueur arrive au bon moment, dans le bon vestiaire, avec le bon rôle.

Kane n’aurait plus la responsabilité de porter une franchise sur ses épaules.

Il pourrait simplement utiliser son immense expérience pour accompagner une génération qui rêve maintenant de franchir la prochaine étape.

Et si, au passage, Lane Hutson avait l’occasion de partager le même vestiaire que le joueur qui lui a donné envie de tomber amoureux du hockey, personne ne pourrait nier la beauté de l’histoire.

Les probabilités pointent encore ailleurs.

Les rumeurs parlent davantage de Detroit, de Buffalo ou d’un autre prétendant à la Coupe Stanley.

Mais tant que Patrick Kane demeure sans contrat, Kent Hughes a au moins une raison de décrocher son téléphone.

Les partisans du Canadien, eux, continueront d’imaginer ce que pourrait donner un joueur de cette trempe aux côtés d’un noyau qui ne cesse de prendre de la maturité.

Parfois, les plus belles histoires commencent simplement par un appel.

À suivre…