Série Montréal-Buffalo: Jake Evans et Phil Danault le cauchemar des Sabres

Série Montréal-Buffalo: Jake Evans et Phil Danault le cauchemar des Sabres

Par David Garel le 2026-05-04

Le décor est planté, et il y a un message très clair qui sort déjà du vestiaire des Canadiens de Montréal avant même le début de la série contre les Sabres de Buffalo.

Un message qui passe par deux joueurs en particulier : Jake Evans et Phillip Danault.

Ouch. Dans une série où tout le monde parle des gros canons offensifs de Buffalo (Tage Thompson, Alex Tuch, Peyton Krebs), il y a un élément qui pourrait tout changer… et qui ne reçoit pas assez d’attention : les unités spéciales.

Et là-dessus, les Sabres arrivent avec un problème majeur.

Leur avantage numérique est catastrophique. Une seule réussite en 24 occasions contre les Bruins. Un taux de 4,2 %, parmi les pires vus en séries depuis des décennies.

Et ce n’est pas juste une mauvaise séquence passagère : ils ont terminé la saison régulière avec une séquence de 0 en 22. Ça fait des semaines que ça ne fonctionne pas.

Même Rasmus Dahlin l’a admis sans détour : ils doivent s’améliorer, et vite.

« Je ne pense pas que ce soit inquiétant, mais nous devons absolument nous améliorer. »

Lindy Ruff tente de calmer le jeu en parlant d’un groupe « jeune » qui manque de continuité et de répétitions ensemble, mais même lui admet qu’il faut « repartir de zéro » sur cette unité.

La blessure de Noah Ostlund pendant l'année a brisé le rythme, mais ça n’explique pas tout.

Parce qu’au final, même Tage Thompson le dit clairement :

« Si notre jeu de puissance commence à produire, ça va changer les matchs. »

Pendant que Buffalo cherche encore des réponses, Montréal arrive avec deux spécialistes pour détruire ce genre d’unités : Jake Evans et Phillip Danault.

Deux joueurs qui lisent le jeu plus vite que tout le monde, qui ferment les lignes de passe, qui étouffent le tempo et qui transforment chaque avantage numérique adverse en frustration.

Si Buffalo ne règle pas ce problème immédiatement, cette série ne se jouera pas seulement à cinq contre cinq… elle va se perdre directement sur leurs propres occasions manquées.

Parce que si Montréal a survécu au Lightning, c’est en grande partie grâce à son infériorité numérique et à ses joueurs de soutien. Evans et Danault ont été au cœur de ce triomphe.

Discipline, lectures défensives, bâtons dans les lignes de passe, capacité à casser le rythme adverse. Ce sont eux qui ont tenu la ligne dans les moments critiques.

Et face à une équipe qui n’arrive pas à capitaliser avec l’avantage d’un homme… ça devient une arme.

Buffalo domine à cinq contre cinq. Quinze buts dans cette situation contre Boston, parmi les meilleures équipes en séries à ce chapitre.

Leur attaque produit, leur transition est rapide, leur confiance est réelle. Mais dès que le jeu devient structuré, dès qu’il faut exécuter avec précision en avantage numérique… tout se désorganise.

Et Montréal, justement, excelle dans ce chaos contrôlé.

Ajoute à ça le fait que les Sabres sont une équipe jeune, avec seulement une poignée de joueurs ayant de l’expérience en séries, sans oublier la blessure de Noah Östlund, qui sera absent de la série contre Montréal.

Pendant ce temps, le Canadien arrive avec une identité claire.

Une équipe capable de fermer le jeu.

Une équipe capable de gagner sans dominer.

Une équipe qui vient de battre une machine expérimentée en s’ajustant constamment.

Même les confrontations en saison régulière montrent à quel point tout est serré : deux victoires de chaque côté, 13 buts à 13. Rien ne sépare vraiment ces deux équipes sur papier. Mais un détail ressort : Jakub Dobeš n’a jamais perdu contre Buffalo.

Et dans une série comme celle-là, les détails font toute la différence.

L’avantage numérique des Sabres n’est pas juste une faiblesse.

C’est une faille.

Et avec des joueurs comme Evans et Danault pour l’exploiter, le Canadien vient d’envoyer un message très clair :

Si Buffalo ne règle pas ça rapidement…

Cette série pourrait leur glisser entre les doigts.