Coup salaud sur la main de Noah Dobson: Brandon Hagel se cache comme un lâche

Coup salaud sur la main de Noah Dobson: Brandon Hagel se cache comme un lâche

Par David Garel le 2026-05-04

Le geste n’a pas fait la une partout.

Mais à Montréal, personne n’a oublié.

Parce qu’en plein cœur du match numéro 7, dans un moment où chaque détail compte, Brandon Hagel a posé un geste qui lève le coeur d'une province entière.

Sur une séquence près du filet de Jakub Dobeš, frustré de ne pas marquer, il s’est retourné vers Noah Dobson… et lui a asséné des coups directement à la main.

Pas n’importe quelle main.

Une main déjà fragilisée.

Une main qui revenait d’une fracture au pouce et qui n'est pas remise à cent pour cent.

Une main ciblée.

Et ça, ça ne trompe personne.

Quand, quelques heures plus tôt, Corey Perry parle de « viser là où ça fait mal », ce n’est plus une coïncidence quand on voit ce genre de séquence.

À Montréal, plusieurs ont immédiatement fait le lien. Et la réaction est claire : ça dépasse la simple intensité des séries. Ça devient vicieux.

Parce qu’on ne parle pas d’un contact de hockey.

On ne parle pas d’un geste dans le feu de l’action.

On parle de coups dirigés précisément vers une blessure connue.

Et le pire dans tout ça?

Aucune pénalité.

Rien.

La séquence passe.

Le jeu continue.

Comme si de rien n’était.

Après le match, Hagel refusé de répondre à la question, à savoir s'il avait tenté délibérément de blesser Dobson. Il s'est caché et a tenté de noyer le tout dans un discours de perdant :

« Je n’ai pas grand-chose à dire. On a dominé 99 % de cette rencontre. C’est frustrant, mais c’est la réalité du hockey. »

Voilà le ton d'un joueur lâche qui encaisse l’élimination… mais qui évite soigneusement le sujet.

Parce qu’il le sait.

Tout le monde l’a vu.

À Montréal, ce geste-là a laissé un goût amer. Un goût qui ne passe pas, même dans la victoire. Parce que gagner, c’est une chose. Mais voir un joueur tenter de s’attaquer à une blessure, ça, ça vient chercher autre chose.

Brandon Hagel n’en est pas à sa première controverse dans cette série. Depuis le début, il joue sur la ligne mince entre l'intensité et la saleté… et souvent, il la dépasse.

On l’a vu mettre Juraj Slafkovský K-O d'une solide droite, au point de le secouer, puis en rajouter derrière avec de la provocation.

Ce moment où il l’a nargué en lui lançant l’équivalent de « va te coucher », tout le monde s’en souvient.

Et pourtant, personne ne remet en question le joueur.

Six buts dans la série. Une présence de guerrier. Un attaquant capable de changer un match à lui seul. Sur la glace, c’est un joueur de très haut niveau. Mais dans sa tête, il n'a aucune classe.

Il y a une différence entre jouer dur et chercher à exploiter une blessure.

Et pendant que Hagel quitte pour jouer au golf, avec une élimination difficile à digérer, il reste une image.

Pas celle des six buts.

Celle des coups à la main.

Salaud un jour... salaud toujours...