La nouvelle a frappé le Québec de plein fouet. Patrick Roy va mal. Sa santé mentale serait affectée comme jamais.
Patrick Roy n'a pas seulement perdu son poste chez les Islanders de New York. Il a été congédié à quatre matchs de la fin alors qu'il avait donné son coeur et son âme à cette équipe moyenne et vieillissante.
Le timing du congédiement demeure incompréhensible pour bien des gens. Surtout venant du grand patron Mathieu Darche, qui clamait la semaine avant à quel point il aimait travailler avec Roy.
On commence à comprendre à quel point cette histoire aurait profondément ébranlé un homme qu’on croyait impossible à casser.
Depuis son départ brutal, Roy s’est fait extrêmement discret. Son nom a circulé ici et là pour quelques postes disponibles dans la LNH, certains évoquant même Edmonton ou Toronto comme destinations potentielles à long terme, mais concrètement, on n’a presque rien entendu de lui.
Aucun grand entretien. Aucun commentaire public. Aucun coup de gueule. Rien. Un silence presque inquiétant pour un homme aussi intense, aussi compétitif, aussi habité par le hockey.
Et voilà que Ray Cloutier a levé un coin du voile sur les ondes d’Énergie 98,9.
Un témoignage qui nous rend tristes.
Selon Cloutier, qui dit avoir obtenu des nouvelles « par personne interposée », Patrick Roy serait encore très affecté par ce qui lui est arrivé.
« Il se remet difficilement. Il a été ébranlé. Il ne s’attendait pas à ça », a raconté Cloutier.
Wow. On parle de Patrick Roy. Le compétiteur absolu. Le gars qui a survécu aux huées de Montréal, aux guerres médiatiques, aux critiques, aux tempêtes. Le gars qui s’est toujours relevé. Celui qui donnait l’impression que rien ne pouvait l’atteindre.
Et pourtant, selon les informations rapportées, même lui aurait encaissé cette décision comme une immense claque au visage.
« Même un gars solide comme lui n’attendait pas ça », a ajouté Cloutier.
Pendant toute l’année, le message envoyé publiquement par Mathieu Darche était clair. Il répétait à qui voulait l’entendre qu’il avait développé une belle relation avec Roy.
Il vantait son humilité. Son travail. Son implication. Son leadership. Il insistait sur le fait qu’ils travaillaient bien ensemble malgré le fait que Roy n’était pas son entraîneur à lui, puisqu’il avait été engagé auparavant par Lou Lamoriello.
Même quand les rumeurs commençaient à sortir, Darche continuait d’envoyer un message rassurant.
Alors forcément, quand le couperet tombe avec seulement quatre matchs à faire à la saison régulière, dans une lutte encore vivante pour les séries, ça ressemble à un coup reçu dans le dos.
Le témoignage de Cloutier devient encore plus troublant parce qu’il affirme clairement que Roy ne blâmerait pas Darche.
Pourquoi?
« C’est en haut de ça que ça s’est passé. »
Selon ce qui circule autour du dossier, la décision ne serait pas venue du directeur général lui-même.
Elle viendrait des propriétaires. Ça change tout.
Depuis le début, plusieurs voyaient Darche comme le grand architecte du congédiement. Le patron hockey. Celui qui avait décidé de sacrifier Roy pour aller chercher Peter DeBoer avant qu’un autre club le fasse. Celui qui avait perdu patience avec les systèmes défensifs déficients du coach québécois.
Mais si la pression venait d’en haut?
Si Darche avait reçu l’ordre d’agir de la part des propriétaires?
Alors une autre question surgit automatiquement : pourquoi ne pas avoir protégé Roy?
Darche n'a pas eu le guts de protéger son coach... devenu son ami? Quelle lâcheté.
Tu peux passer une saison entière à surpasser les attentes avec un club médiocre. Tu peux garder une équipe moyenne dans le portrait des séries plus longtemps que prévu. Tu peux composer avec un noyau vieillissant, une attaque limitée, une équipe dépendante du brio d’Ilya Sorokin.
Et malgré tout ça?
Tu peux être sacrifié du jour au lendemain.
Il faut le rappeler : les Islanders n’étaient pas supposés être là cette saison. Plusieurs experts les voyaient au fond du trou. Une attaque peu explosive. Une profondeur limitée. Une équipe construite entre deux époques.
Roy a réussi à maintenir le groupe à flot pendant des mois.
Oui, les dernières semaines étaient difficiles. Oui, l’équipe s’effondrait un peu défensivement. Oui, Sorokin semblait épuisé.
Mais congédier un entraîneur avec quatre matchs à faire alors que les séries étaient encore mathématiquement possibles?
C’est violent.
Mais ce qui rend la situation encore plus triste, c’est ce qui s’est passé ensuite.
Le changement n’a rien réglé.
DeBoer arrive.
Les Islanders s'effondrent et ratent les séries.
La fameuse étincelle n’est jamais venue. Et Roy, lui, reste avec les morceaux de son coeur brisé.
Selon Cloutier, il serait toujours en Floride à essayer de digérer ce qui s’est passé.
« Il lave sa piscine deux fois par jour. Il se remet. »
Ça sonne presque comme un homme qui essaie de se vider la tête. Selon Cloutier, sa santé mentale est bel et bien affectée.
On parle d'un compétiteur forcé d’arrêter.
Un homme habitué à vivre dans l’adrénaline du hockey qui se retrouve soudainement avec beaucoup trop de silence.
Ça explique sans doute pourquoi il ne sera pas au Centre Bell pour porter le flambeau durant les séries, comme plusieurs anciennes légendes du club.
Le public n'arrête pas de le demander pour venir porter le flambeau. Mais Roy ne veut rien savoir. Il ne veut pas se montrer faible face au Québec.
On nous dit qu'il aurait perdu énormément de poids depuis son congédiement.
L’image aurait pourtant été forte.
Patrick Roy. Le numéro 33. Une ovation monstre. Une thérapie émotionnelle avec Montréal.
Mais dans l’état actuel des choses?
Ce n'est pas le moment.
La blessure est réelle. Le sentiment d’injustice aussi.
On continue quand même de parler d’un retour éventuel dans la LNH. Cloutier lui-même n’écarte rien. Le feu compétitif est encore là. Il le sera toujours chez Roy.
Mais à 60 ans, après une claque de cette ampleur, on sent que c'est la fin.
Au find, cette histoire ne ressemble pas à un simple congédiement de hockey.
Ça ressemble à un homme qui s’est senti abandonné.
Quand même Patrick Roy, avec toute sa carapace, toute sa force, toute sa fierté, se retrouve ébranlé au point où des proches disent qu’il « se remet difficilement »…
Ça dit tout ce qu’il y a à savoir sur la violence de ce qu’il vient de vivre.
Honte à Mathieu Darche. On pensait qu'il avait une colonne vertébrale plus solide... et un coeur à la meilleure place...
