Dardage dans les bijoux de famille: Alex Texier commet l’irréparable

Dardage dans les bijoux de famille: Alex Texier commet l’irréparable

David Garel
Le 2026-05-23

Mais à quoi a pensé Alexandre Texier?

En fin de 2e période, Alexandre Texier s’est retrouvé au cœur d’une controverse énorme après un geste disgracieux envers K’Andre Miller,.

Le geste? Un dardage directement dans les bijoux de famille.

Ouch. Un spearing. Un vrai.

Un coup qui a plié Miller en deux, qui a immédiatement déclenché la colère des adversaires, mais surtout une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux.

Et le plus explosif dans toute cette histoire?

Aucune pénalité majeure.

Seulement un deux minutes.

Pas de cinq minutes.

Pas de "game misconduct."

Évidemment, ça n’a pas pris de temps avant que les anti-Canadiens explosent.

Sur X, Reddit, Facebook et partout ailleurs, ça criait au scandale.

« C’est un spearing automatique. »

« Si ça arrive à un joueur des Canadiens de Montréal, le Québec entier est en guerre. »

« Les Canadiens jouent salaud depuis le début des séries. »

Même les médias québécois étaient dégoûtés par le geste:

Certains demandent même une suspension.

Et là, soudainement, Montréal est devenue la méchante équipe.

Le narratif a complètement changé.

Pendant des semaines, les Canadiens de Montréal étaient l’équipe sympathique. Le petit club jeune, intense, sous-estimé. Le groupe attachant qui surprend tout le monde.

Mais depuis quelques matchs?

Pour plusieurs partisans adverses, le CH est devenu une équipe arrogante. Une équipe baveuse. Une équipe qui joue sur la ligne… et parfois au-delà.

Entre les émotions de Jakub Dobeš, les mêlées incessantes, les provocations, puis maintenant ce coup de bâton de Texier… le portrait commence à changer.

Surtout que Dobeš a été puni pour pour une 4e fois des séries ce soir en assénant un coup de bâton ou de bloqueur à Mark Jankowski.

Ils parlent d’un « dirty team ».

D’une équipe qui profiterait des faveurs arbitrales.

D’un club qui franchit parfois les limites sans payer le prix.

Mais voilà où le débat devient explosif.

À Montréal, plusieurs répondent exactement la même chose :

Bienvenue au hockey des séries.

Sérieusement : les séries éliminatoires n’ont jamais été propres.

Jamais.

Des doubles-échecs limites.

Des coups sournois.

Des cross-checks après le sifflet.

Des petits gestes cachés loin de la rondelle.

Ça fait partie de la réalité brutale du hockey de mai et juin.

Texier a-t-il dépassé cette ligne? Oui.

Miller a-t-il faké? Absolument oui.

Reste qu'une nouvelle réputation qui colle tranquillement aux Canadiens de Montréal : celle d’une équipe que le reste de la ligue commence à détester.

La vérité: on ne déteste jamais les équipes inoffensives.

On déteste celles qui gagnent.

Amen...