La réputation de Nikita Kucherov est tellement mauvaise à Montréal (et même partout dans la LNH) que le vestiaire du Lightning de Tampa Bay semble maintenant carrément en mission de relations publiques.
Et ce n’est pas juste à cause de 2021 et des insultes envers les partisans du Canadiens de Montréal.
Ce n’est pas juste à cause de son attitude arrogante sur la glace.
Depuis des années, des rumeurs circulent autour de lui, comme quoi il n’était pas toujours facile à vivre dans le vestiaire.
Qu’il était en froid avec certains coéquipiers.
Qu’il s’isolait.
Qu’il n’était pas aimé dans la chambre malgré son immense talent.
On a même entendu pendant longtemps que certains jeunes joueurs avaient peur de lui parler tellement il pouvait être intense ou impatient, voire colérique au point d'être violent dans ses gestes.
Et là, soudainement, depuis quelques jours, tout le vestiaire du Lightning semble réciter exactement le même message :
Nikita Kucherov est un “bon gars”.
Le timing nous pue au nez.
Parce qu’au moment où Montréal recommence à le détester massivement avec cette série extrêmement physique, Tampa Bay multiplie les témoignages positifs sur sa personnalité.
Yanni Gourde a pratiquement lancé une opération de défense publique.
« Je pense que les émotions étaient assez élevées pour tout le monde à ce moment-là. Ça ne représente pas la personne qu’il est. C’était juste un clip, ce n’est pas une vie entière. »
Oubliez 2021 quand Kucherov a insulté les fans du CH, alors qu'il était complètement ivre.
Oubliez le torse nu.
Oubliez la bière.
Oubliez les crachats envers Montréal.
Oubliez :
« Les fans à Montréal ont réagi comme s’ils venaient de gagner la Coupe Stanley. Vous plaisantez ? Leur finale était contre Vegas. »
Mais le problème, c’est que les gens n’oublient pas.
Et surtout, ils voient encore aujourd’hui exactement le même personnage sur la glace.
Un joueur qui adore provoquer, déranger et quii adore humilier l’adversaire.
Mardi encore, il frappait Josh Anderson par-derrière.
Il allait déranger Jakub Dobeš après les arrêts.
Il vendait des pénalités.
Il jouait encore exactement à la limite.
Et malgré ça, Tampa Bay insiste pour repeindre son image.
Gage Goncalves y est allé d’un plaidoyer presque excessif.
« C’est vraiment une excellente personne. »
« Il parle souvent de hockey, des jeux qu’on peut faire. »
« Il étudie notre sport sept jours sur sept, 24 heures sur 24. »
« Il n’est pas du genre à garder ses observations pour lui. Il te dit ce qu’il attend de toi et ce que tu dois faire pour connaître du succès. »
Même Corey Perry s’est lancé dans les fleurs.
« Il fait la passe dans sa tête avant même d’avoir reçu la rondelle. »
« Il est notre moteur. Quand il fonctionne, notre équipe fonctionne. »
Et évidemment, Jon Cooper est allé encore plus loin.
« Je ne crois pas que je vais un jour diriger un joueur aussi complet que lui. »
Puis la phrase la plus révélatrice :
« Ça ne le dérange pas d’être perçu comme le vilain. Je crois même que ça le propulse lorsque les gens sont contre lui ou veulent le voir échouer. »
Cette phrase-là résume tout.
Parce qu’au fond, même son entraîneur reconnaît indirectement ce que tout le monde pense déjà :
Kucherov adore être détesté.
Il aime provoquer.
Il aime le trouble.
Il aime entrer dans la tête des foules adverses.
Et plus Montréal le hait, plus il semble énergisé.
Mais ce qui rend la situation malaisante, c’est le ton presque défensif utilisé par ses coéquipiers.
Comme s’ils savaient que sa réputation est déjà complètement détruite à l’extérieur de Tampa.
Le public voit un joueur qui riait du Canadien avec une bière à la main.
Le public voit un gars qui refuse parfois des autographes à des enfants.
Le public voit un joueur arrogant qui semble toujours jouer avec une certaine méchanceté.
Le public voit un trou du c...
