Une ville entière qui retient son souffle… et qui choisit de répondre autrement. Pas avec de la colère, pas avec des huées… avec quelque chose de beaucoup plus rare en séries.
Le timing est délicat. Une défaite crève-cœur en prolongation, une séquence qui tourne en boucle depuis deux jours, un joueur pointé du doigt par tout le Québec.
Kirby Dach est devenu, malgré lui, le visage d’un moment que personne ne voulait revoir.
Et maintenant… le Centre Bell s’apprête à le revoir en chair et en os.
C’est là que tout peut basculer.
Parce que Georges Laraque, sur les ondes de BPM Sports, a lancé un appel qui tranche complètement avec l’ambiance habituelle des séries.
Pas un message de critique... mais une invitation claire à faire l’inverse.
« La pire affaire qui peut arriver, c’est que le monde le hue. »
On part un mouvement positif en vers Kirby Dach! pic.twitter.com/7LcwveLlkE
— BPM Sports (@BPMSportsRadio) April 23, 2026
Le ton est donné.
Au lieu de s’acharner, Laraque propose un mouvement.
Parce que dans un marché comme Montréal, l’énergie du Centre Bell peut soulever un joueur… ou le plomber encore plus profondément. Dans le cas de Dach, la marge est mince. La confiance, en ce moment, tient à peu de choses.
Au lieu d’en rajouter, Laraque propose autre chose. Un mouvement. Une direction différente.
« Kirby Dach, on t’aime. On te supporte. Quand tu embarques, on t’applaudit. On t’envoie de l’amour. »
Avec Gonzo et Ben, le message devient direct, personnel, presque intime. On ne parle plus d’analyse. On parle d’humain.
Et ça frappe.
Parce que ce n’est pas dans l’ADN habituel des séries à Montréal. Ici, la passion déborde. L’exigence est constante. Le public ne donne rien gratuitement. Mais là, on demande un effort collectif… celui d’accueillir plutôt que juger.
C’est loin d’être banal.
Un joueur qui sent la foule derrière lui change sa manière de jouer. Le rythme devient plus naturel. Les décisions viennent plus vite. Le jeu se simplifie. Et surtout… la peur de mal faire disparaît tranquillement.
« Il va sentir ça… et il va être un joueur transformé. »

Ce n’est pas une phrase lancée dans le vide. C’est une lecture du moment. Une compréhension de ce que vit un joueur dans ce genre de tempête.
Parce que Dach n’est pas un cas désespéré. Personne ne remet en question son talent. Ce qui est en jeu, c’est sa capacité à rebondir sous pression.
Et ça, aucun système de jeu ne peut le régler.
C’est là que le Centre Bell entre en scène.
Vendredi soir, ce ne sera pas juste un match de hockey. Ce sera un test d’ambiance. Une décision collective. Une direction que la foule va imposer dès les premières secondes.
Silence lourd… ou accueil bruyant.
Jugement… ou soutien.
Et dans une série aussi serrée, ce genre de détail peut faire basculer plus qu’on pense.
Parce que dans ce vestiaire-là, tout le monde regarde. Les jeunes, les vétérans, le personnel d’entraîneurs. La réaction envers Dach va envoyer un message clair à l’ensemble du groupe.
Tu fais partie de nous… ou tu es laissé à toi-même.
Ce n’est jamais dit ouvertement. Mais ça se ressent.
Laraque, lui, a choisi son camp. Il a décidé d’envoyer quelque chose de positif dans un moment où tout aurait pu basculer dans l’autre direction.
Et si la foule embarque… ça pourrait créer un moment marquant de cette série.
Un moment où Montréal ne s’est pas contenté de réagir… mais a choisi d’élever un des siens.
Le reste… ça va se jouer sur la glace.
AMEN
