Dany Dubé n’a pas simplement analysé les deux premiers matchs de la série entre les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay.
Il a donné une leçon de coaching publique à Martin St-Louis... au point de vouloir le remplacer derrièr ele banc du CH.
Le message est extrêmement clair : le système actuel du Canadien est en train de se faire démonter par Tampa Bay.
Ce qui frappe dans les propos de Dubé, c’est à quel point il est cinglant envers le coach du CH.
Il est... sans pitié...
Le trio de Anthony Cirelli est en train de manger vivant celui de Nick Suzuki à cinq contre cinq.
Et tous les trios du CH se font détruire devant nos yeux:

Selon Dubé, ce n’est pas juste une question de talent.
C’est une question de structure et de système.
Selon Dubé, le coaching de Martin St-Louis est déficient.
Et là où ça devient extrêmement malaisant pour Martin St-Louis, c’est que Dubé explique pratiquement en détail ce qu’il ferait différemment à sa place.
Premier coup de massue : les confrontations.
Dubé affirme carrément que si c’était lui, il utiliserait le trio de Jake Evans contre Cirelli en utilisant son dernier changement à Montréal.
Pourquoi?
Parce que l’unité d’Evans a été la meilleure du Canadien à cinq contre cinq dans les deux premiers matchs.
Pendant ce temps-là, Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovský se font complètement neutraliser.
Et Dubé va encore plus loin.
Il explique que le problème de Slafkovský devient majeur.
« Slaf » joue trop longtemps.
À partir de la deuxième période du match numéro 2, il passait plus d’une minute sur la glace par présence.
Pour Dubé, c’est totalement contre-productif.
Parce que le jeu de Slafkovský repose sur l’intensité physique.
Le jeu nord-sud.
Les mises en échec.
La pression constante.
Et quand ses présences s’éternisent?
« Il frappe moins, il est moins sur la rondelle et est plus facile à contrer. »
Dubé expose exactement ce qu’on voit présentement dans cette série : un Slafkovský qui semble perdre toute son efficacité au fil des présences.
Pendant ce temps, Tampa Bay fonctionne avec une précision chirurgicale.
Dubé sort même les chiffres.
Anthony Cirelli : 45 secondes par présence.
Brandon Hagel : 52 secondes.
Jake Guentzel : 53 secondes.
Tout est contrôlé.
Tout est structuré.
Tout est optimisé.
Et c’est exactement là où plusieurs commencent à dire que Jon Cooper est en train de complètement outcoacher Martin St-Louis.
Parce que Cooper ajuste ses trios au fil du match.
Cooper change le rythme.
Cooper contrôle les confrontations.
Pendant que du côté du Canadien, on al’impression que St-Louis regarde son premier trio se noyer sans intervenir.
Pire encore, il ne fait aucune modification à ses lignes pendant la partie, même si ses 4 trios se noient.
Dubé s’attaque aussi directement au jeu de Suzuki.
Et ça aussi, c’est rare.
Selon lui, le capitaine devient impatient contre la structure ultra hermétique du Lightning.
« On sent le capitaine impatient à certains moments, l’entraînant à trop garder la rondelle, ce qui le pousse à forcer le jeu. »
Résultat?
Des revirements.
Des séquences étirées en possession de rondelle, où le capitaine ne veut pas passer.
Encore plus de fatigue.
Et encore plus de domination du côté du Lightning.
Même Cole Caufield est visé.
Dubé affirme qu’il joue trop loin de ses coéquipiers.
« Une fois qu’il reçoit la rondelle, il n’a plus aucune option autour de lui. »
Ça, c’est pratiquement une destruction complète du fonctionnement offensif du premier trio.
Et ensuite arrive la partie la plus lourde.
Les solutions.
Parce que Dubé ne fait pas juste critiquer.
Il explique exactement ce qu’il ferait en remplacement de St-Louis.
Il veut revoir Oliver Kapanen avec Ivan Demidov.
Il veut sortir Kirby Dach.
Il veut insérer Joe Veleno.
Et pendant ce temps-là, Martin St-Louis continue de protéger Dach publiquement.
C’est là que la pression devient énorme sur les épaules du coach du CH.
Parce qu’on commence à entendre partout la même phrase :
Martin St-Louis a peur de prendre une décision.
« Martin a peur de prendre aucune décision. »
Cooper manipule les confrontations comme un vétéran des séries, St-Louis semble rester extrêmement fidèle à ses idées… même quand tout indique que ça ne fonctionne plus.
Le pire?
St-Louis arrive au Centre Bell avec le dernier changement.
Donc les excuses disparaissent.
S’il continue de se faire manger par Cirelli à domicile…
S’il continue de garder Dach malgré la tempête…
S’il refuse encore d’ajuster ses trios…
La pression autour de lui va exploser.
Et soudainement, la conversation ne sera plus seulement autour des erreurs des joueurs.
Elle va se déplacer directement derrière le banc.
Dubé vient d'exposer St-Louis devant tout le Québec. Pas pour rien que les deux hommes ne s'aiment pas la face.
