Réputation d'Alexandre Texier: son ancien coach sans pitié

Réputation d'Alexandre Texier: son ancien coach sans pitié

Par David Garel le 2026-04-23

Les propos de Renaud Lavoie reviennent aujourd’hui comme un boomerang brutal dans le dossier d’Alexandre Texier.

Quand il avait rapporté que le coach des Blues de St-Louis, Jim Montgomery, ne considérait pas Texier comme un joueur prêt à « payer le prix », plusieurs avaient sauté au plafond à Montréal.

On accusait Montgomery d’avoir humilié le Français à St-Louis. On disait que le problème venait du coach, de sa méthode, de son approche trop dure avec un joueur plus réservé, plus fragile mentalement. Mais aujourd’hui, avec ce qu’on voit depuis le début des séries, on réalise que le coach des Blues... avait raison...

On commence à comprendre ce que Montgomery essayait de sortir du Français mou. Et surtout, ce qu’il n’a jamais réussi à obtenir.

Le problème avec Texier n’a jamais été son talent. Le gars voit le jeu, patine bien, possède des mains rapides et une intelligence offensive évidente.

Pendant quelques semaines avec les Canadiens de Montréal, il avait même donné l’impression d’être la trouvaille de l’année pour Kent Hughes.

8 buts, 20 points en 43 matchs, un tour du chapeau, des séquences électrisantes avec Nick Suzuki et Cole Caufield, un contrat de deux ans à 2,5 millions par saison, le Centre Bell qui scandait son nom… tout allait trop vite. Beaucoup trop vite.

Mais dès que le hockey est devenu plus lourd, plus physique, plus sale, la réalité a commencé à rattraper tout le monde.

Texier retombe encore dans les mêmes travers qu’à Saint-Louis. Il joue en périphérie. Il évite les zones dangereuses. Il donne parfois l’impression d’attendre que le jeu arrive à lui au lieu d’aller le provoquer lui-même.

Dans une séries sanglante contre le Lightning, où chaque présence devient une bataille de tranchées, ce détail devient immense.

C’est exactement ce que Montgomery reprochait indirectement à Texier. Pas son talent. Son incapacité à survivre dans un hockey de confrontation.

Oui, en entraînement, il est spectaculaire.

Oui, il est capable de sortir une feinte complètement ridicule en fusillade, de faire lever l’aréna avec ses mains et son talent naturel.

Mais dans la LNH, surtout quand les séries approchent, les coachs regardent autre chose. Ils regardent qui va gagner une bataille le long des bandes, qui va accepter de recevoir une mise en échec pour compléter un jeu, qui va foncer dans le trafic quand ça fait mal.

Un joueur peut être magnifique dans un contexte sans pression, dans un entraînement ou un concours d’habiletés, mais si tout disparaît quand le hockey devient lourd et physique, ça devient rapidement ce que plusieurs appellent un « joueur de parc » : spectaculaire quand l’espace est ouvert, beaucoup moins utile quand la guerre commence vraiment.

En bref, le coach traitait Texier de lâche. Il rapportait simplement la perception interne d’un entraîneur qui n’était plus capable de lui faire confiance dans les matchs difficiles.

À l’époque, plusieurs avaient préféré transformer ça en attaque personnelle. Aujourd’hui, avec Texier encore relégué loin du top-6 malgré des blessures et malgré des ouvertures évidentes dans l’alignement, la question devient impossible à ignorer.

Pourquoi Martin St-Louis l,envoie avec Ivan Demidov et alex Newhook pour faire la ligne la plus soft de la LNH?

Pourquoi un joueur signé pour deux ans et 2,5 millions se retrouve-t-il encore à jouer comme s'il avait peur de se casser un ongle?

Parce que le hockey de séries approche. Parce que les entraîneurs veulent des joueurs capables de gagner des batailles physiques. Parce qu’un talent offensif seul ne suffit plus rendu au mois d’avril.

Et le plus cruel dans tout ça, c’est qu’on sent que Texier essaie. On sent qu’il veut bien faire. Mais on sent aussi toute la fragilité derrière son jeu.

Chaque erreur semble le faire reculer mentalement. Chaque mise en échec semble le vider un peu plus de sa confiance. C’est un joueur émotif, sensible, qui fonctionne énormément à la confiance et au contexte humain autour de lui.

Mais la LNH est une ligue impitoyable.

Et en ce moment, la conclusion devient extrêmement dure pour le clan Texier : Jim Montgomery avait raison sur toute la ligne.

Alexandre Texier est trop mou, trop peureux, trop "soft"... pour être un joueur régulier dans la LNH...