Rencontre téléphonique entre Martin St-Louis et Chris Kreider: Boston rit du coach du CH

Rencontre téléphonique entre Martin St-Louis et Chris Kreider: Boston rit du coach du CH

David Garel
Le 2026-09-10

Pendant que Martin St-Louis a décroché son téléphone pour tenter de convaincre Chris Kreider de venir à Montréal, à Boston, on a décidé que l’affaire est réglée.

Les Bruins regardent la situation avec un petit sourire en coin, comme si le Canadien était simplement venu participer à une course qu’il ne pourra jamais gagner. Et honnêtement, difficile de ne pas comprendre pourquoi Boston se permet de rire un peu de Montréal dans ce dossier.

Parce que Chris Kreider, ce n’est pas simplement un joueur qui vient du Massachusetts. C’est un gars de Boston.

Il est né à Boxford, une petite municipalité située au nord de Boston. Il a grandi dans le coin. Il a ensuite joué son hockey universitaire à Boston College.

Bref, si Kreider veut revenir à la maison, les Bruins ont exactement l’argument que Montréal ne pourra jamais avoir : « Viens jouer pour l’équipe de ton enfance, près de ta famille, dans ton coin. »

Et pendant ce temps-là, à Montréal…

Martin St-Louis décroche le téléphone.

« Chris, viens à Montréal… »

C’est probablement cette partie qui fait le plus rire les gens à Boston.

Imaginez la scène.

Martin St-Louis, ancien coéquipier de Kreider à New York, tente de le convaincre de venir jouer pour le Canadien. Il lui parle de Montréal, du Centre Bell, de la passion des partisans, du projet de l’équipe, des jeunes joueurs, de l’avenir du Canadien.

Et à l’autre bout du téléphone, Kreider pourrait très bien répondre :

« Marty, c’est super… mais Boston est à côté de chez moi et les Québécois me détestent depuis que j'ai brisé la carrière de Carey Price. »

Ouch.

St-Louis possède pourtant de solides arguments. Il connaît Kreider personnellement. Il a joué avec lui. Il connaît son caractère. Il sait ce qu’il peut apporter à une équipe. Jeff Gorton le connaît également depuis ses années à New York. Le préparateur physique Jim Ramsay le connaît. Montréal lui présente donc une organisation synonyme de 2e maison.

Mais Boston possède quelque chose de beaucoup plus puissant.

La vraie maison.

Les rumeurs entourant les Bruins prennent de l’ampleur, et Elliotte Friedman a lui-même expliqué que Boston était une destination logique pour Kreider.

Mais voilà le petit problème des Bruins.

Si le critère numéro un de Kreider est de maximiser ses chances de gagner la Coupe Stanley, Boston n’est certainement pas la destination la plus évidente.

Les Bruins ne sont pas une puissance et sont à des années lumières de la Coupe.

Montréal est prétendant.

St-Louis pensait convaincre son ancien compagnon de route de venir aider le Canadien justement pour cette raison.

Mais selon les médias de Boston, le Canadien a perdu la bataille contre une équipe située pratiquement dans la cour arrière du joueur.

Martin St-Louis, lui, n'abandonne pas.

« Tu sais exactement comment je travaille. Tu sais ce que je demande à mes joueurs. Tu sais ce que Montréal représente dans le hockey. » lui aurait dit son grand chum.

Mais Boston peut répondre avec quelque chose que même Marty ne peut pas fabriquer.

La proximité avec la famille.

Kreider a pratiquement toutes les cartes en main.

En attendant, Martin St-Louis se fait rire de lui à Boston.

Pas pour rien qu'on déteste les Bruins au Québec.

Plus arrogants qu'eux... impossible...