Propos dévastateurs: le rêve de Florian Xhekaj anéanti par Martin St-Louis
Martin St-Louis et Florian Xhekaj. Photos: Capture d'écran, TVA Sports

Propos dévastateurs: le rêve de Florian Xhekaj anéanti par Martin St-Louis

David Garel
Le 2026-09-23

Florian Xhekaj connaît un excellent camp d’entraînement. Josh Anderson l’a même reconnu : le jeune attaquant fait tout ce qu’il peut pour se démarquer sur la patinoire, il rend la vie difficile aux dirigeants du Canadien et il leur donne exactement le genre de problème qu’ils voulaient avoir en lui donnant une véritable chance au camp.

Mais voilà le problème.

Un bon camp n’est pas suffisant.

C’est Martin St-Louis lui-même qui vient de le confirmer, et honnêtement, le choix des mots est assez cinglant.

On se demande même si quelqu’un aurait osé dire la même chose à Martin St-Louis lorsqu’il était un joueur indésirable aux yeux des DG de la LNH.

Le message envoyé à Florian est sans oi: tu peux avoir un excellent camp, impressionner les dirigeants, travailler fort, jouer avec intensité, créer des occasions, déranger l’adversaire et montrer que tu es prêt… mais ça ne garantit absolument rien.

« Avoir un bon camp, c’est génial, mais ça ne veut pas dire que tu vas faire l’équipe. »

Et ça, man, c’est toute la contradiction avec le fameux discours sur la méritocratie.

Depuis le début du camp, on nous parle de compétition. On nous dit que les joueurs doivent mériter leur poste. On nous répète qu’il faut profiter des occasions. Florian Xhekaj l’a fait.

Et pourtant, un excellent camp ne sera pas suffisant pour lui faire gagner une place.

C’est difficile de ne pas se demander si les dés n’étaient pas pipés dès le début.

Martin St-Louis a aussi rappelé qu’un joueur pouvait toujours être rappelé en cours de saison. Et c’est probablement là qu’il faut lire entre les lignes.

Florian sera le premier noms sur la liste lorsque le Canadien aura besoin d’un attaquant.

Tu as fait le travail, tu as ouvert des yeux, mais tu vas quand même commencer à Laval.

Juste parce que le Canadien a déjà trop d’attaquants de la LNH dans son groupe. Pour faire une place à Florian, il faut sortir quelqu’un.

Et Martin St-Louis n'a pas le courage.

Il veut commencer la saison avec les joueurs qu’il connaît déjà, particulièrement dans une équipe qui nourrit des ambitions élevées.

La situation devient inacceptable pour Florian.

Il a justement fait ce qu’on lui demandait de faire.

Il devait se démarquer? Il s’est démarqué.

Il devait imposer son style? Il l’a fait.

Il devait rendre la décision difficile? Mission accomplie.

Mais la réalité des contrats, de l’expérience et de la profondeur de l’organisation vient maintenant lui barrer la route.

Sans oublier le manque de guts de Martin St-Louis.

Et pendant ce temps, le coach était encore une fois assez tendu devant les médias. On connaît le personnage. Il n’est pas exactement le genre de coach qui va emballer une conférence de presse pour faire plaisir aux journalistes.

Il continue de mépriser les médias et ça nous lève le coeur:

Mais cette fois, derrière son ton sec et son attitude toxique habituelle, il y avait surtout un message sans aucune pitié.

Florian Xhekaj a peut-être eu un excellent camp. Mais à Montréal, ça ne suffit pas.

C'est la bombe du jour.

Florian vient peut-être de laisser la plus belle carte de visite de tous les jeunes qui vont prendre le chemin de Laval.

Mais les trajets en autobus et les hôtels miteux l'attendent quand même.