Réponse dans les dents de Martin St-Louis: Florian Xhekaj expose son coach
Martin St-Louis et Florian Xhekaj, Photos: Capture d'écran youtube

Réponse dans les dents de Martin St-Louis: Florian Xhekaj expose son coach

David Garel
Le 2026-09-23

Dans tes dents, Martin.

Martin St-Louis venait de lui envoyer un message assez clair : avoir un excellent camp ne garantit absolument pas une place dans l’alignement du Canadien.

« Avoir un bon camp, c’est génial, mais ça ne veut pas dire que tu vas faire l’équipe. »

Florian Xhekaj a entendu le message.

Puis il a répondu.

Du tac au tac.

Et sa réponse vaut de l’or.

St-Louis venait d’expliquer que, malgré les performances d’un jeune, il fallait encore trouver une façon de lui faire une place dans un groupe qui compte déjà 13 attaquants avec des contrats de la LNH.

« Les choses peuvent changer, il y a différentes manières de faire de la place, mais ça part toujours de l’individu, il faut qu’il force la note », a lancé St-Louis.

Mais dans sa face et son air bête, St-Louis envoyait le message au pauvre Florian qu'il allait prendre le chemin de Laval inévitablement.

Quelques minutes plus tard, Florian Xhekaj est venu lui répondre directement.

Et il n’a pas exactement adopté le ton du gars qui accepte tranquillement son sort.

« Je sais qu’il y a beaucoup de joueurs, mais je m’en fous un peu d’une certaine façon parce que je veux faire l’équipe, tout le monde veut faire l’équipe, et je veux leur forcer la main. »

Voici son entrevue vidéo:

BOOM.

Je m’en fous.

Voilà la réponse de Florian Xhekaj.

Le Canadien lui explique qu’il y a trop de monde, qu’il n’y a pas beaucoup de places et que même un excellent camp ne suffit pas.

Florian répond essentiellement : je ne veux pas savoir. Je veux votre poste. Je vais vous forcer la main.

C’est exactement la mentalité qu’on veut voir chez un jeune qui se bat pour sa place.

Et le plus drôle dans tout ça, c’est que St-Louis venait pratiquement de lui dire qu’il devait faire sauter la porte pour entrer.

Florian lui répond qu’il va essayer de la défoncer.

C’est ça, la vraie histoire.

Parce qu’on peut parler de congestion à l’attaque jusqu’à demain matin. On peut parler des contrats, des vétérans, des joueurs qui ont déjà de l’expérience dans la LNH et du fameux maximum de 23 joueurs.

Florian s’en fout.

Il reste cinq jours au camp et il veut faire l’équipe.

« Il reste cinq jours au camp, j’ai encore beaucoup de choses à prouver. Je dois montrer ce que je peux apporter. C’était la même chose l’an passé, je suis allé à Québec l’an passé et il n’y avait que quatre réservistes, c’est la même situation en ce moment, alors je suis familier avec la situation. »

Le gars ne cherche même pas d’excuse.

Il sait exactement dans quoi il s’embarque.

Il sait qu’il y a 13 attaquants sous contrat dans la LNH. Il sait que la place est limitée. Il sait que le Canadien devra couper des joueurs.

Mais il refuse de partir battu.

Un vrai guerrier.

Josh Anderson est lui aussi en train de pousser pour que Florian soit pris au sérieux.

Anderson est devenu une sorte de mentor pour le jeune Xhekaj et il ne cache pas son admiration pour son style.

« Je me suis rapproché de lui dans les dernières années et quand j’ai été rappelé, je suis allé le consulter pour avoir des conseils. C’est un joueur qui me ressemble, alors je me réfère beaucoup à lui », a expliqué Florian.

Et Anderson n’a pas simplement dit que son jeune protégé travaillait fort.

Il a expliqué pourquoi il pouvait être utile.

« J’adore la façon dont il joue, il me fait penser à moi et c’est évidemment important d’avoir un autre gars qui peut faire la même chose dans l’optique où on veut plus de papier sablé. »

Puis il a enfoncé le clou.

« Il fait tout ce qu’il peut pour se faire remarquer et démontrer qu’il est prêt à tout pour faire l’équipe, ç’a été évident dès le premier jour du camp. Il frappe, il utilise bien son bâton et il a livré tout un combat à Toronto. »

Ça, c’est exactement ce que Florian devait faire.

Se faire remarquer.

Pas demander une faveur.

Pas pleurnicher sur le nombre de joueurs.

Pas expliquer pourquoi il méritait une place.

Forcer la main.

Et c’est précisément ce qu’il affirme vouloir faire.

Alors oui, Martin St-Louis peut dire qu’un bon camp ne suffit pas.

Florian Xhekaj vient de lui répondre que, de son côté, il ne se contentera pas d’un bon camp.

Il veut tellement bien jouer que le Canadien n’aura plus le choix.

Il veut rendre la décision impossible.

Et il lui reste encore cinq jours pour le faire.

Cette réponse-là, c’est du pur Florian Xhekaj.

Le petit shérif expose le coach. St-Louis parle comme quelqu’un qui cherche déjà une raison de le renvoyer à Laval, tandis que Florian parle comme quelqu’un qui refuse d’accepter cette décision. Le coach explique pourquoi la porte est fermée; le jeune répond qu’il va la défoncer.

Et quand le jeune sera envoyé à Laval, il pourra au moins regarder Martin St-Louis dans les yeux et lui dire.. qu'il manque de guts...