Oliver Kapanen vit probablement l’été le plus éprouvant de sa jeune carrière.
Il y a quelques mois à peine, Oliver Kapanen était présenté comme l’un des jeunes centres les plus prometteurs de l’organisation.
Aujourd’hui, son nom est pratiquement devenu synonyme de monnaie d’échange.
Et ce n’est pas facile.
La fin de sa saison a déjà été difficile.
Après avoir connu de beaux moments à son arrivée dans la LNH, il a vu son rôle diminuer au point de se retrouver dans les gradins au fil des séries éliminatoires.
Une décision qui n’a certainement pas été facile à accepter pour un jeune joueur qui avait marqué 22 buts au centre de Demidov et parfois Slafkovsky.
Puis l’été est arrivé.
Et les rumeurs ont commencé.
Depuis des semaines, le Canadien multiplie les démarches afin d’ajouter un attaquant d’impact top-6 ou un véritable deuxième centre.
Chaque fois qu’un gros nom apparaît sur le marché, celui d’Oliver Kapanen refait surface.
Matthew Knies (Toronto)
Kirill Marchenko (Columbus)
Rickard Rakell (Pittsburgh)
Bryan Rust (Pittsburgh)
Dylan Larkin (Détroit)
À différents moments de l’été, son nom a été associé à plusieurs scénarios de transaction.
Ce n’est plus une simple coïncidence.
Lorsque plusieurs organisations s’intéressent au même jeune joueur, c’est généralement parce qu’elles voient en lui un actif de très grande valeur.
Et cela se comprend.
Un centre de 22 ans, responsable dans les trois zones, intelligent, capable de jouer contre de bons trios adverses et qui possède encore une importante marge de progression, ce n’est pas un profil que l’on retrouve facilement.
Voilà pourquoi tant d’équipes semblent apprécier Kapanen.
Le paradoxe est toutefois évident.
Le Canadien cherche lui-même un deuxième centre.
Alors, peut-il réellement se permettre d’échanger un joueur qui pourrait justement remplir ce rôle à moyen terme?
C’est probablement la question que Kent Hughes se pose tous les jours.
Parce qu’une fois Kapanen parti…
Qui prendra cette place?
Alex Newhook peut dépanner au centre, mais l’organisatio cherche une solution plus permanente. Soyons honnete: Newhook n'est pas un vrai centre.
Kirby Dach demeure une possibilité, mais son parcours a été marqué par les blessures et sa nonchalance.
Avec son contrat d'une seule saison, tout le monde sait qu'il est sur le départ et que le CH tente de le transiger.
Justement, le CH aimerait bien mieux l'inclure dans le fameux "package deal" pour Marchenko au lieu de Kapanen.
Clairement, les Blue Jackets préfèrent Kapanen... et de loin...
Sacrifier Kapanen ne règle pas automatiquement le problème.
Il faut que le joueur obtenu en retour transforme immédiatement l’équipe.
Voilà pourquoi le dossier Marchenko est si excitant.
Les Blue Jackets ne veulent pas reconstruire.
Ils recherchent des joueurs capables de contribuer rapidement.
Dans ce contexte, un jeune centre déjà régulier dans la LNH qui a joué dans le marché le plus difficile de la LNH représente un actif extrêmement intéressant dans une paquet-transaction.
C’est aussi ce qui explique pourquoi le nom de Kapanen revient constamment lorsque l’on parle de grosses transactions.
Pour le principal intéressé, cette période doit être particulièrement éprouvante.
Impossible d’ouvrir les réseaux sociaux sans tomber sur une nouvelle rumeur.
Au début de l'été, il est lié à Toronto.
Le lendemain, à Pittsburgh ou Détroit.
Puis Columbus, la nouvelle saveur du jour,
Mentalement, ce n’est jamais simple.
Chaque matin, son avenir semble dépendre d’un nouveau dossier.
Et pourtant, le Canadien hésite toujours.
Car si Oliver Kapanen est autant convoité, c’est justement parce que Montréal a réussi son développement.
Le vendre aujourd’hui pourrait permettre d’obtenir un joueur d’impact.
Le conserver pourrait donner au Canadien un centre complet pendant de nombreuses années.
C’est tout le dilemme de Kent Hughes.
Utiliser l’un de ses actifs les plus précieux pour améliorer immédiatement son top-6…
Ou miser sur la patience en espérant qu’Oliver Kapanen devienne lui-même la réponse que l’organisation cherche depuis des mois.
Tant que le Canadien poursuivra sa quête d’un attaquant de premier plan ou d’un deuxième centre établi, Oliver Kapanen continuera de voir son nom circuler dans les plus importantes discussions de transactions de toute la LNH.
Et c'est loin d'être terminé.
