Arber Xhekaj a voulu défendre Kirby Dach.
Le problème, c’est que sa phrase commence déjà à créer énormément de frustration chez certains partisans des Canadiens de Montréal.
Parce qu’en reprenant presque mot pour mot la fameuse philosophie de Martin St-Louis sur les critiques, Xhekaj vient d’ouvrir une autre porte extrêmement sensible dans ce marché.
« Comme le dit Marty, si on ne leur demande pas conseil, pourquoi attacherions-nous de l’importance aux critiques qu’ils peuvent formuler à notre endroit ? »
Et immédiatement, plusieurs ont repensé aux propos devenus célèbres de Martin St-Louis sur les critiques extérieures.
« Pourquoi j’écouterais les critiques de gens que je n’irais pas voir pour des conseils »
— RDS (@RDSca) October 25, 2024
-Martin St-Louis pic.twitter.com/PJPJpiBzxv
« Pourquoi j’écouterais les critiques de quelqu’un à qui je ne demanderais jamais conseil? »
« C’est drôle parce qu’hier, je marchais vers le Centre Bell pour aller travailler et quelques partisans m’ont arrêté pour me dire : “N’écoute pas ça. Continue de travailler.” »
« J’ai réalisé : OK, ça se passe vraiment. Ça fait partie du marché. »
« Ça ne changera pas ce que je fais. Ça ne me fâchera pas. »
« Habituellement, je surmonte les obstacles et les gens qui doutent de moi. Et ça me nourrit. »
Le problème, c’est que dans le contexte actuel autour de Dach, la phrase passe extrêmement mal pour une partie du public.
Parce qu’il y a une différence énorme entre dénoncer les menaces, les insultes et les attaques personnelles…
…et donner l’impression que toutes les critiques venant des partisans sont inutiles ou insignifiantes.
Et c’est exactement là où plusieurs pensent que Xhekaj s’est mal exprimé.
Parce qu’en ce moment, Montréal est en pleine tempête émotionnelle autour de Dach.
Les réseaux sociaux débordent.
Les lignes ouvertes explosent.
Les joueurs défendent Dach.
D’autres réclament qu’il soit retiré de l’alignement.
Et au milieu de tout ça, entendre pratiquement :
“Pourquoi écouter les critiques des gens?”
…ça frappe un nerf extrêmement sensible.
Surtout dans un marché comme Montréal où les partisans vivent littéralement avec l’équipe au quotidien.
On comprend le fond du message.
Oui, les joueurs doivent se protéger mentalement.
Oui, les réseaux sociaux peuvent devenir toxiques.
Oui, les insultes envers Dach et sa conjointe ont dépassé les bornes.
Même Kaiden Guhle l’a reconnu.
« Tu ne souhaites à personne de vivre une pareille épreuve. »
Même Alexandre Texier dit qu’il préfère carrément éviter les réseaux sociaux.
« Je n’ai pas vraiment d’intérêt pour ça. »
Plusieurs joueurs du Canadien semblent complètement épuisés par l’environnement médiatique actuel.
Mais là où la situation devient délicate, c’est quand les joueurs semblent mettre tous les partisans dans le même bateau.
Parce qu’il existe une énorme différence entre un troll anonyme qui menace un joueur… et un partisan frustré qui critique honnêtement une erreur sur la glace.
En ce moment, beaucoup de gens sentent que cette nuance-là disparaît complètement dans le discours du Canadien.
D’autant plus que les critiques envers Dach ne sortent pas de nulle part.
Il a commis deux erreurs majeures sur le but gagnant.
Il traverse une séquence extrêmement difficile.
Il n’a pas marqué depuis le 28 février.
Il n’a aucun point dans la série.
Et pendant ce temps-là, Martin St-Louis continue de le défendre publiquement presque chaque jour, en envoyant promener les vrais fans.
Comme si le vestiaire se repliait sur lui-même.
Comme si tout ce qui vient de l’extérieur devenait automatiquement mauvais.
Et ça, à Montréal, ça crée toujours une énorme réaction.
Parce que les partisans ici ne veulent pas sentir qu’on les regarde de haut.
Ils acceptent les défaites.
Ils acceptent les erreurs.
Mais ils détestent sentir qu’on minimise leur passion ou leurs réactions.
Heureusement, Zachary Bolduc a eu une approche beaucoup plus nuancée.
« Les amateurs sont passionnés. Quand on gagne, l’optimisme est très élevé. Quand on perd, le moral est très bas. »
Ça, les gens peuvent le comprendre.
Mais la fameuse phrase sur les conseils?
Elle risque de suivre Xhekaj pendant un bon moment.
À Montréal, dès qu’on donne l’impression de mépriser les critiques des partisans…ça devient extrêmement dangereux.
