Martin St-Louis méprise  Lindy Ruff: sa réponse au journaliste veut tout dire

Martin St-Louis méprise Lindy Ruff: sa réponse au journaliste veut tout dire

Par David Garel le 2026-05-14

Martin St-Louis vient peut-être de livrer sa réponse la plus forte des présentes séries.

Une phrase. Quelques secondes. Ça ressemblait à un « mic drop ».

Une chose est sûre: le coach du CH méprise Lindy Ruff... et son attitude de bébé pleurnicheur.

Àprès des jours à entendre le coach des Sabres multiplier les commentaires sur les arbitres, les plongeons supposés des Canadiens de Montréal, les pénalités « molles », Kaiden Guhle qui embellirait les contacts, les partisans du Centre Bell qui manquerait de classe et tout le reste…

Martin St-Louis a répondu.

Avec calme.

Avec classe... et mépris...

Le journaliste voulait une déclaration incendiaire.

« Depuis quelques jours, Lindy Ruff a fait plusieurs commentaires sur l’arbitrage et sur certains de tes joueurs qui embelliraient les contacts. Évidemment, tu n'es pas d'accord avec ça, mais il y a aussi tout l’aspect stratégique des séries, le “gamesmanship”. On voit souvent ça en séries éliminatoires, surtout à ton époque comme joueur. Pourtant, tu ne sembles pas préoccupé par le fait d’utiliser les médias de cette façon. Pourquoi? »

La réponse de St-Louis... vient d'enterrer vivant le pauvre Ruff...

« Si je compte sur les arbitres pour gagner une série, je dépense mon énergie à la mauvaise place. »

Ouch. Il vaut la peine de voir cet extrait vidéo cinglant:

Fin de la discussion.

En une phrase, Martin St-Louis vient essentiellement de résumer toute la différence entre les deux approches dans cette série.

Avoir de la classe comme Marty... ou être grossier comme Lindy...

Lindy Ruff continue de commenter presque tout ce qui entoure l’arbitrage. Depuis le début de cette confrontation, il répète que les Canadiens de Montréal « tombent facilement ». Il laisse entendre que certains joueurs vendent les pénalités. Il remet publiquement en question certaines décisions. Il sème tranquillement le doute autour du travail des officiels.

Et plusieurs y voient clairement une tentative de gamesmanship : cette vieille stratégie de séries où un entraîneur essaie subtilement d’influencer les prochains coups de sifflet.

Il aurait pu répliquer sur Rasmus Dahlin et la controverse du bâton élevé, où Dahlin s'est mordu pour saigner.

Il aurait pu rappeler les accusations de tricherie qui circulent à Buffalo. Il aurait pu parler des interférences autour de Jakub Dobeš. Il aurait pu renvoyer quelques flèches gratuites.

Il ne l’a pas fait, car il a de la dignité.

Plus Lindy Ruff parle, plus Martin St-Louis paraît posé.

Même quand Ruff accusait indirectement les Canadiens de Montréal d’embellir les contacts, Martin avait refusé de nourrir la guerre.

« C’est sa vision des choses. »

St-Louis est en train de donner une triple leçon au pauvre Ruff.

Une leçon de sang-froid.

Une leçon de classe.

Une leçon de dignité.

Maintenant, reste à voir ce qui parlera vraiment.

Les conférences de presse…

Ou le tableau indicateur.