Le téléphone sonne à Vancouver : Kent Hughes reçoit un avertissement dans le dossier Pettersson

Le téléphone sonne à Vancouver : Kent Hughes reçoit un avertissement dans le dossier Pettersson

André Soueidan
Le 2026-07-13

Le bruit autour d’Elias Pettersson refuse de mourir… et cette fois, Kent Hughes doit surtout comprendre qu’un simple appel à Vancouver ne réglera absolument rien.

Depuis quelques jours, Pittsburgh s’est invité dans le dossier.

Rick Dhaliwal a parlé de l’intérêt entourant les Penguins, tandis qu’Elliotte Friedman a lui-même identifié Pittsburgh comme un environnement intéressant pour relancer le Suédois.

Avec Sidney Crosby et Evgeni Malkin toujours en place, l’idée fait rêver ceux qui croient encore au joueur de 102 points qu’on a vu dominer avec les Canucks.

À Montréal, cette histoire est évidemment suivie de près.

Le Canadien cherche toujours son attaquant de premier plan pour compléter son top-6 et offrir à Ivan Demidov un partenaire capable de grandir avec lui.

Les semaines passent, le marché se vide et Kent Hughes voit constamment les mêmes gros noms revenir dans les conversations.

Pettersson en fait partie pour une raison très simple: à son meilleur, il règle presque instantanément le problème offensif du CH.

Une nouvelle réalité vient toutefois refroidir les scénarios les plus faciles.

Dans une longue entrevue accordée à Sportsnet, le directeur général des Canucks, Ryan Johnson, a été questionné directement sur l’avenir de Pettersson.

Après deux années de rumeurs, on lui a demandé s’il ressentait le besoin de trouver une conclusion à cette histoire, soit par une transaction, soit en confirmant publiquement que son joueur demeurera à Vancouver.

Johnson aurait pu fermer la porte en quelques secondes. Il ne l’a pas fait.

« Sans entrer dans les détails, Petey et moi avons eu un dialogue très ouvert depuis mon arrivée. Nous avons vraiment essayé d’être honnêtes, sans jugement. J’ai énormément de respect pour Petey, son parcours et la façon dont il est arrivé jusqu’ici », a expliqué le DG des Canucks.

La suite intéresse directement Kent Hughes.

« Ce n’est pas seulement Petey, mais avec chaque joueur de notre groupe, je dois considérer ce qui est le mieux pour l’organisation. Je veux m’assurer qu’il y ait un dialogue clair et honnête… tout en essayant de trouver des solutions qui profitent au joueur et au club en même temps. »

Pour un directeur général qui souhaite tuer une rumeur de transaction, la réponse aurait pu être beaucoup plus simple.

Ryan Johnson choisit plutôt de parler de solutions, d’intérêts communs et de ce qui est préférable pour l’organisation.

Le dossier demeure vivant, mais Vancouver vient aussi d’envoyer un avertissement aux équipes qui pensent pouvoir profiter de la situation.

Les Canucks ne veulent pas se débarrasser du contrat de Pettersson.

Questionné précisément sur la possibilité d’un simple dumping salarial, Johnson a été catégorique. Vancouver exigera de véritables actifs en retour.

Le contrat de 11,6 millions de dollars par saison jusqu’en 2032 ne transforme donc pas Pettersson en marchandise à rabais. Les Canucks connaissent le talent qu’ils possèdent et refusent de traiter leur centre comme un problème financier dont il faut se débarrasser à tout prix.

Kent Hughes doit maintenant jongler avec cette réalité. Montréal possède les jeunes joueurs, les espoirs et les choix nécessaires pour amorcer une conversation sérieuse.

Encore faut-il accepter de sacrifier une partie importante de ce capital pour un joueur qui sort de deux saisons décevantes et qui traîne un salaire imposant pour encore plusieurs années.

Un autre détail complique tout: Pettersson possède une clause complète de non-mouvement.

Ryan Johnson peut recevoir vingt appels dans la même journée et faire monter les enchères entre Kent Hughes,

Kyle Dubas et tous les autres DG intéressés… le Suédois conserve un pouvoir immense sur la destination finale.

Voilà pourquoi le bruit provenant de Pittsburgh ne signifie pas nécessairement que les Penguins viennent de prendre une longueur d’avance sur Montréal. Une équipe peut adorer Pettersson.

Son directeur général peut préparer l’offre parfaite. Vancouver peut même être satisfait du retour proposé.

Si le joueur refuse de lever sa clause, la conversation s’arrête.

Pour Kent Hughes, le message est donc beaucoup plus complexe qu’une simple question de prix.

Il faudrait convaincre Ryan Johnson que Montréal possède les actifs nécessaires pour aider la nouvelle direction des Canucks, puis convaincre Pettersson que le Centre Bell représente le bon endroit pour reconstruire sa réputation.

Le pari demeure immense. Le talent aussi.

À 27 ans, Elias Pettersson a déjà prouvé qu’il pouvait produire comme une véritable vedette de la LNH.

Montréal cherche précisément ce genre de joueur depuis des mois et les options disparaissent tranquillement autour de Kent Hughes. Plus le marché se resserre, plus chaque appel devient important.

Ryan Johnson n’a pas fermé la porte.

Il vient simplement de rappeler à tout le monde que Vancouver ne donnera rien… et qu’Elias Pettersson possède lui-même la clé de la serrure.

À suivre…