Michael Hage vient encore de rappeler pourquoi Kent Hughes n’a aucune intention de le sacrifier dans une transaction.
Deux buts, une passe et six tirs au but dans une victoire de 7-2 du Michigan contre Bowling Green.
Il vient de détruire les rumeurs de transaction.
Le jeune centre a pratiquement fait ce qu’il voulait sur la glace, ajoutant une performance au cercle des mises au jeu tout simplement parfaite.
Ce n’est qu’un début de saison, mais Hage envoie déjà un message assez clair : il n’est pas simplement en train de jouer une bonne saison universitaire, il veut dominer la NCAA au point de gagner le MVP.
Et c’est précisément ce qui rend son maintien à Michigan aussi frustrant à regarder pour les partisans du Canadien. Hage aurait pu être à Montréal. Il aurait pu s’entraîner sous Martin St-Louis, avec des joueurs de la LNH, apprendre directement dans l’environnement du grand club et commencer à comprendre ce que demande le hockey professionnel.
À la place, il est à Michigan pour une raison très précise : il veut gagner le trophée Hobey Baker, remis au meilleur joueur de la NCAA. Après une performance de deux buts et une passe dès son premier match, il vient déjà de placer son nom dans cette conversation.
Le problème, c’est que Hage commence à donner l’impression qu’il est trop fort pour cette ligue. Michigan a gagné 7-2 et le jeune centre a été au cœur de pratiquement tout ce qui fonctionnait offensivement.
Deux buts, une passe, six tirs au but, un différentiel de +1 et surtout une excellente performance au cercle des mises au jeu avec 13 victoires en 21 tentatives, soit 61,9 %.
Il a même remporté plusieurs mises au jeu importantes dans les moments où Michigan était en train de prendre le contrôle de la rencontre.
Le premier but de Hage est venu en avantage numérique, sur une superbe séquence.
A snipe from Michael Hage! pic.twitter.com/sfqCTGkJjg
— Michigan Hockey (@umichhockey) October 3, 2026
Quand un joueur de 21 ans commence déjà à dominer de cette façon contre des formations universitaires, forcément, la question revient : qu’est-ce qu’il ferait déjà à Montréal?
Et c’est exactement pourquoi son nom ne doit pas être utilisé comme monnaie d’échange à la légère. Detroit le voulait. Columbus le voulait. Winnipeg l’aurait également demandé dans les discussions. Plusieurs équipes savent ce que Montréal possède avec Hage.
Elles savent qu’il est un centre, qu’il arrive bientôt et qu’il va devenir une pièce majeure du Canadien. Elles savent aussi que le CH possède déjà Nick Suzuki et qu’un jour, la question de la hiérarchie au centre devra être réglée.
Kent Hughes, lui, ne semble pas vouloir toucher à Hage.
Et cette performance contre Bowling Green explique pourquoi.
Hage veut maintenant aller chercher le Hobey Baker. Il a choisi de rester à Michigan pour poursuivre son développement, accumuler les responsabilités et tenter de devenir le meilleur joueur universitaire aux États-Unis. Il y a aussi une dimension financière derrière la décision : son arrivée dans la LNH pourra être repoussée suffisamment longtemps pour lui permettre de brûler une année de son contrat d’entrée selon les règles applicables.
Mais il y a un prix à payer pour ça.
Hage pourrait déjà être dans un vestiaire de la LNH. Il pourrait s’entraîner tous les jours avec Suzuki, Demidov, Caufield, Slafkovsky et les autres. Il pourrait apprendre directement auprès de Martin St-Louis et commencer à s’adapter au rythme professionnel.
Au lieu de ça, il vient de mettre trois points dans un match universitaire gagné 7-2.
Mais ça ne nous apprend plus grand-chose sur sa capacité à dominer la NCAA.
La vraie question viendra lorsqu’il débarquera à Montréal.
Et lorsque Hage arrivera, la situation au centre risque de devenir un sujet chaud brûlant.
C’est aussi pour cette raison que Hage devient pratiquement intouchable. Montréal peut discuter de Zharovsky. Montréal peut discuter d’Engström. Montréal peut discuter d’un choix de première ronde. Montréal peut même écouter les offres pour d’autres jeunes joueurs comme Kirby Dach et Oliver Kapanen.
- Mais Hage....sera un HABS à vie.
