Samuel Montembeault avec les Jets de Winnipeg: Elliotte Friedman ouvre la porte
Samuel Montembeault. Capture d'écran-youtube

Samuel Montembeault avec les Jets de Winnipeg: Elliotte Friedman ouvre la porte

David Garel
Le 2026-10-03

Le dossier Connor Hellebuyck commence à produire exactement le genre de scénario qui peut ouvrir une porte grande ouverte à Samuel Montembeault.

Winnipeg vient de commencer sa saison sans son gardien vedette, suspendu après son refus de se présenter au camp, et les Jets ont perdu 4-3 en prolongation contre Boston.

Stuart Skinner n’a pas été mauvais, loin de là. Il a réalisé 26 arrêts sur 30 tirs, et les Jets menaient encore 3-2 avant que Boston égalise avec 1 min 38 secondes à jouer, puis gagne en prolongation grâce à JJ Peterka.

Mais voilà le problème : Winnipeg ne sait toujours pas ce qu’elle a devant le filet après Skinner. Les Jets ont réclamé Clay Stevenson au ballottage de Washington, et tout repose maintenant sur la capacité de ce gardien à démontrer qu’il peut tenir le fort dans la LNH.

Friedman l’a dit très clairement : si Skinner et Stevenson permettent aux Jets de bien commencer la saison, cela pourrait donner à Winnipeg suffisamment de confiance pour débloquer le dossier Hellebuyck. Mais si le tandem ne rassure pas, le problème revient immédiatement sur la table.

Selon Friedman, Samuel Montembeault devient intéressant pour les Jets, car il ne coûte pas cher (3,15 M$) et Winnipeg peut l'obtenir avant ou après avoir échangé leur gardien suspendu.

Friedman a expliqué que Winnipeg avait placé la barre très haut dans le dossier Hellebuyck parce que l’organisation considère cette transaction comme une décision existentielle.

Les Jets ne veulent surtout pas faire un échange qui déclencherait une réaction en chaîne et pousserait d’autres joueurs à demander leur départ.

Friedman a aussi souligné un problème très concret : plusieurs gardiens potentiellement disponibles ont Winnipeg sur leur liste de non-échange. Le marché des gardiens est donc beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît.

Puis arrive Montembeault.

Le Québécois connaît la LNH. Il a déjà été numéro un. Il possède un contrat raisonnable et, surtout, il représente une solution beaucoup plus rassurante que de miser toute une saison sur un gardien qui n’a pratiquement aucune expérience NHL et un gardien avec aucune technique et habitué de "choker" dans les grands moments.

Et le plus intéressant dans les propos de Friedman, c’est son avertissement sur la valeur des gardiens. Les équipes ne sont pas toujours prêtes à payer une fortune pour régler leur problème devant le filet.

Il faut donc regarder la réalité du marché : si Montréal demande une fortune pour Montembeault, Winnipeg peut simplement regarder ailleurs. Mais si le prix tombe à un choix de deuxième ronde, le dossier devient beaucoup plus sérieux selon Friedman.

De toute façon, qu’est-ce que Winnipeg possède réellement pour convaincre Montréal?

Friedman a évoqué le principe d’un choix de deuxième ronde. Très bien. Mais lorsqu’on regarde l’effectif des Jets, il n’y a pas une tonne de joueurs capables de faire saliver Kent Hughes. (voir la suite de l'article après l'alignement des Jets)

Brad Lambert? Il y a eu énormément d’espoir autour de lui, mais son développement n’a jamais atteint le niveau qui ferait de lui une pièce pouvant aider pour Montréal.

Beaucoup de talent, mais trop de lacunes pour performer dans les petits détails de la LNH. Les Jets ne peuvent pas simplement sortir un jeune joueur de troisième ou quatrième trio et prétendre que le problème est réglé.

Déjà que le CH n'est même pas capable de rentrer Florian Xhekaj dans l'alignement, on voit mal Montréal aller chercher un attaquant soft comme Lambert.

Montréal veut un joueur capable d’aider immédiatement.

C’est là que le dossier devient particulièrement intéressant : Winnipeg pourrait avoir besoin de Montembeault beaucoup plus que Montréal n’a besoin de leur offre actuelle.

Et pendant ce temps, Connor Hellebuyck est toujours suspendu, sans salaire.

Friedman a décrit une organisation qui refuse de se tromper. Les Jets préfèrent ne rien faire plutôt que de conclure une mauvaise transaction. Cela signifie qu’ils peuvent laisser Hellebuyck attendre. Ils peuvent laisser le gardien suspendu à l’écart. Ils peuvent voir jusqu’où Skinner peut les mener. Ils peuvent tester Stevenson.

Mais chaque mauvaise performance devant le filet fera revenir le même nom.

Samuel Montembeault.

Et si Winnipeg finit par réaliser qu’elle ne peut pas attendre éternellement pour régler son problème, Kent Hughes pourrait se retrouver dans une position exceptionnelle. Il n’a pas besoin de donner Montembeault pour faire plaisir aux Jets. Il n’a pas besoin de sauver Winnipeg. Il peut simplement attendre que le prix monte.

Un deuxième choix? La discussion commence.

Un joueur intéressant? On écoute.

Mais Montréal n’a aucune raison de faire cadeau de son gardien aux Jets alors que ceux-ci sont eux-mêmes pris dans le plus gros problème de leur saison.

Hellebuyck ne reviendra jamais. Skinner doit prouver qu’il peut être numéro un, ce qu'il n'est pas. Stevenson doit prouver qu’il appartient à la LNH, ce qu'il n'a jamais fait, alors qu'il est âgé de 27 ans.

Et Montembeault se retrouve tranquillement au milieu de tout ça.

Kent Hughes doit rester patient.

Car si Winnipeg finit par paniquer, Samuel Montembeault vaudra beaucoup plus qu’un simple deuxième choix.