Transaction Montréal-Columbus : Logan Cooley fait monter la valeur du jeune espoir du Canadien

Transaction Montréal-Columbus : Logan Cooley fait monter la valeur du jeune espoir du Canadien

André Soueidan
Le 2026-08-02

Une histoire de famille peut parfois valoir presque autant qu’un rapport de recruteur.

Depuis que les rumeurs reliant le Canadien et les Blue Jackets autour de Kirill Marchenko circulent, les partisans passent les actifs de Kent Hughes au peigne fin.

Chaque espoir est analysé, chaque scénario est décortiqué. Parmi les jeunes qui reviennent régulièrement dans ces discussions, un nom attire de plus en plus l’attention : LJ Mooney.

À première vue, plusieurs y voient simplement un choix de quatrième ronde.

Pourtant, plus on découvre son histoire, plus on comprend pourquoi sa valeur pourrait être beaucoup plus élevée qu’on l’imaginait.

Voilà pourquoi le nom de LJ Mooney attire aujourd’hui autant l’attention.

À Montréal, les partisans découvrent tranquillement le jeune attaquant américain.

Pendant ce temps, les organisations de la LNH, elles, le suivent depuis bien plus longtemps. Son développement n’a rien d’improvisé.

Il est le résultat de près de vingt ans passés dans un environnement où le hockey occupait chaque journée.

Au cœur de cette histoire se trouve Logan Cooley.

Les deux cousins ont grandi pratiquement dans la même cour. Les voisins avaient même donné un surnom au terrain partagé entre les familles Mooney et Cooley : « The Compound ».

Ce n’était pas seulement un endroit où des enfants jouaient au hockey bottine. C’était une véritable école de hockey.

Chaque matin d’été, le père de LJ, John Mooney, réunissait les jeunes dès 6 h 30 pour monter sur la glace avant même de partir travailler.

Les entraînements étaient suivis d’une séance au gymnase, puis d’un dîner, de parties de hockey bottine, de concours de tirs et d’autres heures passées à jouer ensemble. Le lendemain, tout recommençait.

Au milieu de cette routine se trouvait constamment Logan Cooley.

Lorsque Logan progressait, LJ suivait. Lorsqu’il repoussait ses limites, son jeune cousin essayait de faire exactement la même chose. Cette influence revient constamment dans les témoignages recueillis auprès de la famille.

John Mooney ne cache d’ailleurs pas l’admiration de son fils envers le joueur du Mammoth de l’Utah.

Selon lui, dès que la saison de Logan se termine, celui-ci retourne immédiatement à l’entraînement. Cette discipline est devenue un modèle pour LJ, qui tente de reproduire cette façon de travailler depuis son enfance.

Cette relation dépasse largement les souvenirs d’enfance.

Encore aujourd’hui, lorsque les deux reviennent à Pittsburgh durant l’été, ils s’entraînent ensemble. Logan continue même d’accompagner son jeune cousin à certaines séances d’entraînement.

Le lien entre eux est demeuré intact malgré l’arrivée de l’un dans la LNH et la progression de l’autre vers ce même objectif.

Ce genre de détail ne passe jamais inaperçu dans le milieu du hockey.

Les recruteurs cherchent évidemment le talent, mais ils analysent aussi l’environnement dans lequel un joueur a grandi.

Lorsqu’un espoir évolue quotidiennement avec un joueur déjà établi dans la LNH, qu’il adopte la même éthique de travail et qu’il est entouré d’une famille où pratiquement tout le monde a joué à haut niveau, cette réalité devient un élément important de son évaluation.

Les commentaires de ses anciens entraîneurs vont exactement dans cette direction.

Kevin Muller raconte que, même lorsqu’il était beaucoup plus petit que les autres, LJ trouvait toujours une façon de prendre le contrôle d’un match grâce à sa vitesse, à ses mains et à sa compétitivité.

Son entraîneur au Programme national américain, Nick Fohr, parle d’un joueur capable de changer de direction comme peu d’autres, avec une intelligence de jeu qui lui permet constamment de créer quelque chose à partir de rien.

À cela s’ajoute une première saison de 30 points en 34 matchs à l’Université du Minnesota, une présence au camp de développement du Canadien et un été consacré à ajouter de la masse musculaire sans perdre son explosivité.

LJ affirme lui-même avoir pris beaucoup de poids tout en conservant sa vitesse.

Pour plusieurs recruteurs, c’était probablement la principale interrogation entourant son potentiel professionnel.

Aujourd’hui, cette inquiétude s’efface tranquillement.

Voilà pourquoi la perception du jeune espoir évolue rapidement.

Lorsqu’une organisation possède un joueur qui réunit du talent, une progression constante, une compétitivité reconnue et une culture de travail héritée d’un environnement comme celui partagé avec Logan Cooley, sa valeur augmente naturellement.

Kent Hughes n’a certainement pas repêché LJ Mooney uniquement parce qu’il est le cousin d’un joueur de la LNH.

En revanche, toute cette histoire aide à comprendre pourquoi plusieurs personnes dans le monde du hockey regardent désormais ce choix de quatrième ronde avec beaucoup plus d’attention qu’au soir du repêchage.

Le Canadien espère avoir trouvé un joueur capable de tracer sa propre route.

Si les prochaines années ressemblent aux premières pages de son histoire, Montréal pourrait bien avoir réalisé l’un des plus beaux vols de son encan de 2026.

À suivre…