Une date est passée presque inaperçue lors du dévoilement du calendrier de la LNH… pourtant, elle soulève une question qui risque de suivre Brendan Gallagher pendant toute la prochaine saison.
Le retour de l’ancien numéro 11 au Centre Bell est prévu le 6 mars 2027.
D’ici là, Vancouver recevra le Canadien une première fois le 1er février.
Sur papier, ce ne sont que deux matchs inscrits à l’horaire.
Dans les faits, huit longs mois séparent aujourd’hui Gallagher de ses retrouvailles avec Montréal. Huit mois, c’est une éternité dans la LNH.
Cette simple réalité remet en lumière une fin de parcours qui avait laissé un drôle de goût chez plusieurs partisans.
Gallagher n’a pas quitté Montréal en pleine gloire.
Malgré tout ce qu’il a représenté pendant plus d’une décennie, la dernière image laissée par le vétéran est celle d’un joueur dont le rôle diminuait de semaine en semaine.
Son temps de glace est tombé à un peu plus de 12 minutes par rencontre.
Les occasions en avantage numérique sont devenues de plus en plus rares. Puis sont arrivés les matchs passés dans la galerie de presse.
Pour un joueur comme Brendan Gallagher, cette séquence n’avait rien d’ordinaire.
Toute sa carrière s’est bâtie sur l’intensité, la fierté et la volonté de prouver qu’il pouvait battre des joueurs plus gros, plus rapides et plus talentueux.
Être laissé de côté n’a jamais fait partie de son identité.
Ceux qui ont suivi sa conférence de presse après son départ de Montréal ont vu un homme rempli d’émotion, profondément atteint par la façon dont les derniers mois s’étaient déroulés.
Les mots étaient choisis avec soin, mais le visage racontait le reste.
Quelques semaines plus tard, il demandait un nouveau départ.
Le pari était compréhensible.
À 34 ans, Gallagher voulait encore jouer.
Il voulait sentir qu’il pouvait aider une équipe, retrouver une place importante dans un vestiaire et terminer sa carrière autrement que comme un joueur utilisé par intermittence.
Pourtant, une image continue de faire réfléchir.
En plein mois de juillet, Gallagher est encore à Brossard.
Le 16 juillet, il s’entraîne sur la glace avec Paul Byron… et il porte toujours un chandail du Canadien. Voilà ce qui rend toute cette histoire encore plus étrange.
Malgré son départ, Montréal demeure son point d’attache pendant l’été. Difficile de ne pas se demander pourquoi cette aventure s’est terminée ainsi.
Avec tout ce qu’il représentait pour l’organisation, plusieurs se demanderont toujours s’il n’aurait pas simplement dû terminer sa carrière avec le Canadien.
Brendan Gallagher et Paul Byron, deux anciens coéquipiers, ont échangé quelques mots avant le début de l’entraînement, ce matin, à Brossard. 👀⬇️@DLCoulisses #GoHabsGo #Gallagher #Byron #NHL pic.twitter.com/JOJGvLVCcr
— Patrick Guillet (@PatGuillet) July 16, 2026
Le problème, c’est que le hockey ne fait pas de cadeaux.
Les dernières statistiques n’ont rien de rassurant.
En 2025-2026, Gallagher a récolté 23 points en 77 matchs avec le Canadien, tout en voyant son utilisation offensive diminuer considérablement. Les captures des derniers mois racontent aussi une autre histoire.
Les matchs sans jouer se sont multipliés à la toute fin de la saison. Même durant les séries, son nom disparaissait régulièrement de l’alignement.
Voilà pourquoi cette date du 6 mars attire maintenant l’attention.

Personne ne remet en question le cœur de Brendan Gallagher.
Personne n’oubliera tout ce qu’il a donné au Canadien.
Les blessures, les mises en échec encaissées, les buts marqués devant le filet, les combats menés contre des défenseurs beaucoup plus imposants… cette réputation-là est solidement installée.
Mais le cœur ne garantit plus une place dans un alignement.
Vancouver lui offrira une nouvelle occasion de relancer sa carrière.
Reste à voir combien de patience l’organisation aura si sa production offensive continue de ralentir. Les Canucks veulent gagner maintenant.
Lorsqu’une équipe nourrit de grandes ambitions, les décisions deviennent rapidement impitoyables.
Gallagher l’a appris à Montréal.
C’est justement ce qui nourrit l’inquiétude aujourd’hui.
Lorsqu’un compétiteur de cette trempe perd sa place, la frustration suit souvent. Son départ du Canadien est venu confirmer à quel point accepter un rôle réduit était difficile pour lui.
Rien de plus normal pour un joueur qui s’est toujours vu comme un guerrier. Mais si une situation semblable se reproduit à Vancouver, la réaction sera observée de très près.
Le 6 mars paraît encore loin.
Entre aujourd’hui et cette soirée au Centre Bell, une saison entière sera disputée.
Des jeunes pousseront encore. Des vétérans perdront leur poste. Des blessures viendront bouleverser des alignements. Beaucoup de choses peuvent changer avant que Gallagher remette les pieds à Montréal.
C’est précisément pour cette raison que le doute s’installe. Non pas parce qu’il est impossible de l’imaginer dans l’uniforme des Canucks au printemps prochain… mais parce qu’après la façon dont son aventure montréalaise s’est terminée, plus personne n’ose considérer cette présence comme acquise.
D’ici cette date, plusieurs scénarios peuvent complètement changer le portrait.
De l'autre côté, si Gallagher connaît une bonne saison et que les Canucks se retrouvent encore loin d’une place en séries, un vétéran d’expérience en fin de contrat pourrait très bien attirer l’attention d’une équipe aspirante à la Coupe Stanley avant la date limite des transactions.
À l’inverse, si son rôle continue de diminuer comme à la fin de son passage à Montréal, son avenir dans la LNH deviendra une question en soi.
Dans les deux cas, le rendez-vous du 6 mars au Centre Bell paraît soudainement beaucoup moins certain qu’il n’y paraît aujourd’hui.
Ouch...
