Le Canadien de Montréal pensait s’offrir un avantage colossal… sans même l’avoir voulu.
Après cette victoire dramatique face aux Sabres de Buffalo, il y a un détail logistique qui fait énormément jaser en coulisses et qui aurait pu complètement chambouler le début de la finale de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline.
Selon Renaud Lavoie, les Hurricanes avaient commencé à explorer très sérieusement différentes options d’hébergement à l’extérieur de Montréal… jusqu’au Mont-Tremblant.
Parce que si les Canadiens de Montréal avaient terminé leur série samedi dernier au Centre Bell, le calendrier aurait forcé un début de série dès mardi contre les Hurricanes.
Il y aurait donc eu le premier match à Montréal en plein week-end du Grand Prix… avec tout le chaos qui vient avec, les rues fermées, les hôtels affichant complet, les prix complètement absurdes et une ville littéralement prise d’assaut par des dizaines de milliers de touristes et de commanditaires.
Imaginez le scénario.
Une équipe en pleine finale de conférence qui doit potentiellement loger à près de 1 h 35 du Centre Bell.
Mont-Tremblant à Montréal, c’est environ 1 h 34 de route dans des conditions normales. Et on parle ici d’une fin de semaine de F1, avec congestion, barrages, circulation complètement folle et hôtels saturés.
C’est énorme.
Surtout quand on parle d’une série éliminatoire où chaque détail compte.
On comprend rapidement pourquoi plusieurs, autour du Canadien, voyaient ça comme un avantage potentiel immense.
Parce qu’une équipe qui dort loin du Centre Bell, qui doit gérer des trajets interminables, qui doit modifier sa routine d’entraînement matinal, sa récupération, ses déplacements et même son alimentation, ce n’est plus exactement la préparation idéale d’une finale de conférence.
Renaud Lavoie l’a expliqué lui-même : si les Hurricanes avaient été forcés de loger loin, il est fort possible qu’ils aient annulé leurs entraînements matinaux les jours de match afin d’éviter trop de déplacements.
Les routines des joueurs de hockey sont sacrées. Les entraînements matinaux, les soins, les vidéos, les réunions, les repas, les siestes… tout est chronométré à la minute près. Quand tu commences à improviser en plein parcours éliminatoire, ça peut rapidement devenir lourd.
Encore plus quand tu affrontes les Canadiens de Montréal au Centre Bell.
les Hurricanes de la Caroline ne voulaient absolument rien savoir de s’installer à Montréal en pleine folie de la F1. L’organisation cherchait activement des solutions de rechange. Et oui, Mont-Tremblant était la seule et unique solution envisagée..
Attention. On parle d’environ 1 h 35 de route entre Mont-Tremblant et Montréal dans des conditions normales. Mais ça, sans compter le trafic complètement infernal d’un week-end du Grand Prix. On parle de deux heures minimum, même davantage selon l'heure déplacements.
Pour une équipe de hockey en séries éliminatoires, c’est un cauchemar.
On ne parle pas seulement d’un hôtel. On parle d’une routine complètement chamboulée.
Les entraînements matinaux? Complexifiés.
Les déplacements? Multipliés.
Le sommeil, les traitements, les repas, la récupération? Tout devient plus compliqué quand tu dois gérer un transport quotidien aussi lourd dans une ville paralysée par la F1.
Le Canadien de Montréal aurait pu profiter d’un immense avantage.
Pendant que les Hurricanes auraient été pris à jongler avec une logistique complètement inhabituelle, les Canadiens de Montréal auraient été à la maison, dans leur routine normale, dans leurs lits, dans leur environnement, devant un Centre Bell en feu.
En échappant le match numéro 6 contre les Sabres samedi, les Canadiens de Montréal ont indirectement rendu un immense service… aux Hurricanes.
Premier match jeudi, deuxième samedi en Caroline. Les Hurricanes évitent complètement le casse-tête montréalais.
Et le fameux plan Mont-Tremblant? Oublié.
On peut rire un peu du luxe de l’histoire aussi. Parce qu’entre nous, si vraiment il fallait sortir de Montréal, il existait des options beaucoup plus proches. Bromont est à moins d’une heure du Centre Bell, environ 55 minutes de route. L’Estrie offrait des possibilités.
Mais selon ce qui circulait, les Hurricanes visaient carrément Mont-Tremblant. Le prestige. Le calme. Les hôtels haut de gamme. Le genre d’endroit où des joueurs millionnaires aiment se la couler douce.
Le coach Rod Brind’Amour était tout simplement obsédé par l’idée de Mont-Tremblant. Comme si une équipe en pleine finale d’association qui se repose depuis deux semaines avait besoin d’un resort cinq étoiles à plus de 100 kilomètres de l’aréna pour fonctionner.
À un certain point, ça commence franchement à ressembler à une équipe de divas "bébés gâtés".
Ça aurait pu devenir un des plus gros sujets cachés de cette finale d’association : une équipe adverse forcée de vivre à plus de 100 kilomètres du Centre Bell en pleine fin de semaine du Grand Prix.
Juste par goût du luxe. Ridicule...
