Martin St-Louis est devenu bien des choses depuis qu’il dirige les Canadiens de Montréal. Un motivateur. Un prof. Un coach obsédé par le processus. Un ancien joueur qui comprend mieux que personne la pression d’un marché comme Montréal. Mais depuis quelques semaines, il est aussi devenu… un personnage culte.
Sa célébration inspirée de The Wolf of Wall Street est en train de devenir une tradition dans le vestiaire du Canadien.
À chaque fois que les Canadiens de Montréal remportent une série, voilà Martin St-Louis qui débarque devant son groupe, se tape le torse comme Matthew McConaughey dans la célèbre scène du film de Martin Scorsese, lance le fameux rythme hypnotique, “hum hum… hum hum…” — pendant que le vestiaire explose de rire et embarque avec lui.
La scène est encore aussi incroyable. Voici la vidéo qui va vous donner des frissons dans le dos:
ON N'A PAS FINI!
— x - Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) May 19, 2026
THE SHOW GOES ON!#GoHabsGo pic.twitter.com/RtL8M6BKOv
Elle est humaine. Elle est spontanée. Elle représente exactement ce qu’est ce groupe-là : uni, connecté, libéré.
Oui, il y a déjà des haters sur les réseaux sociaux qui essaient de transformer ça en controverse. Certains se demandent pourquoi Martin St-Louis fait référence à The Wolf of Wall Street, un film où le personnage principal de Jordan Belfort incarné par Leonardo DiCaprio vit dans les excès, la poudre et le chaos.
Sérieusement?
On peut respirer un peu.
Martin St-Louis n’est pas en train de faire la promotion de la poudre.
Il reprend une scène iconique d’un film devenu culte dans le sport, dans les vestiaires, dans la culture populaire, dans les bureaux de vente, partout où on veut créer une énergie collective.
Ce n’est pas une célébration de Jordan Belfort. C’est un symbole. Un message simple : le spectacle continue. Le groupe reste vivant. La mission n’est pas terminée.
Le show must go on.
C’est exactement ce que Martin St-Louis voulait envoyer comme message après une qualification complètement folle face aux Sabres de Buffalo.
Après l’humiliation du match numéro six au Centre Bell, une dégelée de 8-3 devant leurs propres partisans, beaucoup de gens avaient enterré les Canadiens de Montréal.
Plusieurs experts voyaient déjà les Sabres passer au prochain tour. Même Martin St-Louis se faisait ramasser de toutes parts, accusé d’avoir été complètement outcoaché par Lindy Ruff.
Mais lui répétait toujours la même chose.
“Il faut juste trouver une façon.”
Ils l’ont fait.
Et ce qui rend la scène du Wolf of Wall Street encore plus puissante, c’est ce qu’on apprend sur ce qui s’est passé avant la prolongation.
Mike Matheson a livré un discours extrêmement émotif dans le vestiaire avant l’overtime. Un speech qui aurait frappé les joueurs droit au cœur.
L’idée était simple.
“Retournez dans votre cœur d’enfant de huit ans.”
Au tour de Matheson de nous donner des frissons dans le dos.
Mike Matheson told me that he spoke with the @CanadiensMTL room before OT: “think about what your 8-year old self would be thinking in your shoes.” #GoHabsGo | @GAME7 pic.twitter.com/FfDtA7JIYm
— Julie Stewart-Binks (@JSB_TV) May 19, 2026
Imaginez le rêve.
Un match numéro sept.
Une prolongation.
Une chance d’aller en finale d’association.
Une occasion que tous les enfants qui chaussent des patins rêvent de vivre un jour.
Ça a touché le groupe en entier.
En prolongation, les Canadiens n’ont pas joué comme une équipe nerveuse.
Ils ont joué comme une équipe libérée.
Et après?
Le coach a refait son classique.
Le torse.
Le rythme.
Le vestiaire en délire.
Les joueurs qui l’adorent.
Au fond, cette scène dit peut-être quelque chose de beaucoup plus profond sur cette équipe.
Les Canadiens de Montréal aiment leur coach.
Ce n’est pas un groupe qui joue juste pour gagner.
C’est un groupe qui traverserait un mur pour leur coach.
Alors non, on ne commencera pas à faire semblant qu’un clin d’œil à The Wolf of Wall Street est devenu un scandale.
À un moment donné, il faut laisser les gens avoir du plaisir.
Et si Martin St-Louis veut célébrer une qualification historique avec une scène culte de cinéma pendant que son vestiaire chante avec lui?
Qu’il continue.
Parce qu’à voir les résultats, les Canadiens de Montréal ont peut-être trouvé leur propre version du loup.
Et jusqu’ici, elle rugit très fort... de Montréal à Chibougamau... jusqu'au fin fond du Québec...
