Honte à Isabelle Charest.
Pendant que tout le Québec retenait son souffle devant le match numéro 7 des Canadiens de Montréal, pendant que Montréal vibrait comme rarement, pendant que le Centre Bell explosait d’émotion… la pauvre Isabelle expliquait tranquillement qu’elle ne regardait pas la série... parce qu’elle trouvait ça trop violent.
«Là, on est tous atteint de la fièvre des séries mais moi, j’ai arrêté de regarder le Canadien contre le Lightning, le deuxième je pense, parce que c’était rien que ça...»
Comme si elle méprisait tout ce que Josh Anderson, Juraj Slafkvosky et compagnie avait fait pour gagner cette série. Ils ont sacrifié leur corps et risqué leur santé pour le logo légendaire du CH. Et l'ancienne ministre crache sur leurs accomplissements.
Malaise total. Et elle en profite pour régler ses comptes, elle qui a détruit le hockey québécois avec ses décisions horribles.
" Malheureusement, il se dit encore beaucoup trop de choses qui n’ont pas de bon sens. Comme, par exemple, qu’il y a moins de joueurs du Québec dans la Ligue nationale parce qu’on a aboli les bagarres dans la LHJMQ! Le hockey, je le répète encore, reste le seul sport où on permet aux joueurs de se battre. Entre vous et moi, est-ce qu’il y a un sport plus dur que le football? Et pourtant, on ne permet pas la bagarre. "
Timing spectaculaire... et honteux..
L’ancienne ministre des Sports, qui vient tout juste de terminer son mandat dans ce qui est déjà considéré par plusieurs comme le pire gouvernement de l’histoire récente du Québec, a admis qu’elle décroche du hockey à cause des bagarres et de l’intensité.
Le soir même où le Canadien vient d’offrir une victoire historique.
Disons que ça passe difficilement.
Parce qu’au Québec, le hockey, ce n’est pas juste un sport. C’est une culture. C’est une émotion collective. C’est une ville entière qui vit au même rythme.
Et quand tu occupes le poste de ministre des Sports pendant des années, entendre que tu n’es même pas capable d’embarquer dans le plus grand moment hockey de la province depuis 2021… ça nous lève le coeur.
Encore plus quand elle tente ensuite de défendre son bilan en disant :
« On a investi dans le sport comme aucun gouvernement ne l’a fait auparavant. »
" On a travaillé fort, on a fait avancer plein de dossiers. "
Le problème, c’est que beaucoup de gens ont justement eu l’impression inverse durant son passage en politique.
Une ministre déconnectée du vrai monde du sport québécois. Une ministre plus préoccupée par les structures, les codes et les conférences que par la passion réelle qui anime les partisans et les jeunes.
Et le pire... elle veut faire pitié...
" J’ai besoin de temps pour moi. Évidemment, comme j’ai passé ma vie dans le sport, quelque chose risque de me ramener dans ce milieu. On verra bien... "
Non merci. Vous détruisez le sport Madame Charest. Décrochez de votre petit nombril. Vous n'êtes pas le centre du monde.
" Je pense que je vais laisser l’image d’une femme de terrain, proche de son monde. Je me suis engagée, j’ai aidé des gens, des organismes et des entreprises de mon coin de pays, Brome-Missisquoi. Et quand tu as l’impression d’avoir aidé, tu te sens bien. Ça a été une école de vie extraordinaire. "
" Je ne vais pas m'ennuyer des travaux à l’Assemblée nationale, avec ces débats que ne mènent pas toujours à quelque chose, ça n’a pas été ma tasse de thé. Les débats qui n’en finissent plus, s’obstiner pour s’obstiner, ce n’est pas ce que j’ai aimé le plus, j’avoue. "
Pourtant, elle s'obstine... à nous dire qu'elle ne regarde pas le CH parce que Madame n'aime pas les bagarres??
Et pendant qu’elle parle d’intégrité et de gouvernance dans une entrevue bien calme… le Canadien vient de rappeler pourquoi le hockey reste plus grand que n’importe quel discours politique au Québec.
Une équipe jeune.
Une équipe qu’on disait trop jeune.
Une équipe qui vient d’éliminer le Lightning de Tampa Bay dans un environnement complètement fou.
Avec du cœur.
Avec de l’émotion.
Avec justement toute cette intensité qu’Isabelle Charest semble incapable d’apprécier.
Au final, le malaise est violent.
D’un côté, une ministre qui explique qu’elle a besoin de décrocher du hockey parce que c’est trop physique.
De l’autre, un Québec entier qui vient de vivre une soirée qu’il n’oubliera jamais.
Allez vous coucher Isabelle. Vous gâchez le party...
