Le karma existe: Montréal envoie les baveux du Lightning en vacances

Le karma existe: Montréal envoie les baveux du Lightning en vacances

Par David Garel le 2026-05-03

Le karma existe au hockey.

Les Canadiens de Montréal tiennent le coup dans et frappent en plein visage le Lightning de Tampa Bay.

À un moment donné, quand tu passes une série complète à provoquer, manipuler, rire du monde et jouer avec les limites, le hockey finit souvent par te le faire payer.

Même si le Canadien s’est fait dominer.

Même si l’équipe a vécu une deuxième période gênante sans le moindre tir.

Même si le CH devient la première équipe dans l'histoire de la LNH à gagner un match de séries avec 9 tirs.

Même si le but de Nick Suzuki a dévié de façon chanceuse sur un défenseur.

Même si le but gagnant de Newhook était encore plus chanceux, lui qui a frappé une rondelle dans les airs pratiquement de derrière le filet pour frapper Andrei Vasilevskiy et rentrer dans le filet.

Le hockey s’en fout.

Le hockey ne demande pas la permission quand il décide de remettre les pendules à l’heure.

Et dans cette série-là, personne n’a incarné cette arrogance plus que Jon Cooper.

Le petit sourire.

Les plaintes constantes aux arbitres.

Les regards vers la foule.

Le fameux “one more” lancé au Centre Bell comme s’il avait déjà enterré Montréal.

Il a voulu jouer avec le feu toute la série.

Puis autour de lui, le même cirque continuait.

Corey Perry qui parle de « viser là où ça fait mal » en parlant de sa main blessée

Nikita Kucherov qui multiplie les coups vicieux et les crises de frustration.

Le Lightning qui passe son temps à essayer de manipuler les arbitres après chaque sifflet.

Et au sommet de tout ça, il y a toujours Julien BriseBois, le cerveau derrière cette machine, lui qui a passé des années à jouer avec les zones grises du plafond salarial et des règlements pour maintenir Tampa au sommet.

Oui, ils sont brillants.

Oui, ils ont bâti une dynastie.

Oui, Cooper est un futur membre du Temple de la renommée.

Mais le hockey a une drôle de façon de punir les équipes qui commencent à croire qu’elles sont plus grandes que le sport lui-même.

Et ce soir, si le Canadien complète le travail, ce sera exactement ça.

Du karma.

Le Lightning croyait pouvoir étouffer une jeune équipe.

Le Lightning croyait que Montréal allait finir par casser mentalement.

Le Lightning croyait qu’un Centre Bell silencieux après le match numéro 6 voulait dire que la série était terminée.

Erreur.

Parce que ce groupe-là s’est relevé.

Parce que Martin St-Louis a gardé son équipe en vie malgré toute la pression.

Parce que Jakub Dobeš refuse de céder.

Parce que cette équipe-là continue d’avancer même quand rien n’est parfait.

Et surtout parce que le hockey adore humilier ceux qui pensent avoir déjà gagné avant le dernier coup de sifflet.

Si Tampa tombe ce soir, personne ne va pleurer pour eux à Montréal.

Pas après les “one more”.

Pas après les sourires.

Pas après les games psychologiques.

Pas après toute cette arrogance.

Le karma existe.

Et ce soir, il pourrait porter un chandail bleu-blanc-rouge.