Le vestiaire des Canadiens de Montréal était complètement en feu après cette victoire historique contre le Lightning de Tampa Bay.
Et au centre de tout ça, il y avait Martin St-Louis.
Pas le coach froid. Pas le coach calculateur. Pas le gars qui récite des clichés de relations publiques.
Non.
Le vrai Martin. Le compétiteur. Le gars qui vit chaque émotion avec ses joueurs. Le gars qui frappe son chest comme un gorille dans le vestiaire pendant que ses joueurs deviennent complètement fous autour de lui.
La séquence est incroyable. Le gorille de l'année:
Tout le monde comprend qu'il reprend " The Money Chant" du film " The Wolf of Wall Street ". Leonardo DiCaprio serait fier:

On a vu l’énergie.
On a vu pourquoi ses joueurs sont prêts à traverser un mur pour lui.
Martin St-Louis n’était pas au-dessus de son groupe après le match.
Il était avec eux.
One of the boys.
Et ça, ça frappe plus fort que n'importe quel image.
Parce qu’on comprend maintenant pourquoi ce vestiaire-là est aussi soudé malgré son jeune âge. On comprend pourquoi cette équipe refuse de mourir. Pourquoi elle continue de répondre quand tout le monde pense qu’elle va craquer.
Le coach embarque dans la bataille avec eux.
Quand il parle de ses joueurs, ça ne sonne jamais fake.
« Je suis content pour les joueurs dans la chambre, pas juste pour les jeunes, les vétérans. Quand tu rebâtis de même, ça n’aide pas les vétérans, mais je pense qu’ils ont vu. Ils ont supporté ce qu’on a essayé de faire. Ils ont supporté les jeunes et tout. Je suis content pour toutes ces gangs-là, et c’est sûr pour nos fans aussi, qui nous ont soutenus beaucoup à travers tout ça. C’est une belle journée pour le Canadien. »
Tu le sens dans sa voix.
Tu sens qu’il pense à Brendan Gallagher.
À Mike Matheson.
À tous ceux qui ont accepté de souffrir pendant les années difficiles de la reconstruction.
Et ce qui donne encore plus de frissons, c’est d’entendre Martin raconter ce qui s’est dit entre la deuxième et la troisième période.
Parce qu’après une deuxième période catastrophique où le Canadien n’arrivait même plus à sortir de sa zone, plusieurs équipes auraient paniqué.
Pas celle-là.
« On était égales, il reste 20 minutes, 7e match. Oublie la dernière période. On va aller chercher le momentum. »
C’était ça, le message.
Pas de peur.
Pas de calcul.
Pas de panique.
Juste : foncez.
Puis le Canadien est revenu avec une troisième période complètement différente.
Martin l’a lui-même reconnu :
« J’ai aimé notre troisième. »
Et plus il parlait après le match, plus on comprenait à quel point cette série-là l’avait stimulé comme entraîneur.
Tu voyais presque un enfant passionné parler hockey.
« C’est des opportunités d’évoluer. »
« J’ai tweaked bien des affaires. »
« Des ajustements entre les matchs, des ajustements de structure un petit peu des fois. »
« Moi, c’est une partie de la game que j’adore. Comme joueur, j’adorais ça, d’essayer de trouver les trous. »
« Comme entraîneur… ce n’est pas vraiment du travail. C’est une passion. »
C’est probablement ça qui rend Martin St-Louis aussi unique.
Le gars respire le hockey.
Même après avoir éliminé Tampa Bay dans un match numéro 7, il parlait encore comme un étudiant du jeu fasciné par les ajustements tactiques contre Jon Cooper.
Et justement… son respect envers le Lightning et Cooper a aussi frappé fort.
« Ça fait 13 ans. Puis tu regardes leur étape. C’est quelque chose que nous autres, on essaye de faire la même chose. »
« Je regardais beaucoup le Lightning. »
« Je voulais avoir une équipe capable de jouer en possession, capable de se défendre. »
« Il y a beaucoup de choses que j’ai absorbées de ce que le Lightning a fait. J’ai essayé d’amener ça ici à Montréal. »
Wow. Martin reconnaît ouvertement qu’il essaie de reproduire ce modèle.
Mais la différence aujourd’hui?
Son jeune groupe vient de battre ce modèle.
Et même lui semblait presque émotif de réaliser où son équipe est rendue.
« C’est spécial pour notre jeune groupe. »
« Les quatre victoires qu’on a eues dans cette série-là, c’est quatre différentes histoires. »
« C’est ça que ça prend. »
Puis il y a eu ce moment incroyable où il parle de Nick Suzuki.
« Je pense que son leadership, c’est contagieux. »
« Ça réflecte un petit peu sur comment on se comporte après une victoire ou une défaite. »
Tu comprends que cette équipe-là commence tranquillement à prendre l’identité émotionnelle de son capitaine et de son entraîneur.
Calme dans le chaos.
Agressive sans paniquer.
Émotive sans perdre le contrôle.
Et quand Martin dit :
« Ce n’était pas de s’en faire. »
Tu comprends tout.
Ce groupe-là ne joue plus avec la peur.
Quand tu vois le coach frapper son chest dans le vestiaire comme un gorille avec ses joueurs après le match… comment veux-tu que Montréal ne tombe pas en amour avec cette équipe ?
Chair de poule garantie.
