Excitation à Montréal: Chris Kreider veut jouer pour le CH

Excitation à Montréal: Chris Kreider veut jouer pour le CH

David Garel
Le 2026-09-10

Chris Kreider serait tout proche du Québec... dans son coeur...

Wow. C'est en train de devenir beaucoup plus sérieux qu’une simple rumeur lancée sur les réseaux sociaux.

Depuis hier, le nom de Chris Kreider circule partout dans le paysage hockey montréalais, et ce matin, Renaud Lavoie vient d’ajouter une couche synonyme de bombe dans la province en entier.

Selon ce qu’il a avancé sur les ondes de BPM Sports, Kreider aurait déjà manifesté son intérêt pour Montréal. Et lorsqu’on met bout à bout tous les éléments de cette histoire, on comprend rapidement pourquoi le Canadien est devenu une destination aussi crédible pour l’ancien attaquant des Rangers.

Kreider veut revenir dans l’Est. Il vient de divorcer des Ducks d’Anaheim et devrait pouvoir choisir lui-même sa prochaine destination une fois son contrat résilié.

À 35 ans, il n’est évidemment plus le joueur qu’il était à 25 ou 28 ans, mais il demeure un imposant attaquant de puissance capable de marquer autour du filet, de jouer en avantage numérique et d’apporter une présence physique que Montréal ne possède pas nécessairement en abondance. Et surtout, il veut gagner.

S’il doit accepter de laisser de l’argent sur la table pour rejoindre une formation compétitive, Montréal peut certainement faire partie de la conversation.

Mais voilà le détail qui rend cette rumeur beaucoup plus intéressante : Kreider connaît déjà extrêmement bien plusieurs personnes qui gravitent autour du Canadien.

Martin St-Louis.

Jeff Gorton.

Jim Ramsay. (préparateur physique)

Et ce ne sont pas simplement trois noms qu’il connaît de loin.

St-Louis et Kreider ont été coéquipiers à New York et sont devenus inséparables. Tout le monde souvient du moment où Kreider a rendu hommage à son ancien mentor lors d'un match de charité, alors qu'il a fait la fameuse feinte de St-Louis et l'a ensuite pointé (St-Louis était coach derrière le banc):

@nyrcentral Kreider makes a nice move and lets St Louis know that he took a page out of his book to score on his team in a charity event. Gotta love Kreids #nhl #nyrangers #hockey #hockeytok #chriskreider ♬ Biggie sickmix - Sickickmusic

Gorton a aussi joué un rôle majeur dans son passage avec les Rangers. Ramsay, lui, est une figure importante dans l’environnement professionnel de Kreider. Renaud Lavoie a justement insisté ce matin sur l’importance de ces relations et avait l’air particulièrement confiant lorsqu’il parlait de la possibilité de voir Kreider aboutir à Montréal.

Et ça, c’est difficile à ignorer.

Jusqu’ici, on pouvait encore considérer l’histoire comme une possibilité parmi plusieurs autres.

Boston. (là d'où il vient)

Buffalo.

Tampa Bay.

Caroline.

Montréal.

Plusieurs équipes de l’Est sont intéressées par un joueur de l’expérience de Kreider, surtout s’il devient disponible sans que l’équipe acquéreuse ait à sacrifier un choix ou un espoir dans une transaction.

Mais Lavoie vient de faire quelque chose de différent.

Il n’a pas simplement dit que Montréal pourrait être une destination logique.

Il a laissé entendre que Kreider lui-même aimerait venir à Montréal.

Si le joueur commence à cibler lui-même ses destinations, Kent Hughes n’a plus besoin de convaincre Kreider que Montréal est intéressante. Il doit simplement convaincre le joueur que le rôle, le contrat et les chances de gagner correspondent à ses attentes.

Et contrairement à plusieurs joueurs autonomes, Kreider connaît déjà la maison.

Il sait exactement ce que représente une soirée au Centre Bell.

Martin St-Louis est la clé.

Kreider et son grand chum ont une véritable histoire ensemble.

Ils se sont entraînés ensemble.

Ils ont joué ensemble.

Ils ont vécu des moments importants à New York. (finale de la Coupe Stanley)

Et surtout, ils ont déjà développé une relation suffisamment forte pour que Kreider puisse décrocher son téléphone et parler directement à St-Louis.

Delon les informations qui circulent, St-Louis aurait déjà parlé à Kreider.

Imaginez la conversation.

Un entraîneur qui connaît parfaitement le joueur, lui qui était déjà son grand à New York, alors que St-Louis était en fin de carrière et Kreider était tout nouveau dans la LNH.

Gorton veut transformer le Canadien en une équipe plus robuste, plus sale, plus mature et plus difficile à affronter en séries, Kreider correspond parfaitement à cette philosophie.

Et cette fameuse histoire au Madison Square Garden…

C’est le détail le plus savoureux.

Renaud Lavoie a également rappelé une situation qui remonte à quelques années, lorsque le Canadien était de passage au Madison Square Garden.

Kreider aurait été particulièrement frustré de voir les Rangers ne pas honorer Jim Ramsay, leur ancien employé depuis toujours, alors qu'il a été complètement ignoré.

Selon Lavoie, le joueur ne voulait même pas représenter les Rangers devant les caméras ce soir-là.

Ça donne une idée de la profondeur du divorce entre Kreider et New York.

Et lorsqu’on ajoute à cela le fait que Chris Drury aurait fini par pousser la relation vers une séparation, le scénario d’un Kreider qui choisit volontairement l'ennemi numéro un du DG des Rangers devient beaucoup plus facile à comprendre.

Inutile de vous rappeler à quel point Gorton et Drury se détestent.

Il y a deux ans, alors que les choses allaient particulièrement mal chez les Rangers et que Chris Drury était en train de se mettre beaucoup de monde à dos, Kreider serait passé devant le banc du Canadien pendant une rencontre et aurait parlé aux joueurs.

Qu’aurait-il dit?

« Pouvez-vous, SVP, faire mon acquisition? »

Wow. Tellement excitant. Kreider veut joueur pour le Canadien de Montréal.

Mais il y a Carey Price…

Évidemment.

Plusieurs partisans n’ont jamais oublié ce qui s’est produit lors des séries éliminatoires de 2014, lorsque Kreider est entré en collision avec Price et a brisé sa carrière, tout comme le rêve de la Coupe Stanley à Montréal.

L’épisode a laissé une cicatrice dans la mémoire collective montréalaise.

Certains partisans ne voudront jamais de Kreider à cause de cette histoire.

Mais douze ans plus tard, le hockey est une entreprise différente, les équipes ont changé et Kreider ne serait évidemment pas acquis pour réparer le passé.

Il serait acquis pour aider le Canadien à gagner.

Le contrat pourrait être extrêmement créatif

Kreider a 35 ans.

Un contrat de plusieurs saisons serait donc risqué. Montréal ne voudra certainement pas se retrouver avec un joueur vieillissant et un contrat lourd dans deux ou trois ans.

Mais un contrat d’une ou deux saisons, structuré intelligemment avec des bonis de performance, pourrait devenir une solution très intéressante.

Après la bombe lancée par Renaud Lavoie, il devient de plus en plus difficile de prétendre que Montréal n’est pas une véritable possibilité.

Pincez-nous quelqu'un, on croit rêver.

Carey Price, lui, fait un sale cauchemar.