Douche froide à Montréal: Sportsnet traite Chris Kreider de joueur toxique

Douche froide à Montréal: Sportsnet traite Chris Kreider de joueur toxique

David Garel
Le 2026-09-10

Ouch.

Alors que Montréal commençait à s’enflammer avec les informations de Renaud Lavoie concernant Chris Kreider, voilà qu’Éric Engels vient refroidir tout le monde. Et disons que le journaliste de Sportsnet n’a pas exactement décidé de pousser la rumeur dans le sens du Canadien.

Pourtant, sur la glace, le mariage est évident. Engels lui-même le reconnaît. À 35 ans, Kreider n’est plus le joueur dominant de ses meilleures années, mais il vient encore de produire 22 buts et 50 points en 75 matchs avec Anaheim, avant d’ajouter deux buts et cinq passes en 12 rencontres éliminatoires.

Il possède encore de la vitesse, du gabarit, du caractère, une présence devant le filet et cette capacité à marquer des buts dans les endroits difficiles.

Il n’a pas besoin qu’on lui garantisse une place sur la première unité d’avantage numérique pour accepter un rôle important. Sur papier, c’est exactement le genre de vétéran que Montréal pourrait ajouter sans sacrifier un seul espoir.

Mais Engels vient de rappeler quelque chose d’important : le hockey ne se joue pas uniquement sur la glace.

Et c’est là que la douche froide commence.

« Je ne suis pas convaincu qu’il sera à Montréal »

Après les commentaires de Renaud Lavoie, la machine à rumeurs était partie à toute vitesse. Kreider veut revenir dans l’Est. Montréal serait intéressée. Martin St-Louis le connaît. Jeff Gorton le connaît. Jim Ramsay (le préparateur physique) le connaît. Le joueur pourrait devenir joueur autonome et contrôler sa prochaine destination. Les conditions sont réunies pour faire rêver Montréal.

Mais Engels vient de rejeter toutes les rumeurs.

Le Canadien ne devrait pas vouloir Kreider.

Son doute concerne tout ce qui vient avec le joueur.

Le fameux dossier « hors glace ».

Engels porte un jugement sur ce qui se passe dans son environnement hors glace. Il rappelle que les dirigeants d’une équipe doivent regarder beaucoup plus loin que les statistiques.

Kreider est un joueur parfait pour ton système, mais pas parfait pour ton vestiaire.

Tu peux avoir un gars de 20 buts, 50 points, six pieds trois pouces, capable de jouer en avantage numérique et de marquer en séries, puis découvrir qu’il n’est pas la personnalité idéale pour ton groupe.

Un peu plus et il traite Kreider de pomme pourrie.

Et dans le cas de Kreider, il existe justement un élément qui permet de poser des questions : la façon dont son aventure avec les Rangers s’est terminée.

Engels est de mauvaise foi.

C’est ici qu’il faut éviter de tomber dans le piège de transformer une séparation difficile en preuve que Kreider serait une « pomme pourrie ».

Si Kreider était véritablement un joueur impossible à gérer, comment aurait-il pu passer plus de dix saisons avec la même organisation?

Normalement, les joueurs qui deviennent des problèmes majeurs pour leur équipe finissent par être échangés.

Kreider, lui, a passé l’essentiel de sa carrière à New York. Il a disputé 928 matchs de saison régulière avec les Rangers avant son passage à Anaheim et a bâti une carrière extrêmement respectable dans cette organisation.

Transformer Chris Kreider en joueur toxique simplement parce qu’une relation professionnelle s’est terminée difficilement, est ridicule.

Les Rangers ne sont pas exactement reconnus pour toujours bien gérer leurs joueurs.

Chris Drury est le problème, tout le monde le sait

La relation entre plusieurs joueurs et la direction des Rangers a connu suffisamment de turbulences pour savoir que la pomme pourrie... est le DG...

Classer Kreider dans la catégorie des joueurs à éviter est une blague.

Renaud Lavoie a lancé une bombe en laissant entendre que le Canadien pourrait être une destination sérieuse pour Kreider et que le joueur a toujours été intéressé par Montréal.

Éric Engels vient jeter une douche froide sur l'excitation provinciale.

Espérons que ce ne soit qu’une petite éclaboussure.

Parce que sur la glace, une chose demeure incontestable :

Chris Kreider et le Canadien de Montréal, ça fit en maudit.