Dossier brûlant : Zachary Bolduc et Martin St-Louis au cœur d’un malaise

Dossier brûlant : Zachary Bolduc et Martin St-Louis au cœur d’un malaise

William Petit Lemay
Le 2026-09-01

Le dossier Zachary Bolduc prend une tournure particulièrement intéressante à Montréal. Alors que les négociations contractuelles se poursuivent, une autre question s’installe au centre des discussions : quel rôle le jeune attaquant aura-t-il réellement avec le Canadien?

Selon les informations rapportées par Anthony Martineau de TVA Sports, Bolduc souhaite s’engager avec le CH, idéalement pour plusieurs saisons. Son désir de rester à Montréal ne fait pas de doute. Le jeune Québécois veut porter le chandail de son enfance et participer aux succès de l’équipe.

Son message serait toutefois beaucoup plus précis concernant son utilisation.

Bolduc veut avoir la possibilité de jouer selon son véritable ADN, celui d’un joueur offensif.

Cette demande prend tout son sens lorsqu’on regarde sa dernière saison. Le numéro 76 a commencé la campagne avec beaucoup de promesses. Il a obtenu des occasions sur le premier trio et a même été utilisé sur la première unité d’avantage numérique. Son tir a rapidement attiré l’attention, tout comme son énergie et sa capacité à terminer ses mises en échec.

Puis, son rôle a progressivement diminué.

Bolduc s’est retrouvé sur des trios moins offensifs et son temps de glace a chuté. Parmi les attaquants toujours avec le Canadien, il a été le moins utilisé la saison dernière, avec seulement 13 minutes et 38 secondes par rencontre.

C’est précisément cette situation qui pourrait expliquer une partie des discussions actuelles.

Bolduc ne négocie pas seulement un salaire. Il doit aussi comprendre quelle place Martin St-Louis souhaite lui accorder dans son système. Le jeune attaquant veut savoir s’il existe véritablement un chemin vers un rôle offensif à Montréal.

Le débat est déjà bien présent chez les partisans.

Certains voient Bolduc comme un joueur capable de devenir un marqueur important s’il reçoit les bonnes responsabilités. D’autres le placent déjà dans une projection de quatrième trio. Cette deuxième vision mérite toutefois d’être questionnée.

Bolduc possède un tir qui peut faire des dégâts. Il apporte de l’énergie. Son échec avant peut créer des revirements. Il n’hésite pas à jouer avec intensité et possède cette petite dose de caractère qui peut changer le rythme d’une présence.

Le problème n’est donc peut-être pas son talent, mais plutôt l’utilisation qu’on en fait.

Martin St-Louis devra trouver une façon de maximiser ce que Bolduc peut apporter. Un joueur offensif a besoin de partenaires capables de lui donner des rondelles dans de bonnes situations. Dans cette optique, une éventuelle association avec un joueur comme Ivan Demidov pourrait devenir intéressante.

Demidov possède justement les qualités de passeur et de créateur qui pourraient permettre à Bolduc de profiter de son tir. Rien ne garantit toutefois qu’une telle combinaison sera utilisée par St-Louis. Cette décision appartiendra entièrement à l’entraîneur.

Eric Engels a d’ailleurs livré une lecture intéressante du dossier chez Sportsnet. Selon lui, un contrat de trois ans autour de quatre millions de dollars par saison pourrait représenter une avenue logique. Il croit également que l’entente pourrait être conclue avant le début du camp.

La durée du contrat pourrait donc devenir importante pour les deux camps. Une entente de trois ou quatre ans donnerait à Bolduc une certaine sécurité tout en lui permettant de revenir négocier plus tard avec une valeur différente.

Pour le moment, aucune clause garantissant un rôle précis n’a été confirmée. Il faut donc rester prudent avec l’idée de conditions imposées par le joueur.

Une chose reste toutefois claire : Bolduc veut savoir où il s’en va.

Le Canadien croit toujours en lui. Bolduc veut rester. Martin St-Louis devra maintenant trouver la meilleure façon de faire coïncider ces deux réalités.

Le malaise pourrait finalement venir d’une simple question : quelle place veut-on réellement donner à Zachary Bolduc à Montréal?

À suivre...