Contrat de Zachary Bolduc: énorme revirement de situation

Contrat de Zachary Bolduc: énorme revirement de situation

David Garel
Le 2026-07-04

Le contrat de Mavrik Bourque change complètement les négociations de Zachary Bolduc

Quel revirement de situation.

Pendant des semaines, on avait l’impression que Zachary Bolduc avait perdu une fortune en arrivant à Montréal.

Les projections d’AFP Analytics parlaient autrefois d’un contrat de sept ans évalué à plus de 42 millions de dollars alors qu'il jouait sur la première unité d'avantage numérique à St-Louis.

À l’époque, plusieurs jugeaient cette projection réaliste.

Aujourd’hui?

Après une saison de 12 buts et 30 points en 78 matchs, plusieurs croyaient que cette projection appartenait au passé. Kent Hughes semblait avoir toutes les cartes en main.

Bolduc n’avait pas explosé offensivement.

Martin St-Louis ne lui avait jamais offert un véritable rôle offensif.

Le Québécois jouait parfois huit ou neuf minutes par rencontre.

Il n’a pratiquement jamais obtenu une vraie audition avec Ivan Demidov.

Il est même passé d’un premier avantage numérique alimenté par Robert Thomas à un rôle beaucoup plus effacé dans la hiérarchie montréalaise.

Bref, tout indiquait qu’il allait devoir accepter un contrat-pont beaucoup plus modeste.

Puis…

Le marché est devenu complètement fou.

Et c’est Mavrik Bourque qui vient peut-être de changer toute la négociation.

Le jeune attaquant québécois vient de signer six ans à 5,5 millions de dollars par saison.

Wow.

Comment expliquer un tel contrat?

On parle d’un joueur de 24 ans.

156 matchs dans la LNH.

66 points.

31 buts.

Sa meilleure saison?

41 points.

C’est tout.

Pourtant, il vient d’obtenir 33 millions de dollars garantis.

Le message envoyé aux agents est immense.

Les directeurs généraux ne paient plus seulement la production actuelle.

Ils paient le potentiel.

Ils paient ce qu’un joueur pourrait devenir dans trois ou quatre ans.

Et c’est exactement l’argument que le clan Bolduc utilisera devant Kent Hughes.

Oui, Bolduc n’a produit que 30 points.

Mais dans quelles conditions?

Jamais installé sur un vrai top-6.

Jamais utilisé de façon constante avec les meilleurs éléments offensifs.

Jamais placé dans une situation idéale pour faire exploser son talent.

Son agent pourra facilement soutenir que sa production a davantage été freinée par son utilisation que par son potentiel offensif.

Et soudainement, les anciennes projections de 42 millions ne paraissent plus complètement farfelues.

Personne ne parle aujourd’hui d’un contrat de sept ans à plus de 42 millions.

Cette réalité a changé.

Mais le contrat de Bourque vient clairement faire monter les enchères.

Parce que si un joueur de 66 points en carrière obtient déjà 5,5 millions par année, comment convaincre Zachary Bolduc qu’il doit accepter beaucoup moins?

75 points en 175 matchs. Quasiment les mêmes stats que Bourque, mais la réalité est que Bolduc est beaucoup plus complet en terme de robustesse.

Il est un poids lourd en série.

Voilà tout le défi de Kent Hughes.

Le DG du Canadien garde un avantage important.

Bolduc demeure joueur autonome avec compensation.

Le Canadien contrôle toujours le processus.

Mais le marché, lui, vient d’enlever une bonne partie de son levier.

Et il y a un autre élément qui ne peut plus être ignoré.

Les offres hostiles sont de retour dans la LNH.

Après Barrett Hayton.

Après Leo Carlsson.

Après les révélations de Darren Dreger selon lesquelles quatre équipes ont déposé une offre hostile à Carlsson.

Les agents sentent que le vent est en train de tourner.

Est-ce qu’une équipe déposera une offre hostile à Zachary Bolduc?

Ce scénario demeure peu probable.

Mais il y a quelques semaines, plusieurs disaient exactement la même chose pour Leo Carlsson.

Le simple fait que cette possibilité existe redonne du pouvoir au clan Bolduc.

Il y a un mois, plusieurs affirmaient qu’il avait perdu des dizaines de millions de dollars en arrivant à Montréal.

Aujourd’hui, le marché vient de rappeler une vérité que Kent Hughes connaît mieux que personne.

Les prix explosent.

Et chaque nouveau contrat signé ailleurs dans la LNH rend la prochaine négociation du Canadien un peu plus compliquée.