Comparaison choc : Patrice Brisebois voit un dangereux parallèle entre lui et Cole Caufield

Comparaison choc : Patrice Brisebois voit un dangereux parallèle entre lui et Cole Caufield

Par William Petit Lemay le 2026-05-07

Le témoignage livré par Patrice Brisebois cette semaine vient de prendre une dimension inquiétante à Montréal.

Quand l’ancien défenseur du Canadien affirme que la pression montréalaise ne l’a pas seulement « cassé », mais carrément « détruit », impossible de ne pas penser immédiatement à Cole Caufield.

Le parallèle saute aux yeux.

Depuis le début des séries, l’attaquant du Canadien traverse une période complètement cauchemardesque. Huit matchs sans produire offensivement. Huit matchs où son impact devient pratiquement invisible à cinq contre cinq. Huit matchs où le bruit autour de lui devient assourdissant.

À Montréal, un marqueur de 51 buts ne peut pas disparaître sans provoquer une tempête.

Les réseaux sociaux débordent de critiques. Certains internautes vont même jusqu’à publier des montages de Cole Caufield en fantôme tellement il semble absent offensivement depuis le début de cette série contre Buffalo.

Le problème, c’est qu’on commence aussi à sentir que tout ça entre dans sa tête.

Son langage corporel change. Ses réponses devant les médias deviennent plus sèches. Son regard raconte l’histoire d’un joueur qui entend tout ce qui se dit sur lui présentement.

Quand Patrice Brisebois raconte avoir vécu « une année d’enfer » après avoir été hué au Centre Bell, le message rejoint directement ce que Caufield semble traverser actuellement.

Brisebois a expliqué à quel point cette pression avait détruit plusieurs sphères de sa vie personnelle. Il a aussi rappelé qu’à Montréal, tout devient immense. Trois victoires et les joueurs deviennent des héros. Trois défaites et toute la province veut échanger l’équipe complète.

C’est exactement ce que vit Caufield en ce moment.

Il y a quelques semaines à peine, il était l’un des visages de l’organisation. Aujourd’hui, une partie des partisans remet son implication physique en question. D’autres réclament qu’on le sépare de Nick Suzuki. Certains vont même jusqu’à l’inclure dans des scénarios complètement absurdes impliquant Connor McDavid.

Pour un joueur qui carbure normalement à la confiance, ce climat devient dangereux.

Encore plus lorsqu’on regarde son entrevue après l’entraînement optionnel cette semaine.

Caufield tentait de garder le contrôle devant les journalistes, mais sa frustration transperçait chacune de ses réponses. Il reconnaissait lui-même que son niveau de jeu n’était « probablement pas là où il veut être ». Il répétait qu’il essayait maintenant de contribuer autrement, de gagner des batailles, de mieux défendre, de créer de l’énergie.

Ce discours ressemblait davantage à celui d’un joueur qui tente de survivre mentalement qu’à celui d’un franc-tireur capable de changer un match à lui seul.

C’est exactement pour cette raison que les paroles de Patrice Brisebois deviennent si puissantes aujourd’hui.

L’ancien défenseur du Canadien ne parlait pas seulement de hockey. Il parlait des conséquences humaines derrière cette machine médiatique unique qu’est Montréal.

Il parlait des blessures invisibles.

Des nuits où tu lis les critiques.

Des moments où tu commences à douter de toi-même.

Des périodes où chaque erreur devient un poids impossible à porter.

Cole Caufield n’a évidemment rien laissé paraître publiquement jusqu’à maintenant. Mais plus les matchs avancent, plus on sent un joueur écrasé par le bruit extérieur.

Le pire dans tout ça, c’est que Montréal peut devenir l’endroit parfait pour te faire exploser… ou pour te détruire complètement.

Patrice Brisebois en sait quelque chose.

Et aujourd’hui, en regardant Cole Caufield lutter devant toute la province, il semble reconnaître une douleur qu’il n’a jamais vraiment oubliée.