Le monde du hockey senior québécois est sur le choc.
Personne ne pensait réellement que la Ligue nord-américaine de hockey irait jusque-là. Une suspension? Peut-être. Une lourde amende? Possiblement. Des sanctions individuelles? Ça se discutait. Mais l’expulsion et la dissolution complète des Pétroliers de Laval? Peu de gens avaient vu venir un geste aussi radical.
Et pourtant, c’est maintenant officiel : les gouverneurs des équipes membres de la LNAH ont voté en faveur de l’expulsion de l’organisation lavalloise. Une décision historique et tellement brutale. La nouvelle fait énormément réagir partout au Québec.
On ne parle pas d’une petite organisation anonyme ici. On parle des Pétroliers de Laval. Une équipe iconique du hockey senior québécois. Une organisation qui faisait parler, qui attirait l’attention, qui remplissait les amphithéâtres et qui divisait les amateurs comme peu d’équipes savent le faire.
Les aimer ou les détester, c’était impossible de rester indifférent aux Pétroliers.
Oui, il y a eu la controverse.
Oui, les images de célébration après le championnat ont choqué énormément de gens. Voir la Coupe Gilles-Rousseau endommagée dans un vestiaire, voir cette fameuse descente du coude devenue virale, ça a créé un malaise immense.
La ligue, déjà fragilisée par une réputation parfois difficile à contrôler, a jugé que les gestes avaient porté atteinte à son image, à son intégrité et à ses traditions.
La LNAH a voulu envoyer un message clair : certains gestes ne seront plus tolérés.
Mais malgré tout, plusieurs trouvent encore aujourd’hui que la punition est complètement disproportionnée.
Soyons honnêtes : il y a quelque chose de profondément troublant dans cette décision.
On parle d’effacer une concession entière. D’effacer une équipe championne. D’effacer une organisation qui faisait partie de l’identité moderne de la ligue.
C’est intense.
Au final, ce ne sont pas seulement les dirigeants qui écopent. Ce sont aussi les joueurs, les employés, les bénévoles, les commanditaires, les familles et surtout les partisans qui n’avaient rien demandé à personne. Des gens qui ont suivi cette équipe partout, qui ont payé leurs billets, qui ont défendu leurs couleurs et qui se réveillent aujourd’hui avec le sentiment qu’on vient de leur arracher quelque chose.
On va le dire franchement : nous, on trouve ça ridicule.
Qu’on impose une sanction majeure, parfait. Qu’on suspende l’organisation temporairement, on pouvait comprendre. Qu’on exige des excuses publiques, des changements internes, une restructuration, même une saison complète de probation, ça se défendait.
Mais dissoudre complètement les Pétroliers?
Wow.
C’est sans pitié.
Il faut aussi avoir un peu de perspective. La LNAH n’est pas une ligue parfaite. Elle a vécu sa part de controverses à travers les années. Des incidents, des bagarres, des débordements, des situations embarrassantes, il y en a déjà eu. Et pourtant, jamais une décision d’une telle ampleur n’avait frappé aussi fort.
Il y a donc une question qui circule partout aujourd’hui : est-ce que la ligue vient d’aller trop loin?
Certains diront que oui. D’autres diront qu’il fallait absolument protéger la crédibilité du circuit après un épisode devenu viral à travers le Québec.
Mais une chose est certaine : le choc est immense.
Peu importe notre opinion sur les images, peu importe notre opinion sur les célébrations ou sur l’organisation elle-même, voir les Pétroliers de Laval disparaître du paysage du hockey senior québécois laisse un vide énorme.
Et surtout, un sentiment étrange.
Celui d’avoir assisté à une injustice. La question à un million de dollars: si cela avait été une autre équipe, la punition aurait-elle été sévère.
Poser la question, c'est y répondre.
