Colère dans le studio de TVA Sports: Maxim Lapierre anéantit Juraj Slafkovsky

Colère dans le studio de TVA Sports: Maxim Lapierre anéantit Juraj Slafkovsky

Par David Garel le 2026-05-16

Maxim Lapierre n’a pas seulement critiqué les Canadiens de Montréal après l’humiliation de 8-3.

Il a pratiquement lancé une alarme incendie.

Ouch.

Quelle sortie publique. Et il a raison sur toute la ligne.

Cette fois, le message ne visait pas les arbitres. Ni la malchance. Ni un mauvais bond. Ni un gardien. Maxim Lapierre a regardé la prestation du CH droit dans les yeux et il a dit tout haut ce que plusieurs partisans commençaient déjà à penser : quelque chose ne tourne plus rond dans cette équipe depuis plusieurs matchs.

Sa frustration sautait littéralement à travers l’écran.

« Je vais juste prendre le mot que "je t’en batince". Je vais l’arrêter là parce que j’aurais d’autres mots à dire. Je suis déçu. De l’effort. »

Wow. Lapierre était en furie à l'intérieur. Il essayait tant bien que mal de calmer sa colère:

Selon lui, l'effort était honteux.

Lapierre n’a pas parlé d’un accident de parcours. Il a dressé une liste complète de signaux d’alarme qui s’accumulent depuis un bon moment.

Le match numéro 7 contre le Lightning de Tampa Bay?

« On l’a volé. Neuf lancers au filet. »

Le premier match contre Buffalo?

« On a dit : c’est un nouveau style de jeu, il faut s’adapter. »

Le match numéro quatre au Centre Bell?

« On disait entre les périodes que les deux équipes ne voulaient pas gagner. »

Le début du match numéro cinq?

« C’était dramatique. »

Et maintenant ça.

Une dégelée de 8-3 à domicile. Une occasion de finir la série. Un Centre Bell prêt à exploser… puis sept buts sans riposte.

« Sept buts sans riposte ce soir. Sept. Inacceptable. Inacceptable. »

Le plus inquiétant dans tout ça? Antoine Roussel et Lapierre avaient la même lecture : Buffalo a fini par jouer avec une équipe trop confortable.

Une équipe qui pensait que l'affaire était pliée.

« Au deuxième entracte, c’est comme si on s’était assis sur le banc puis on pensait que c’était dans la poche », a lancé Lapierre.

Pendant que les Canadiens se relâchaient, les vedettes des Sabres se sont réveillées.

Tage Thompson, silencieux une bonne partie de la série?

Quatre points.

Rasmus Dahlin?

Cinq points.

« Toute la série, on disait que Thompson n’était pas très bon. Un soir, il a quatre points pareil. Dahlin n’avait pas vraiment apparu. Ce soir, il a cinq points. Leurs meilleurs joueurs ont été les meilleurs. Ils ont dicté le ton. »

Mais le passage le plus dur concerne directement Juraj Slafkovský.

Et Maxim Lapierre n’a pris aucun détour.

Il croit clairement qu’il ne devrait plus jouer sur le premier trio.

« Je pense qu’il est temps de regarder cela et de dire : man, merci pour tout ce que tu as fait à date… tu vas baisser de trio. »

ReOuch.

Ce n’est pas une critique légère.

Surtout venant d’un ancien joueur reconnu pour défendre les gars dans les moments difficiles.

Lapierre croit sincèrement que quelque chose ne va pas physiquement avec Slafkovský.

« Ça paraît qu’il est blessé. »

Il veut dire... commotionné...

Il rappelle tous les coups reçus contre le Lightning de Tampa Bay. Les contacts au centre de la glace. Les séquences où Slafkovský joue comme un gars qui hésite.

« Il est magané. Je ne sais pas ce qu’il a, mais il n’est pas lui-même. »

Et quand Lapierre commence à décrire le Slafkovský actuel, le portrait devient franchement inquiétant.

Le gars qui protégeait les rondelles.

Le gars pesant sur l’échec avant.

Le gars qui imposait sa présence physique.

Tout ça paraît disparu.

« Son début de match, c’est trois revirements pareils sur la même présence », a souligné Antoine Roussel.

Lapierre a ajouté un détail qui fait mal : quand Slafkovský traverse une mauvaise séquence, il a tendance à complexifier son jeu au lieu de le simplifier.

« Sa façon de faire quand ça va moins bien, c’est de vouloir en faire plus. Vouloir avoir plus la rondelle. Ce n’est pas nécessairement la réponse. »

Ce soir, Martin St-Louis a été un coach soft, lui qui n'a fait aucun changement de trio.

Pendant des mois, sa patience a souvent été récompensée. Il a laissé ses joueurs traverser les tempêtes. Il a gardé confiance.

Mais après une humiliation de 8-3?

Après un premier trio qui donne l’impression de tirer l’équipe vers le bas?

Après une soirée où Slafkovský ressemblait à une fraction du joueur qu’il était il y a quelques semaines?

La vraie question arrive.

Martin St-Louis a-t-il encore le luxe d’être patient?

Ou est-ce que Lindy Ruff vient tout simplement de lui donner une leçon de coaching en forçant enfin les ajustements que Buffalo attendait depuis le début de la série?

Lundi soir à Buffalo, il n’y aura plus de place pour les excuses.

St-Louis est mieux de se réveiller... sinon Lapierre va sauter une vraie coche...