Juraj Slafkovsky vit la honte de sa vie: la pire soirée de son existence

Juraj Slafkovsky vit la honte de sa vie: la pire soirée de son existence

Par David Garel le 2026-05-16

Juraj Slafkovský vient peut-être de vivre la soirée la plus difficile de sa jeune carrière.

Dans un match où les Canadiens de Montréal avaient l’occasion d’éliminer les Sabres de Buffalo devant leur monde, avec une avance de 3-1 dans la série, tout a explosé. Une humiliation de 8-3 au Centre Bell. Des huées. Un amphithéâtre sidéré. Une équipe méconnaissable.

Et au cœur de la colère des partisans, un nom revient partout : Juraj Slafkovský.

Ce n’est jamais juste de faire porter une défaite de cette ampleur sur les épaules d’un seul joueur. Quand tu accordes huit buts à domicile dans un match de survie potentiel, les responsabilités sont collectives.

Martin St-Louis n’a pas trouvé de réponses. Les leaders ont été invisibles. Le groupe s’est écroulé mentalement après avoir pourtant amorcé la rencontre avec l’énergie qu’on attendait d’un club prêt à finir le travail.

Mais Slafkovský a offert une prestation impossible à ignorer tellement il a été atroce. Son revirement sur le premier but des Sabres nous lève le coeur:

Le premier but des Sabres donne déjà le ton. Revirement coûteux. Une gestion de rondelle hésitante. Une présence qui finit par coûter cher dans un match où Montréal ne pouvait absolument pas se permettre de donner du momentum à Buffalo.

La suite a été encore plus inquiétante.

Rondelles perdues à répétition. Décisions lentes. Plusieurs séquences où il a gardé la rondelle une fraction de seconde de trop, permettant aux Sabres de fermer l’espace. Des mises en échec évitées, ou du moins une présence physique presque absente pour un joueur de ce gabarit.

Voilà pourquoi les partisans du CH voient rouge. Ils ne sont plus capables de le sentir.

On parle d’un attaquant de sa stature, bâti pour imposer le respect, qui a parfois donné l’impression de jouer avec hésitation. Une main sur le bâton, des contacts écourtés, la tête souvent baissée en transportant la rondelle, au point où certaines mises en échec semblaient presque inévitables.

Les réseaux sociaux se sont rapidement enflammés.

Plusieurs parlent de son pire match en carrière. D’autres affirment qu’on a revu une version beaucoup plus maladroite du Slafkovský des débuts, celui qui semblait encore chercher son corps et son rythme dans la LNH.

Certains sont tellement fâchés qu'ils perdent la tête: ils vont jusqu’à réclamer qu'on le change pour Brendan Gallagher, qui au moins mouillerait son chandail de sueur par rapport à l'effort de Slaf.

Haha! Quand même pas.

Mais son match atroce est dur à ignorer.

Gallagher, imparfait techniquement, joue chaque présence comme si sa carrière en dépendait. Slafkovský, lui, a donné l’impression d’un joueur coincé dans sa tête, incapable d’imposer son rythme ou de simplifier son jeu quand le match dérapait.

Il faut aussi dire les choses sans pitié : depuis son très fort début de séries contre le Lightning de Tampa Bay, où il avait complètement volé la vedette offensivement, la suite a été beaucoup plus compliquée. La production a ralenti. L’impact physique aussi. Et surtout, cette confiance presque arrogante qu’on lui voyait par moments paraît s’être évaporée.

Clairement, il est commotionné depuis avoir été mis K-O par Brandon Hagel dans un combat à sens unique et avoir été détruit par Max Crozier d'une mise en échec dévastatrice.

Reste une vraie question, une question que Martin St-Louis devra se poser rapidement avant le match numéro sept : est-ce qu’on continue de lui donner exactement les mêmes responsabilités… ou est-ce qu’on lui enlève un peu de poids des épaules?

Il est temps de le descendre de trio.

Car samedi soir, le problème n’était pas seulement qu’il jouait mal.

Le problème, c’est qu’il avait l’air perdu dans un match qui demandait exactement le contraire.

Et dans un Centre Bell qui rêvait d’une qualification, les huées ont fini par raconter toute l’histoire.

Ouch.