Samedi soir. Centre Bell. Match numéro six. Une avance de 3-2 dans la série. L’occasion d’éliminer les Sabres de Buffalo devant une foule en délire.
Et les Canadiens de Montréal se font humilier 8-3.
Ce n'est pas ce qu'on appelle perdre.
On appelle ça... se faire humilier.
Un match sans urgence. Sans aucun effort. Sans réponse. Une équipe qui s’est complètement écroulée pendant près de deux périodes. Sept buts sans riposte. Des huées au Centre Bell. Une foule qui n’en revenait plus de ce qu’elle regardait.
Et après ça?
Martin St-Louis arrive devant les médias… et rit. (voir la vidéo plus loin dans l'article)
Crampé, il philosophe.
Il fait des jeux de mots.
Voilà pourquoi le Québec est sous le choc ce matin.
La réaction du coach... est inacceptable...
Après une telle débâcle, plusieurs s’attendaient à voir un entraîneur furieux. Un entraîneur qui protège son groupe publiquement, oui, mais qui laisse au moins transparaître un minimum de colère. Un minimum de frustration. Une émotion à la hauteur de ce qui venait de se produire.
À la place?
Un Martin St-Louis presque détaché.
« On n’a pas joué un bon match », a-t-il lancé calmement.
« On a eu des petits moments, mais pas beaucoup. On n’a pas été en contrôle longtemps. »
Ce n’était pas juste un mauvais match. C’était une équipe complètement dépassée dans le plus gros moment de sa saison.
Et pourtant, au lieu d’un ton plus dur, on est rapidement retombé dans le Martin St-Louis qui veut nous faire une leçon de vie à deux cennes,
« Ce sont des moments stressants pour les joueurs. Ils veulent le résultat. C’est bruyant, c’est beaucoup de chaos. Et ce soir, on n’a pas vu les choses claires à travers ce chaos. »
Ben oui toi.
Tu peux perdre un match numéro six.
Tu peux manquer une occasion de finir une série.
Mais te faire écraser 8-3 à la maison, dans un match où l’effort était digne d'un match pré-saison, où certains joueurs donnaient franchement l’impression d’être déjà en Caroline… ça commande peut-être autre chose qu’une réflexion presque zen sur l’apprentissage.
Le plus dérangeant est probablement arrivé à la toute fin de la conférence de presse.
Un journaliste lui demande d’où vient son fameux slogan : « Bounce Forward ».
Et Martin St-Louis part à rire.
« Rebondir en arrière, tu reviens où tu étais. Rebondir vers l’avant, tu avances. Physique. »
Rires forcés dans la salle. Chantal Machabée rit de manière superficielle pour protéger son coach. Les journalistes soumis à St-Louis rient de manière fake... pour être les ti-amis du roi Martin.
Cet extrait vidéo nous donne envie de tout casser:
Martin St. Louis kept it light after Game 6 with a physics lesson around his saying “Bounce forward.” 😂 pic.twitter.com/1fquzdndJv
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) May 17, 2026
Sérieusement?
Après une humiliation pareille?
Après une foule qui vient de huer son équipe?
Honte à Martin St-Louis... mais aussi aux journalistes.
Comment personne ne pousse davantage?
Comment personne ne pose une vraie question sur Juraj Slafkovský, qui vient possiblement de jouer le pire match de sa carrière?
On se croirait un mardi soir de novembre contre les Sharks de San Jose.
Et pendant ce temps, Martin St-Louis pense qu'il est dans le calendrier préparatoire:
« On gagne de l’expérience. C’est comme ça qu’on grandit. On l’a vécu et on a une autre occasion de le vivre. »
On ne veut pas entendre parler de croissance personnelle.
On veut voir un entraîneur en colère et insulté par l’effort de son équipe.
Et lui... rit...
Inacceptabe...
