Cole Caufield est en train de devenir le visage de la honte à Montréal.
Ce qui commence à faire très mal dans son cas, ce n’est même plus seulement son manque de production. C’est l’impression qu’il fuit complètement la bataille.
Après la défaite contre les Sabres de Buffalo, les réseaux sociaux ont explosé contre lui. Les critiques pleuvent de partout.
Même plusieurs analystes commencent à perdre patience. Maxim Lapierre l'a laissé tranquille ce soir après avoir été sur son dos depuis le début des séries. Mais il a quand même affirmé qu'il fallait le séparer de Nick Suzuki.
« Il faut accepter à un moment donné d’essayer quelque chose de nouveau. Tu veux créer offensivement à cinq contre cinq, ça fait quand même huit matchs. Il faut changer quelque chose. Suzuki-Caufield, il faut l’accepter. Même si ça fait cinq ans que ça marche… ça ne marche pas en ce moment. »
Patrick Lalime a embarqué immédiatement derrière lui. Et la critique devenait de plus en plus dur à entendre pour Caufield. On ne parlait plus seulement d’une séquence difficile. On parlait d’un joueur de 51 buts qui est devenu invisible à cinq contre cinq.
« Il attend l’avantage numérique. Il n’est pas un facteur. Il perd toutes ses batailles. Il ne veut pas la rondelle. Il n'est pas confiant.»
Antoine Roussel est même allé encore plus loin en comparant directement Caufield à Zach Benson, qui a complètement dominé le Canadien physiquement mercredi soir.
« Benson, il fonce au filet. Il fonce dans les coins de patinoire. Il est tenace. Il mord dans la rondelle. Il la veut. C’est ça la différence. »
Et pendant que TVA Sports démontait le match de Caufield en direct, Kirby Dach recevait exactement les fleurs que Caufield n’était plus capable d’aller chercher lui-même.
« Lui, il voulait la rondelle ce soir. On voyait qu’il voulait faire la différence. »
D’un côté, un Dach qui attaquait le centre de la glace, qui transportait la rondelle avec autorité, qui allait au filet. De l’autre, Caufield qui se cachait comme un lâche.
Quand toute une province commence à remettre en question ton intensité, ton courage dans les coins et même ton duo avec ton meilleur ami Nick Suzuki… le malaise devient un cauchemar.
Surtout quand Caufield se cache pour ne pas parler aux médias après le match.
Chaque fois que les Sabres ferment l’espace, chaque fois qu’un gros défenseur s’approche, chaque fois qu’un joueur arrive en échec avant… Caufield disparaît presque instantanément.
Quand Caufield s'est fait sonner par Jordan Greenway, il a disparu.
Et bien il a aussi disparu quand les caméras sont arrivés dans le vestiaire du CH.
Il évite les contacts sur la glace... et à l'extérieur...
Face aux géants des Sabres, il avait l’air minuscule mercredi soir.
Buffalo jouait comme une équipe d’hommes lourds, agressifs et confiants. Montréal ressemblait à un groupe de jeunes qui découvraient ce niveau de robustesse pour la première fois. Et Caufield incarnait parfaitement cette peur au ventre.
Les Sabres avaient pourtant annoncé leurs couleur avant le match.
Ils avaient promis qu’il allaient frapper tout ce qui bougeait. Et il l’ont fait.
Et Caufield semblait paralysé chaque fois qu'un joueur des Sabres arrivait proche de lui.
Le buteur ne voulait jamais aller dans le coin pour ne payer le prix.
Le plus gênant?
Même en avantage numérique, son impact devient de plus en plus limité. Buffalo ferme les lignes de tir rapidement, joue physique sur lui immédiatement et Caufield semble incapable de trouver une réponse.
Pendant ce temps, les Sabres jouaient avec confiance, vitesse et agressivité. Lindy Ruff avait parlé avant le match de l’importance de ne pas être paralysé par la pression à domicile.
Son équipe a répondu parfaitement. Buffalo attaquait en vague, profitait des revirements du Canadien et imposait son rythme physique dès les premières minutes.
Montréal, lui, semblait constamment sur les talons.
Et quand ton marqueur élite devient invisible dans ce genre de match, ça devient impossible à ignorer.
Le malaise devient encore plus énorme quand le nom de Caufield circule maintenant dans des discussions hypothétiques impliquant Connor McDavid.
Elliotte Friedman continue d'affirmer que le Canadien de Montréal serait grand favori si les Oilers décident d'échanger le meilleur joueur au monde.
Mathias Brunet accepterait d'envoyer Caufield, Michael Hage et deux hoix de 1re ronde pour commencer les négociations.
Wow.
Parce que plusieurs partisans regardent cette série et se posent la même question :
Est-ce qu’un joueur de la taille de Caufield peut réellement survivre quand le hockey devient aussi lourd physiquement?
Surtout contre une équipe comme Buffalo qui possède des monstres physiques partout dans son alignement.
Pour l’instant, la réponse fait très mal au Canadien.
