Échange tendu entre Jakub Dobeš et Alexandre Carrier: ça chauffe dans la chambre du CH

Échange tendu entre Jakub Dobeš et Alexandre Carrier: ça chauffe dans la chambre du CH

Par David Garel le 2026-05-07

Jakub Dobeš avait réussi, pendant plusieurs semaines, à complètement changer la perception autour de lui à Montréal.

Le gardien émotif, nerveux, intense, qui regardait ses défenseurs avec frustration après certains buts accordés, semblait avoir disparu. On voyait un gardien calme, stable, centré, beaucoup plus mature dans sa façon de gérer l’adversité.

Mais mercredi soir à Buffalo, plusieurs vieux réflexes ont soudainement refait surface.

Et ça commençait à ressembler dangereusement au Dobeš du début de saison.

Le moment le plus flagrant est évidemment arrivé sur le but de Jordan Greenway.

Toute la séquence racontait exactement pourquoi les Sabres représentent un cauchemar pour le Canadien. Une relance ultra rapide de Mattias Samuelsson. Une transition éclair. Puis Greenway qui traverse la zone neutre avec vitesse avant de décocher un tir violent pendant qu’Alexandre Carrier reculait presque jusqu’à Jakub Dobeš.

Après le but, les caméras ont immédiatement capté la réaction du gardien tchèque.

Le regard vers son défenseur.

Les gestes avec la mitaine.

Les yeux levés au ciel.

La frustration visible.

Puis après le match, on a vu Dobeš et Carrier discuter longuement dans les corridors du KeyBank Center. L’échange semblait explosif, et la séquence du but était clairement au centre de la discussion. Dobeš mimait encore le geste de la mitaine comme pour expliquer ce qu’il aurait voulu voir devant lui.

Et c’est exactement là que le malaise commence.

Parce qu’à Montréal, plusieurs avaient justement remarqué cette tendance chez lui plus tôt cette saison. Après certains buts, il regardait ses défenseurs. Il lançait des gestes. Il semblait parfois vouloir démontrer qu’il avait été abandonné par le jeu devant lui.

Quand l’équipe gagnait, tout le monde trouvait ça émotif.

Quand l’équipe se fait complètement manger comme mercredi soir, ça devient beaucoup plus délicat.

Surtout que le Canadien ne s’est pas fait battre uniquement à cause d’Alexandre Carrier.

Le Canadien s’est fait détruire collectivement par la vitesse de transition des Sabres.

Les revirements étaient partout.

Les batailles le long des bandes étaient perdues.

La gestion de rondelle était chaotique.

Les défenseurs de Buffalo entraient constamment dans l’attaque avec espace et confiance.

Martin St-Louis lui-même l’a reconnu indirectement quand il a parlé des nombreuses rondelles perdues en territoire neutre et des séquences où Buffalo obtenait trop d’espace pour exécuter ses jeux.

Et honnêtement, Dobeš lui aussi doit regarder son propre match.

Oui, Carrier lui a laissé beaucoup d’espace sur Greenway.

Oui, Buffalo arrivait en vagues.

Oui, le Canadien avait l’air dépassé physiquement, surtout avec Greenway qui frappait tout ce qui bougeait comme un train.

Mais le gardien doit aussi arrêter de toujours chercher un responsable devant lui quand les choses tournent mal.

On gagne ensemble.

On perd ensemble.

Et quand ton langage corporel commence à pointer les défenseurs après certains buts, ça crée rapidement des tensions dans une équipe. Surtout dans une série aussi physique et émotionnelle.

Le plus inquiétant dans tout ça, c’est que Buffalo semble avoir trouvé exactement comment déranger Montréal mentalement.

Les Sabres jouent vite.

Ils relancent immédiatement.

Ils attaquent le centre.

Ils imposent leur robustesse.

Et le Canadien commence déjà à montrer des signes de frustration.

Même Martin St-Louis devra rapidement ajuster plusieurs choses. Buffalo n’est pas Tampa Bay. Les Sabres donnent plus d’espace offensivement, mais ils punissent chaque erreur à une vitesse terrifiante. Et quand le Canadien commence à paniquer avec la rondelle, cette équipe devient dangereuse immédiatement.

Mercredi soir, Montréal ressemblait à un club constamment en réaction plutôt qu’en contrôle.

Et Dobeš, lui, doit faire attention.

Il avait gagné énormément de crédibilité depuis quelques mois grâce à son calme et sa stabilité mentale.

S’il recommence à regarder ses défenseurs après chaque gros but accordé, le vieux narratif va revenir très vite autour de lui.

Va-t-on revoir Jacob Fowler durant cette série? Lui ne regarde jamais ses défenseurs avec de gros yeux...