Chris Kreider lâche une bombe sur son avenir à Montréal : Kent Hughes écoute
Chris Kreider. Gettyimages

Chris Kreider lâche une bombe sur son avenir à Montréal : Kent Hughes écoute

André Soueidan
Le 2026-09-27

Une simple blague sur un petit cercle d’amitié après les matchs vient peut-être de donner beaucoup plus de matière aux partisans du Canadien que prévu.

Chris Kreider n’a pas été directement questionné sur son prochain contrat, ni sur son désir de rester à Montréal… pourtant, une petite phrase prononcée avec le sourire suffit déjà à faire travailler l’imagination.

La scène s’est produite après la rencontre, alors que les journalistes s’intéressaient à cette drôle de tradition qui commence à prendre forme chez le Canadien.

Après les matchs, certains joueurs se regroupent sur la glace, se tiennent par les épaules et forment un cercle avant de rentrer au vestiaire.

Kreider s’est retrouvé au milieu de cette petite confrérie presque sans savoir comment il y était arrivé.

Lorsqu’un journaliste lui demande comment il s’est retrouvé dans ce « petit cercle d’amitié », sa réponse est aussi spontanée que sympathique :

« Je n’en ai aucune idée. Je me suis simplement fait entraîner là-dedans. Apparemment, aujourd’hui, j’ai appris que je m’étais accroupi trop bas lors du dernier match. Je ne me suis pas accroupi assez bas, alors je ne sais pas. J’apprends. »

Le journaliste poursuit en lui demandant ce qu’il pense de cette drôle de tradition.

Kreider ne cherche pas à fabriquer une grande réponse.

Il joue le jeu, admet qu’il est encore un peu perdu et lance :

« Je ne sais pas. Je suis confus.. »

Puis vient la petite blague qui change complètement la couleur de l’échange.

On lui rappelle qu’il dispose de 84 matchs pour comprendre le fonctionnement de cette nouvelle tradition montréalaise. Kreider sourit et répond simplement :

« J’espère qu’il y en aura beaucoup plus. »

Et voilà.

Une phrase de quelques mots… mais qui prend une autre dimension lorsqu’on se rappelle que Chris Kreider a signé un contrat d’une seule saison avec le Canadien.

Évidemment, dans l’immédiat, la réponse peut parfaitement être comprise comme une référence aux séries éliminatoires.

Si Montréal connaît une longue route au printemps, le vétéran aura effectivement beaucoup plus que 84 matchs à disputer. Ce serait la lecture la plus simple, et elle est parfaitement logique.

Mais difficile de ne pas remarquer la deuxième possibilité.

Kreider parle depuis le début de son arrivée de son confort avec le groupe.

Lorsqu’on lui a demandé ce qui l’impressionnait le plus chez le Canadien, il n’a même pas commencé par parler du talent ou du système. Il a parlé des personnes, de l’ambiance et de la culture.

« Ce sont vraiment de bonnes personnes. J’aime vraiment être avec eux. C’est un très bon groupe, avec une très bonne culture. Ce n’est pas facile à bâtir et ce n’est pas quelque chose qu’il faut tenir pour acquis. »

Puis il a expliqué que les joueurs travaillent fort, arrivent tôt sur la glace, restent tard et prennent tout de même le temps d’avoir du plaisir ensemble.

Quelques minutes plus tard, il a également décrit Martin St-Louis comme le même homme qu’il connaissait lorsqu’il était joueur : « Authentique, constant, sincère. »

Tout ça donne une saveur particulière à cette fameuse phrase sur les 84 matchs.

Kreider est arrivé à Montréal pour une seule saison. Pourtant, il parle déjà comme un joueur qui apprécie profondément l’environnement dans lequel il vient d’atterrir.

Il participe aux petits rituels du vestiaire, il se rapproche de ses nouveaux coéquipiers, il s’intègre à une culture qu’il semble apprécier et il commence tranquillement à prendre sa place sur la glace.

Alors oui, peut-être qu’il parlait simplement des séries.

Mais lorsqu’un joueur sous contrat pour une seule saison répond spontanément qu’il espère avoir beaucoup plus que les 84 matchs prévus, impossible de ne pas tendre l’oreille.

Surtout lorsqu’il vient tout juste d’expliquer à quel point il aime déjà le groupe auquel il appartient.

Kent Hughes et Jeff Gorton n’ont évidemment reçu aucune demande officielle de prolongation dans cette entrevue. Kreider n’a pas déclaré qu’il voulait signer un nouveau contrat.

Il n’a pas non plus promis qu’il voulait terminer sa carrière à Montréal. Ce serait aller beaucoup trop loin.

Mais le message implicite, lui, peut difficilement passer complètement sous le radar : Chris Kreider ne semble pas pressé de quitter cette nouvelle famille.

La vidéo de cette séquence mérite donc d’être revue avec attention… parce qu’une blague sur un cercle d’amitié vient peut-être de donner aux dirigeants du Canadien une première indication sur ce que leur nouvelle acquisition aimerait vivre après cette saison.

Et si les 84 matchs ne sont qu’un début pour Kreider, Kent Hughes sait maintenant qu’il faudra peut-être commencer à écouter très attentivement.

À suivre…