Brique sur la tête de Florian Xhekaj: Kent Hughes confirme son retour à Laval
Kent Hughes et Florian Xhekaj. Captures d'écran-youtube

Brique sur la tête de Florian Xhekaj: Kent Hughes confirme son retour à Laval

David Garel
Le 2026-09-25

Pauvre Arber Xhekaj. Le gars se fait ramasser de tous les côtés depuis des mois, et hier soir, c’est son propre directeur général qui lui a envoyé une autre brique sur la tête.

Kent Hughes était à L’Antichambre et, quelques jours avant le début de la saison, Luc Bellemare lui a posé une question parfaitement légitime sur le fameux « papier sablé » du Canadien.

Une question qui touche directement à Florian Xhekaj, à Arber Xhekaj et à cette impression persistante que Montréal manque encore de robustesse lorsque les séries deviennent difficiles.

Et Hughes a répondu en parlant de Logan Stankoven et de Lane Hutson.

« On dit papier sablé, mais je pense que c’est plus la compétitivité. Stankoven est 5’6, mais il a du chien, il est tellement compétitif. Lane Hutson peut rentrer dans le coin avec un gars de 6’4 et 230 livres et sortir avec la rondelle. »

Merci, bonsoir. Kent Hughes vient de nous confimer que Florian Xhekaj sera envoyé à Laval.

C’est exactement ce genre de réponse qui nous fait comprendre que le Canadien ne changera jamais sur cet aspect-là.

On était, est et sera toujours une équipe "soft" comme jamais.

On demande au DG si son équipe possède suffisamment de papier sablé et, au lieu de parler de la présence physique d’un Florian Xhekaj, d’un Arber Xhekaj ou d’un Josh Anderson, il nous explique que le papier sablé n’est finalement pas une question de grandeur et nous sort deux des joueurs les plus petits de la LNH.

Mis;re.

Je comprends parfaitement le raisonnement de Hughes. La compétitivité est importante. Tu peux être petit et jouer avec énormément de chien.

Mais ce n’est pas la question.

Une équipe peut avoir des joueurs compétitifs ET avoir besoin de gros bonshommes capables de rendre la vie misérable à l’adversaire.

Kent Hughes a-t-il oublié à quel point on s'est fait dominer physiquement contre les Hurricanes de la Caroline?

Le dossier Florian Xhekaj devient tellement frustrant, on a envie de tout casser.

Martin St-Louis lui a pratiquement lancé un défi devant les médias. Il lui a expliqué qu’avoir un bon camp ne suffisait pas, qu’il devait « forcer la note ». Florian a répondu qu’il voulait leur forcer la main, qu’il voulait faire l’équipe et qu’il se foutait pratiquement de la concurrence.

Le gars a compris le message.

Il a essayé de répondre.

Il a frappé. Il a patiné. Il s’est présenté. Il a joué avec du chien. Il a tenté de démontrer qu’il pouvait apporter exactement cette dimension que Montréal n’a pas en abondance.

Et maintenant, il reçoit une autre brique sur la tête.

Lorsque ton directeur général est interrogé sur le papier sablé et qu’il détourne immédiatement la conversation vers Stankoven et Hutson, difficile de ne pas se demander quelle place il reste réellement pour Florian dans son équipe.

Et pendant ce temps, Florian était encore dans le groupe de la Ligue américaine à l’entraînement.

On nous dit évidemment que rien n’est coulé dans le béton. Hughes l’a dit. St-Louis l’a dit. L’alignement du début de saison peut changer.

Oui, oui. A-t-on une poignée dans le dos?

Il y a une différence entre dire que la porte est ouverte et donner l’impression qu’on veut réellement que le joueur défonce cette porte.

Florian, lui, a fait sa part.

Ça fait des années que le Country Club du CH nous explique que le hockey moderne est devenu plus rapide, plus talentueux, plus axé sur la possession de rondelle.

Très bien. Mais lorsque les séries arrivent, lorsque les matchs deviennent physiques, lorsque les adversaires commencent à cibler tes petits joueurs, tu ne peux pas simplement demander à tout le monde d’être plus compétitif.

À un moment donné, il faut aussi avoir des gars capables de répondre.

Hughes a oublié à quel point Lane Hutson était brûlé physiquement en fin de série contre les Hurricanes. Et pourtant, Arber Xhekaj était dans les gradins.

Le grand frère devient aussi le symbole de cette situation malaisante.

On lui reproche ses lacunes défensives, ses décisions avec la rondelle, ses pénalités. On lui reproche pratiquement de respirer.

Mais il possède une qualité que tu ne peux pas apprendre à un joueur de 5 pi 9 : il est gros, il est méchant et il peut changer l’ambiance d’un match.

Et pourtant, Martin St-Louis continue de le mépriser... comme il méprise son frère.

Maintenant, Hughes arrive et nous explique que le papier sablé, ce n’est pas nécessairement la grosseur.

Soft un jour, soft toujours.

Jeff Gorton a été congédié à New York car son équipe n'était pas assez robuste.

Il a construit avec Kent Hughes une formation extrêmement talentueuse et beaucoup plus rapide.

Mais il reste toujours ce même doute.

Quand les choses vont devenir sales, qui va répondre?

Lane Hutson?

Pour Florian Xhekaj, c’est une autre brique sur la tête.

Pour Arber, c’est une autre porte qui se ferme.

Et pour les partisans qui rêvent depuis des années d’un Canadien capable de jouer avec un peu plus de méchanceté en séries?

C'est une honte sans précédent.