Le nom de Connor McDavid explose complètement à Montréal depuis l’élimination humiliante des Oilers d’Edmonton contre les Ducks d’Anaheim.
Une élimination en six matchs qui change tout dans la LNH et qui vient surtout confirmer ce que plusieurs soupçonnaient depuis des mois : malgré les discours optimistes de la direction, cette équipe n’était tout simplement pas construite pour gagner la Coupe Stanley.
Et Connor McDavid lui-même vient pratiquement de le dire publiquement.
Sa déclaration après l’élimination a fait l’effet d’une bombe partout au Canada :
« Toute l’année, nous étions une équipe moyenne. Quand tu es une équipe moyenne avec de grandes attentes, tu vas certainement finir déçu. »
Ce n’est pas une petite frustration passagère. C’est une attaque directe envers la construction de l’équipe et le travail de Stan Bowman.
Connor McDavid a accepté un contrat de deux ans à rabais (12,5 M$ par année) pour aider son organisation à bâtir un vrai prétendant.
Il aurait pu exiger encore plus d’argent avec l’explosion du plafond salarial, mais il a volontairement laissé de la flexibilité aux Oilers pour améliorer l’équipe autour de lui.
Et qu’a fait Edmonton?
Bowman a misé sur Tristan Jarry devant le filet. Une décision qui tourne maintenant au désastre complet.
Jarry arrivait d’une saison catastrophique avec les Penguins de Pittsburgh, au point où il avait même été rétrogradé dans la Ligue américaine.
Malgré ça, Edmonton a payé cher pour lui. Le résulat fut catastrophique: une moyenne de 3,86 buts accordés et un taux d’efficacité de ,858 en 19 matchs. À la fin de la saison, il n’était même plus capable de conserver le poste de numéro un.
Connor McDavid regarde tout ça et comprend une chose : il lui reste seulement deux ans avant de devenir joueurautonome complet.
C’est exactement pour cette raison que les rumeurs explosent partout depuis 24 heures.
Plusieurs observateurs pensent maintenant qu’il pourrait demander une transaction dès cet été si Edmonton n’est pas capable de lui présenter un vrai plan crédible pour gagner rapidement.
Elliotte Friedman a déjà laissé entendre depuis des mois que le dossier McDavid était beaucoup plus fragile que les Oilers tentaient de le faire croire.
Maintenant que le capitaine critique publiquement son organisation, les spéculations deviennent impossibles à arrêter.
Et soudainement, les Canadiens de Montréal apparaissent dans pratiquement toutes les discussions.
Pourquoi?
Parce que Montréal possède exactement ce qu’Edmonton n’a plus : des jeunes joueurs élites, des espoirs premium, des choix de première ronde et surtout une structure qui commence à attirer les joueurs vedettes autour de la ligue.
Le dossier devient encore plus intéressant quand on regarde les besoins des Oilers.
Edmonton a désespérément besoin d’un gardien d’avenir.
Alors la question commence à circuler partout : est-ce que Jacob Fowler pourrait devenir une pièce centrale dans un éventuel échange pour McDavid?
Il y a quelques mois, cette idée aurait semblé complètement ridicule. Aujourd’hui, les discussions sont différentes. Edmonton n’a aucun vrai gardien capable de stabiliser l’organisation à long terme. Fowler est vu par plusieurs recruteurs comme un futur gardien numéro un dans la LNH. Son nom devient automatiquement attirant pour une équipe désespérée.
Et si Kent Hughes pense que Fowler est l'avenir du Canadien de Montréal et qu'il a un plus gros potentiel que Jakub Dobes, le Tchèque pourrait être celui qui est sacrifié, surtout que sa valeur est en train d'exploser avec ses belles performances en séries.
Le nom de Michael Hage explose aussi à Edmonton.
Son profil de centre offensif intelligent risque d’intéresser énormément les Oilers si jamais ils doivent reconstruire une partie de leur avenir autour d’un échange de McDavid. Plusieurs équipes voient Hage comme un futur centre top-6 capable de produire offensivement pendant des années.
Et il y a aussi Alexander Zharovsky, dont la valeur continue de grimper rapidement. Son talent offensif et son potentiel créatif pourraient facilement séduire Edmonton dans une transaction monstre.
La réalité, c’est que Montréal possède enfin les actifs capables d’entrer dans une discussion sérieuse pour un joueur générationnel.
Mais attention.
Ça ne veut pas dire que Kent Hughes doit vider complètement son organisation.
Mathias Brunet avait déjà lancé une énorme hypothèse il y a plusieurs mois en affirmant qu’un échange pour McDavid coûterait probablement Ivan Demidov, Cole Caufield, Michael Hage et trois choix de première ronde. Une proposition qui avait créé un véritable débat chez les partisans.
Aujourd’hui, cette réflexion revient encore plus fort.
Sauf que plusieurs choses ont changé depuis ce moment.
Ivan Demidov est maintenant considéré comme intouchable par une énorme partie des partisans et probablement par l’organisation elle-même. Sa progression est trop spectaculaire. Son potentiel offensif change complètement le plafond du Canadien.
Même le dossier de Cole Caufield devient compliqué.
Oui, sa saison régulière a été sensationnelle offensivement. Mais ses séries éliminatoires ont laissé plusieurs personnes sur leur faim.
Son impact physique limité et ses difficultés à imposer son jeu dans le hockey plus lourd du printemps recommencent à alimenter certaines discussions.
Est-ce que ça suffit pour rendre Caufield disponible dans un échange pour McDavid? Certains comme Brunet le croient.
Mais si on est réaliste, son tir élite reste beaucoup trop précieux pour Montréal, sans oublier qu'il est le meilleur ami du capitaine Nick Suzuki.
Une chose est certaine : si Connor McDavid devient réellement disponible, toutes les équipes de la ligue vont devoir prendre des décisions qu’elles n’auraient jamais imaginé prendre normalement.
Les Kings de Los Angeles pourraient offrir Quinton Byfield et Brandt Clarke, mais on ne parle plus d'espoirs élite.
Les Ducks ont des jeunes comme Leo Carlsson, Beckett Sennecke ou Cutter Gauthier, mais après avoir battu les Oilers, Anaheim ne voudra pas toucher à son noyau.
Les Sharks pourraient-ils sacrifier Will Smith dans un "package deal" pour réunir McDavid et Celebrini comme aux Olympiques?
Mais Montréal possède quelque chose que plusieurs de ces équipes n’ont pas : une pression historique, un marché gigantesque et un noyau déjà compétitif capable de convaincre McDavid qu’il peut gagner immédiatement.
Imagine Connor McDavid au Centre Bell avec Ivan Demidov, Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Lane Hutson. (et Cole Caufield s'il ne prend pas le chemin d'Edmonton).
Imagine la pression médiatique. Imagine l’explosion commerciale. Imagine le retour des Canadiens de Montréal parmi les vraies puissances de la LNH.
Pendant des années, ce scénario appartenait au monde des fantasmes de partisans.
Aujourd’hui, ce n’est plus aussi impossible qu’avant.
Il faudra juste accepter de sacrifier un Fowler (ou Dobes), Michael Hage et/ou Alexander Zharovsky juste pour commencer les négociations.
Il faudra rajouter la lune.
Ouch...
