On comprend maintenant beaucoup mieux pourquoi Guy A. Lepage et certains visages associés à Radio-Canada semblaient aussi agressifs, arrogants et méprisants envers TVA Sports dans les derniers jours.
Parce qu’au-delà des blagues sur le “Studio Albi le Géant”, au-delà du sarcasme envers les commanditaires, au-delà du snobisme culturel évident… il y a une réalité brutale qui fait très mal à Radio-Canada : les séries des Canadiens de Montréal sont en train de détruire les cotes d’écoute du dimanche soir.
Et ça, dans le milieu télévisuel, c’est une humiliation monumentale.
Quand les chiffres de Numeris sont sortis, le portrait est devenu impossible à ignorer. La série entre les Canadiens et le Lightning de Tampa Bay a attiré en moyenne 1 273 800 téléspectateurs sur TVA Sports. Un chiffre énorme.
Pour mettre ça en perspective, quelques jours auparavant, le dernier match de saison régulière du Canadien avait attiré environ 800 000 personnes sur RDS. Donc les séries ont littéralement propulsé l’intérêt du public québécois vers le hockey.
Et pendant ce temps-là, toute la programmation concurrente s’est effondrée.
Complètement.
L’émission Révolution à TVA a perdu près de 30 % de son auditoire en une semaine. L’émission est passée de 900 000 téléspectateurs à seulement 632 800 pendant le match du Canadien.
Même scénario pour Vlog, dont les cotes ont fondu de 31 %.
Mais le chiffre qui fait particulièrement mal dans cette histoire-là, c’est celui de Tout le monde en parle.
L’émission vedette de Guy A. Lepage a perdu 18 % de son auditoire cette semaine-là.
Même avec la présence de la nouvelle première ministre Christine Fréchette.
Même avec toute la machine promotionnelle de Radio-Canada.
Même avec le statut “intouchable” de l’émission.
Le talk-show phare de ICI Télé a terminé loin derrière le hockey.
Très loin derrière.
Le Canadien : 1 273 800.
Tout le monde en parle : 727 100.
C’est pratiquement le double.
Et là, soudainement, toute cette guerre contre TVA Sports commence à prendre un autre sens.
Parce que quand Olivier Niquet ridiculise les commandites de TVA Sports…
Quand Guy A. Lepage écrit « Arkkkkkkk! Le studio Albi le Géant »…

Quand certains visages de Radio-Canada semblent mépriser le hockey populaire et ses annonceurs…
Ou même le public.. alores que Lepage traite les auditeurs de caves...

Plusieurs Québécois commencent maintenant à voir autre chose derrière tout ça : une immense frustration.
La frustration de se faire manger vivant dans les cotes d’écoute par le hockey.
La frustration de voir que le “petit peuple”, celui souvent regardé de haut par certaines élites culturelles montréalaises, choisit massivement le Canadien et TVA Sports le dimanche soir au lieu des émissions “prestige” de Radio-Canada.
Et c’est exactement ce qui rend toute cette saga encore plus explosive.
Parce que plus les chiffres sortent, plus une vérité devient évidente : malgré toutes les critiques, malgré toutes les blagues sur les pubs, malgré tout le mépris affiché envers les commanditaires, le public québécois aime encore profondément le hockey.
Il aime les séries.
Il aime TVA Sports.
Il aime les émotions brutes du Canadien.
Et surtout, il semble beaucoup moins intéressé qu’avant par les sermons culturels de Radio-Canada.
C’est ça qui fait mal.
Parce que dans le monde télévisuel, les cotes d’écoute, c’est le vrai pouvoir.
Et actuellement, ce pouvoir appartient complètement aux séries du Canadien.
Même Infoman, pourtant une machine énorme à Radio-Canada, a terminé derrière le hockey avec 1 002 900 téléspectateurs.
En direct de l’univers : 990 600.
Tout le monde en parle : 727 100.
Pendant ce temps-là, le hockey écrase tout sur son passage.
Et ce qui rend la situation encore plus ironique, c’est que TVA Sports se fait constamment attaquer pour son modèle d’affaires, ses pubs, ses commandites, ses placements.
Mais sans ces commanditaires-là… il n’y aurait probablement même pas de diffusion francophone des séries.
C’est exactement ce que Réjean Tremblay essayait d’expliquer dans sa charge contre Guy A. Lepage.
« Primo, Albi annonce à la télé et non pas sur Facebook ou Instagram. C’est déjà un plus pour les artisans. »
Cette phrase-là prend encore plus de poids aujourd’hui.
Parce que pendant que certaines vedettes subventionnées ridiculisent les annonceurs, ces mêmes annonceurs financent une partie énorme du divertissement populaire québécois.
Et pendant ce temps-là, Guy A. Lepage continue de répondre avec arrogance aux citoyens sur Instagram.
« Pas besoin de subventions ici. TVA Sports oui. »
Cette phrase-là a extrêmement mal vieilli depuis la sortie des cotes d’écoute.
Parce que la réalité est brutale : malgré toutes les difficultés financières de TVA Sports, malgré toutes les critiques, malgré tous les sarcasmes… c’est eux qui dominent actuellement les soirées télévisuelles québécoises.
Et cette réalité devient presque humilian et pour Radio-Canada.
Surtout quand on voit ensuite Lepage répondre à des internautes :
« Si c’était tes taxes et impôts, “survivre” est le mot. »

Ou encore :
« Je ne cours pas après les subventions. Elle me sautent dessus. #zouf »
Plus les gens voient ces réponses, plus l’image de Guy A. Lepage commence à changer dans une partie du public.
Parce qu’au lieu d’apparaître comme un animateur rassembleur, il donne maintenant à plusieurs l’impression d’un homme amer, arrogant et profondément irrité de voir le hockey populaire lui voler l’attention du Québec.
Et c’est probablement ça, le vrai cœur de cette guerre.
Pas les commandites.
Pas Albi le Géant.
Pas les blagues d’Olivier Niquet.
Les cotes d’écoute.
Parce qu’en ce moment, le peuple québécois envoie un message extrêmement clair avec sa télécommande.
Et ce message-là fait très mal à certaines vedettes de Radio-Canada.
