La tension monte autour de Martin St-Louis au Québec.
On sent clairement que certains chroniqueurs de TVA Sports et du Journal de Montréal commencent à perdre patience avec l’entraîneur des Canadiens de Montréal.
Donc... on se venge en affirmant que le coach du CH devrait écraser le Lightning, alors que son coach déficient plombe son équipe.
Le journaliste Jean-Nicolas Blanchet attaque directement St-Louis.
" Il faut se réveiller. Le Lightning ne fait pas peur ".

Son message est extrêmement dur envers le Canadien… mais surtout envers la façon dont Martin St-Louis gère cette série.
Parce qu’au fond, ce que Blanchet dit, c’est simple : le Lightning n’est plus la machine intouchable de 2021.
« Depuis quatre ans, il n’y a pas vraiment de club qui a été aussi pourri en séries. »
C’est violent comme phrase.
Le Lightning a gagné seulement 5 matchs sur 18 en séries depuis quatre ans. Une fiche de ,278. Aucun gain de série. 68 buts accordés pendant cette séquence.
Un avantage numérique sous les 20 %. Même des équipes comme les Canucks de Vancouver, le Kraken de Seattle et les Devils du New Jersey ont remporté plus de matchs éliminatoires récemment.
Et là où ça devient pratiquement une attaque directe envers Martin St-Louis, c’est quand Blanchet écrit :
« Si Montréal n’est pas capable de traverser un club qui joue pour 0,278 en séries depuis trois ans, ça veut dire que le Canadien n’est juste pas prêt à faire un bout de chemin en séries. »
Le Lightning n’est plus supposé faire peur.
Le problème, c’est Montréal.
Le problème, c’est l’incapacité du Canadien à s’adapter.
Et là, évidemment, tout le monde fait le lien avec Martin St-Louis.
Parce qu’on l’a vu dans le match numéro 2. Jon Cooper a bougé pour envoyer Scott Sabourin dans la série pour changer le ton physique.
Le coach du Lightning a continué de matcher Anthony Cirelli contre Nick Suzuki. Bref, il a imposé son rythme psychologique et stratégique.
Pendant ce temps, Martin St-Louis est resté extrêmement passif.
Pas de changement de trio malgré les énormes difficultés du premier trio à cinq contre cinq.
Pas de séparation entre Nick Suzuki et Juraj Slafkovský.
Pas de promotion pour Ivan Demidov.
Pas de réaction forte envers Kirby Dach.
Et c’est là qu’on sent que plusieurs médias commencent à trouver St-Louis… têtu.
Voire orgueilleux.
Parce qu’en parallèle, Anthony Martineau décrit un Martin St-Louis fermé, impatient, tendu devant les médias, alors que Jon Cooper, lui, est décrit comme énergique, bavard, presque relaxe malgré la pression.

Les médias de Montréal en ont assez.
Cooper parle hockey pendant cinq minutes. Il explique ses ajustements. Il analyse les confrontations. Il contrôle le narratif.
Pendant ce temps, St-Louis répond avec des phrases courtes, parfois agacées, comme un homme qui commence à sentir la pression monter dangereusement autour de lui.
Une partie des médias commence à se demander si Martin St-Louis n’est pas en train de compliquer une série qui, selon eux, devrait être beaucoup plus prenable qu’on le pense.
Blanchet va même jusqu’à écrire que le Lightning est « un club en déconstruction qui s’en va tranquillement dans le mur ».
Il rappelle que plusieurs piliers sont vieillissants : Nikita Kucherov, Brayden Point, Jake Guentzel, Victor Hedman, Ryan McDonagh, Nick Paul… tous dans la trentaine.
Il ajoute même que si Tampa perd encore en première ronde, Jon Cooper pourrait lui-même être en danger.
Imagine le niveau de pression sur le Canadien quand on présente le Lightning comme une équipe vulnérable… et que malgré ça, Montréal semble incapable de prendre le contrôle de la série.
Plusieurs commencent à trouver Martin St-Louis extrêmement rigide.
Parce qu’on dirait qu’il refuse de reconnaître certains problèmes évidents.
Kirby Dach reste dans l’alignement malgré la tempête.
Le premier trio continue d’être neutralisé par Cirelli.
Cole Caufield disparaît à cinq contre cinq.
Juraj Slafkovský allonge ses présences et perd son efficacité physique.
Et malgré tout ça, St-Louis reste fidèle à sa méthode.
Pour certains, c’est de la confiance.
Pour d’autres, ça commence à ressembler à de l’entêtement.
Et si le Canadien échappe cette série contre une équipe que plusieurs chroniqueurs considèrent maintenant comme largement prenable… la pression médiatique autour de Martin St-Louis va devenir immense à Montréal.
Un jour... son immunité ne sera plus invincible...
