Pire scénario pour Brendan Gallagher: incompréhension à Montréal

Pire scénario pour Brendan Gallagher: incompréhension à Montréal

Par David Garel le 2026-04-24

Martin St-Louis vient d’envoyer un message extrêmement clair.

Il ne reculera pas.

Malgré la tempête autour de Kirby Dach.

Malgré les critiques.

Malgré la pression.

Malgré les appels presque généralisés pour voir Brendan Gallagher ou Joe Veleno prendre sa place.

Martin St-Louis persiste et signe.

Même alignement.

Même confiance envers Dach.

Et honnêtement, c’est exactement là où la pression commence à devenir énorme autour de l’entraîneur du Canadiens de Montréal.

Parce qu’on commence à entendre le même reproche partout :

Martin St-Louis ne s’adapte pas assez pendant les séries.

Depuis le début de cette confrontation contre le Lightning de Tampa Bay, Jon Cooper ajuste constamment son approche.

Il contrôle les confrontations.

Il change le rythme.

Il a même ajouté Scott Sabourin pour venir déranger physiquement Montréal.

Pendant ce temps-là, du côté du Canadien, St-Louis reste extrêmement fidèle à ses décisions.

Trop fidèle, selon plusieurs.

Parce qu’après la catastrophe du match numéro 2, énormément de gens s’attendaient à voir un changement.

Surtout avec Gallagher et Veleno qui continuent de faire du temps supplémentaire après les entraînements.

Le message semblait évident.

Ils se préparaient.

Ils restaient prêts.

Ils poussaient.

Mais finalement?

Rien ne bouge.

Dach reste dans l’alignement.

Et ça commence à donner l’impression que St-Louis refuse carrément de céder à la pression extérieure.

Le problème, c’est que s’il gagne ce soir, il va avoir l’air d’un génie loyal envers son joueur.

Mais s’il perd encore…

…sans avoir ajusté son alignement…

…sans avoir touché à son quatrième trio…

…sans avoir réagi à ce qui se passe dans la série…

La pression va exploser.

Parce qu’à Montréal, les séries changent tout.

On pardonne beaucoup moins l’immobilisme.

Surtout quand ton équipe se fait dominer physiquement par moments.

Et pendant ce temps-là, il y a une autre réalité qui devient impossible à ignorer :

Patrik Laine semble complètement disparu du portrait.

Gallagher fait du temps supplémentaire.

Veleno fait du temps supplémentaire.

Mais Laine?

Plus rien.

On ne le voit même plus dans ces discussions-là.

Comme si, tranquillement, l’organisation avait déjà accepté qu’il n’était plus une option crédible dans cette série.

Et ça aussi, c’est énorme.

Parce qu’au début de l’année, personne n’aurait imaginé voir Gallagher et Veleno encore dans le portrait des séries…

…pendant que Laine disparaît complètement de l’équation.

Mais toute l’attention revient encore à Dach.

Et maintenant, Martin St-Louis vient officiellement d’attacher son sort au sien.

Parce qu’en gardant exactement le même alignement malgré toute la controverse…

…il vient de transformer ce match-là en immense vote de confiance envers Kirby Dach.

Et si ça tourne mal?

Ce ne sera plus seulement Dach qui sera visé.

La pression va frapper directement derrière le banc.

Pendant ce temps, le scénario devient cauchemardesque pour Brendan Gallagher.

Au Québec, malgré toutes les critiques des derniers mois, énormément de partisans pensaient quand même que dans un match de séries aussi chargé émotionnellement, avec le Lightning de Tampa Bay qui impose un rythme physique, Martin St-Louis allait finir par se tourner vers le vétéran.

Pour l’énergie. Pour le cœur. Pour l’expérience. Pour le leadership. C’était littéralement l’argument principal des défenseurs de Gallagher depuis des semaines :

“Quand les séries vont arriver, lui, il va être utile.”

Mais là?

Même dans dossier catastrophique de Dach, il ne joue pas.

C’est probablement le message le plus violent que l’organisation pouvait lui envoyer.

Parce que si Gallagher n’entre même pas après une performance difficile de Kirby Dach, même quand le Canadien se fait brasser physiquement, même quand une partie du marché réclame plus d’émotion et de caractère… alors quand va-t-il jouer? La réponse commence à faire peur pour lui : jamais.

On parle maintenant ouvertement de retraite prématurée, de rachat de contrat cet été, de fin de parcours.

Ça sent la fin... à plein nez...