Le prodige québécois, Alexis Joseph, veut porter l'uniforme du Canadien de Montréal.
Wow.
Sa sortie publique à La Poche Bleue risque de faire parler
« Je suis un joueur de centre. Ils ont besoin d’un deuxième centre, j’ai entendu. S’ils en ont besoin, peut-être que je peux remplir dans une couple d’années. »
@lapochebleue « Je suis un joueur de centre. Ils ont besoin d'un deuxième centre, j'ai entendu. » 🏒👀 - Alexis Joseph à propos du Canadien 🔵⚪️🔴 #alexisjoseph #canadiensmtl #gohabsgo #lnh #hockey ♬ son original - lapochebleue
Voilà.
Le message est lancé.
Alexis Joseph ne s’est pas contenté de dire qu’il aimerait un jour porter l’uniforme du Canadien de Montréal. Le jeune centre des Sea Dogs de Saint-Jean s’est carrément projeté dans la formation montréalaise et dans un rôle précis : celui de deuxième centre.
Il fallait oser.
Et disons que la séquence est pratiquement arrogante lorsqu’on regarde tout ce qui s’est passé autour de Joseph au cours des derniers mois.
Il y a un an, le nom d’Alexis Joseph était pratiquement incontournable lorsqu’on parlait du sommet du repêchage 2027.
Le Québécois de 6 pieds 4 pouces avait connu une excellente première saison dans la LHJMQ avec 24 buts et 60 points en 54 rencontres.
Ses faits saillants sont à couper le souffle.
Il avait également été dominant au Défi mondial des moins de 17 ans, récoltant 13 points en seulement cinq matchs avec le Canada.
La LHJMQ le présentait même, avant la Coupe Hlinka-Gretzky, comme l’un des joueurs appelés à être sélectionnés dans le Top 5 du prochain repêchage.
Le problème, c’est que la Coupe Hlinka n’a pas exactement confirmé cette impression.
Joseph a récolté seulement trois points en cinq matchs et son temps de glace a diminué au point où il s’est retrouvé sur le quatrième trio. Ce n’était pas le tournoi attendu pour celui qui faisait partie des joueurs les plus surveillés de la cuvée 2027.
Et depuis, les listes ont commencé à bouger.
TSN le classe cinquième de sa liste présaison. Tankathon le place actuellement quatrième dans son mock draft.

D’autres évaluations ont été beaucoup moins généreuses après sa performance à la Hlinka.
Joseph demeure un immense espoir.
Mais il n’est plus présenté avec la même unanimité qu’avant comme l’un des deux ou trois joueurs susceptibles de dominer la cuvée.
Il décide de parler du Canadien... car il sait qu'il va plonger davantage au courant de l'année?
On le voit toujours dans le top-10 pourtant. Mais le kid veut absolument jouer pour le CH, qui risque d'avoir un choix très tardif. Si ce choix n'est pas transigé d'ici là.
Il faut lui donner ceci : malgré les mauvaises langues à son sujet, le jeune homme ne manque pas de confiance.
Il sait exactement ce qu’il veut.
Il est au courant que le Canadien est en train de construire quelque chose qui attire de nouveau énormément l’attention des jeunes joueurs québécois.
Et Joseph n’a jamais caché son affection pour le Tricolore.
« Ce serait le fun de jouer pour le Canadien. C’est mon équipe d’enfance et tout. »
Il a même décrit ce que Montréal est en train de bâtir comme « assez incroyable ».
Jusque-là, rien de choquant.
Un jeune Québécois de 17 ans qui rêve de jouer pour le Canadien, c’est presque la définition même du rêve d’enfance.
Mais la différence se trouve dans la manière dont Joseph s’est lui-même placé dans l’équation.
Il ne dit pas seulement : « J’aimerais jouer à Montréal. »
Il dit essentiellement : vous avez besoin d’un deuxième centre, je suis celui-là.
Le timing est étrange.
Imaginez maintenant que Joseph ait connu une Coupe Hlinka exceptionnelle.
Imaginez qu’il ait été dominant, qu’il ait empilé les points et qu’il soit revenu du tournoi avec sa valeur encore plus élevée qu’avant.
La déclaration aurait probablement été accueillie comme celle d’un jeune joueur extrêmement confiant en ses moyens.
Mais ce n’est pas ce qui s’est produit.
À Edmonton, Joseph a connu un tournoi horrible. Il a lui-même reconnu après coup qu’il aurait aimé mieux performer.
« Naturellement, j’aurais aimé ça mieux performer. Personnellement, il y a eu beaucoup d’apprentissage dans ce tournoi-là. C’est un tournoi au mois d’août. C’est loin du draft. C’est seulement cinq matchs. J’aurais aimé mieux performer. J’aurais dû mieux performer. Mais je sais que j'ai le talent pour être le 2e centre de Montréal. »
Alexis Joseph a-t-il manqué de respect à Michael Hage, qui est considéré comme le futur 2e centre du CH?
Après tout l'espoir du CH a été sélectionné 21e au total alors que Joseph se voit encore dans le top-5 du repêchage 2027.
On peut le comprendre d'avoir la grosse tête.
Son gabarit est impressionnant à 6 pieds 4 pouces et 210 livres.
Son talent offensif est incroyable
Son coup de patin est de toute beauté.
Et il possède cette capacité d'un gros attaquant de puissance à prendre de la place sur une patinoire.
Mais parler est une chose. Il devra répondre sur la glace.
Joseph sait très bien que les projecteurs sont braqués sur lui depuis toujours.
À 12 ans, il avait déjà attiré énormément d’attention au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Il avait notamment marqué le but égalisateur puis le but gagnant en prolongation lors de la finale pour permettre aux petits Canadiens de Montréal de remporter le tournoi.
Trois ans plus tard, il devenait le premier choix au total du repêchage de la LHJMQ.
La pression n’est donc pas nouvelle.
Et il semble l’accepter les yeux fermés.
« C’est une année de repêchage, mais ça reste juste une année de hockey », avait-il déclaré.
Joseph a déjà expliqué qu’il ne voulait pas uniquement regarder ses statistiques.
« Les statistiques, c’est vraiment pas là que je me concentre. »
Il veut devenir un joueur capable de gagner une mise au jeu importante et d'être fiable défensivement.
Lorsqu’on dit publiquement qu’on pourrait devenir le deuxième centre du Canadien, il faut ensuite être capable d’assumer cette déclaration.
Montréal l’attend-il vraiment?
« C’est sûr que ce qu’ils font en ce moment, c’est assez incroyable. Puis ce serait un honneur de jouer pour le Canadien. J'en rêve. »
À lui de passer de la parole... aux actes...
