Ivan Demidov veut sa part du gâteau. Le Russe croit pouvoir aller chercher 3 millions $ en bonis… les yeux fermés.
Toutes les bonis de signature et de performance de Chris Kreider sont sur toutes les lèvres à Montréal, mais il y a un autre dossier en-dessous de la table : les bonis d’Ivan Demidov.
Selon les critères prévus à son contrat d’entrée qui finit cette saison, Demidov peut toucher jusqu’à 3 millions de dollars supplémentaires en bonis de performance.
Et pour aller chercher le plein montant, il faudrait connaître une saison exceptionnelle. On parle notamment d’une place parmi les dix meilleurs attaquants de la LNH pour les buts, les passes, les points ou les points par match, avec un minimum de 42 matchs joués.
Il pourrait également atteindre le maximum en remportant le trophée Hart, le Selke, le Maurice-Richard ou le Conn-Smythe, ou encore en étant sélectionné sur la première ou la deuxième équipe d’étoiles.
Et Demidov affirme qu’il est persuadé d’aller chercher ce 3 millions “gratuit”. Wow.
Avant que son contrat de 9,15 M$ par année étalés sur 8 ans ne commence en 2027, Demidov veut “cash in” le plus plus possible.
Kent Hughes doit commencer à regarder sa calculatrice.
Chris Kreider peut aller chercher jusqu’à 3,25 millions $ en bonis.
Ivan Demidov peut aller chercher jusqu’à 3 millions $.
David Reinbacher peut toucher jusqu’à 1 million $.
Oliver Kapanen peut toucher 850 000 $.
Jacob Fowler peut toucher 500 000 $.
Et soudainement, le Canadien se retrouve avec une montagne de bonis potentiels à gérer.
Mais voilà le plus intéressant : les bonis ne viennent pas nécessairement faire exploser immédiatement la masse salariale de Montréal.
Kreider compte actuellement pour 2,15 millions $ contre le plafond. Ses bonis seront calculés à la fin de la saison. Si le Canadien dépasse le plafond de 104 millions $ après l’ajout de ces bonis, l’excédent sera reporté à la saison 2027-2028. Si Montréal réussit toutefois à absorber les bonis sous le plafond, aucune pénalité ne sera reportée selon le journaliste de TVA Sports, Nicolas Cloutier.
Demidov se voit déjà comme un MVP qui attend ses millions. Mais en attendant, Arber Xhekaj se bat… pour ses peanuts…
Le Canadien a actuellement une marge de manœuvre limitée. Selon les projections de PuckPedia, Montréal dispose d’environ 3,43 millions $ sous le plafond après les contrats de Kreider et Bolduc, mais cette projection inclut notamment Brett Berard et Jacob Fowler. En retirant ces deux joueurs de l’équation, la marge grimpe plutôt autour de 5,23 millions $.
Et si on donne environ 2 millions $ à Arber Xhekaj comme scénario de travail, il resterait environ 3,23 millions $.
Pas de panique.
Les contrats de Phillip Danault, Josh Anderson, Kirby Dach, Alexandre Carrier et Samuel Montembeault vont tous se terminer. Le plafond salarial va continuer de grimper et le Canadien va donc disposer de dizaines de millions de dollars de marge de manœuvre… pour attirer Connor McDavid à Montréal?
Bref, une pénalité de bonis en 2027-2028 ne fera probablement pas faire une crise cardiaque à Kent Hughes.
C’est Arber Xhekaj qui ne doit plus dormir.
Pauvre shérif.
Pendant que certains négocient des millions en bonis, Xhekaj doit presque se battre pour chaque dollar. Le gars demande 2,5 millions $ par année, Kent Hughes lui offre 1,7 million $, et ça va se terminer à 2 M$.
Au final, Demidov veut le “cash” de Xhekaj, car l'argument de Kent Hughes face à l'agent du shérif, Brian Bartlett, est qu'il doit tenir compte des bonis sur sa masse salariale avant de signer son client.
Voilà la meilleure technique pour sous-payer le défenseur.
Cruel… et injuste…
