115 000 dollars en fumée: François Legault gâche la fête du CH

115 000 dollars en fumée: François Legault gâche la fête du CH

Par David Garel le 2026-05-04

La gueule de bois est brutale au lendemain de la qualification du CH pour le 2e tour éliminatoire.

Au moment où les partisans des Canadiens de Montréal célèbrent une victoire marquante, au moment où la ville vibre encore, il y a une autre nouvelle qui vient jeter une ombre, une vraie, sur l’ambiance.

Une de ces nouvelles qui ramènent tout le monde sur terre d’un coup sec. Pendant que le monde célèbre, pendant que le hockey rassemble, on apprend que le gouvernement du Québec a accordé 115 000 $ pour accompagner François Legault dans sa transition… notamment pour gérer ses réseaux sociaux.

Ce contrat n’a pas été donné à n’importe qui. C’est l’agence Spritz qui a obtenu le mandat. Une firme de marketing qui se présente comme une machine à « faire rayonner » ses clients, avec des slogans accrocheurs du genre « simplifier pour amplifier » et une promesse de gérer l’image, les communications et la présence numérique avec une approche ultra stratégique.

Concrètement, ça veut dire quoi? Gérer ses publications, planifier son contenu, organiser ses apparitions, structurer son message, bref… bâtir et entretenir une marque personnelle. On ne parle pas d'un service d’urgence ou d'un besoin vital.

Une stratégie d’image... à des fins personnelles... pour 115 000 $.

Et c’est là que ça donne mal au coeur.

Parce qu’on ne parle pas d’un ancien élu qui sort de nulle part. On parle d’un multimillionnaire qui a fondé Air Transat.

D’un homme qui a dirigé le Québec pendant des années de façon catastrophique. D’un homme qui a largement les moyens de payer lui-même ce type de service s’il en ressent le besoin. Pourtant, ce sont les contribuables qui assument la facture.

Le gouvernement va se cacher derrière la Loi sur l’exécutif pour justifier la dépense. Cette loi prévoit qu’un ancien premier ministre peut recevoir un accompagnement administratif après son départ, avec un plafond équivalent au salaire d’un attaché politique, d’où le fameux 115 000 $.

Mais il y a une différence entre ce qui est permis… et ce qui est acceptable. Et c’est exactement là que le malaise s’installe.

Parce que dans le contexte actuel, chaque dollar public compte. Les gens regardent leurs factures, coupent, calculent, s’ajustent pour être capable de mettre du pain sur la table en ces temps de crise économique.

Pendant ce temps, on apprend qu’un contrat de six chiffres est accordé pour « gérer l’image » d’un ancien premier ministre. Pour organiser son agenda, ses communications, sa présence en ligne.

Ça passe mal.

Très mal.

Le problème n’est pas juste le montant. C’est le symbole. C’est ce que ça représente. C’est ce décalage constant entre la réalité du monde et celle des décideurs.

On demande aux citoyens de comprendre, de faire des efforts, de se serrer la ceinture… mais on finance ce genre de service sans sourciller.

Et forcément, la question s’impose : est-ce vraiment ça, la priorité?

Parce que pendant que le Québec célèbre, pendant que le sport unit, cette nouvelle-là rappelle une chose très simple... et très dérangeante.

Vos impôts ne vont pas toujours là où vous pensez.