Pauvre Phil Danault. Le Québécois doit répondre à des accusations... qui sortent du champ gauche...
Il y a des histoires qui deviennent virales pour les mauvaises raisons.
Et celle de la fameuse pizza de Ti-Phil en est une parfaite illustration.
Parce que ce qui devait être un moment léger, presque symbolique, s’est transformé en polémique inutile.
Danault is back with the pizza just like old times 🍕
— BarDown (@BarDown) May 4, 2026
(via: @CanadiensMTL)pic.twitter.com/mjtS5YCrDC
Sur les réseaux, certains l’ont accusé d’avoir « volé le show », d’avoir voulu ramener l’attention sur lui, de s’être mis en scène après la victoire des Canadiens de Montréal. Une lecture froide, cinglante… et franchement à côté de la plaque.
Danault, lui, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
« Pas pour moi, pour les fans. Si je ne l’avais pas fait, on dirait qu’on m’aurait posé des questions. »
Ce n’était pas un stunt pour avoir de l'attention. Ce n’était pas une mise en scène calculée. C’était presque devenu une attente.
Un clin d’œil à 2021, à ce moment précis où la pizza était devenue un symbole spontané, un moment de joie partagé avec les partisans. Cette fois encore, il a simplement répondu à ce que les gens espéraient voir.
Et surtout, il n’a rien imposé.
« J’ai demandé aux boys avant, voulez-vous que je le fasse? Je ne voulais pas ramener ça à moi. »
Ça casse complètement le narratif.
Voici la réplique de Danault aux mauvaises langues:
Il a consulté ses coéquipiers. Il a pris le pouls du groupe. Il a même pris soin de préciser qu’il ne voulait pas attirer la lumière sur lui.
On est loin du joueur qui cherche à se mettre de l’avant. On parle plutôt d’un vétéran qui comprend l’importance des petits moments, des traditions qui se créent dans une équipe.
« J’ai fait ça rapidement avec Mike (Matheson). On clôt ça. »
Simple. Rapide. Sans détour.
Et pendant que certains débattaient d’une pointe de pizza, Danault parlait de hockey, lui.
Il parlait d’une série où, selon lui, le groupe avait « eu le dessus presque tout le long », malgré des séquences frustrantes comme ces longues minutes sans marquer. Il parlait du rôle du gardien, solide du début à la fin. Il parlait de l’énergie qui a fini par faire basculer le match.
Surtout, il parlait du groupe.
« C’est un groupe vraiment tight… une reconstruction à Montréal, c’est pas rien. »
Il n’était même pas là pour toutes les étapes, et pourtant, il ressent cette fierté-là. Il voit ce que cette équipe a traversé. Il voit le caractère, le talent, la résilience.
Et il a aussi pris le temps de saluer Martin St-Louis, avec des mots qui en disent long :
« Je n’ai jamais vu ça. Il s’ajuste énormément à la game… à chaque game, il rajoute quelque chose. Il a un Hockey IQ incroyable. Il est l'un des meilleurs entraîneurs au monde. »
Ce n’est pas une phrase lancée en l’air. C’est le témoignage d’un joueur qui a vu des entraîneurs, qui comprend les systèmes, et qui reconnaît un niveau d’intelligence au-dessus de la moyenne.
« Il est vraiment intelligent… il est sur un autre niveau. »
Mais évidemment, tout ça a été éclipsé… par une pizza.
C’est ça, le problème.
On s’accroche au détail, au symbole, au moment viral, et on oublie le reste. On oublie l’intention. On oublie le contexte. On oublie le gars derrière le geste.
Danault n’a rien volé.
Il a simplement prolongé un moment que les partisans avaient déjà adopté.
Les mauvaises langues peuvent aller se coucher.
